Si les choses restent en l'état, il faudra être très réactif pour s'engager dans une industrie verte performante, sous peine de devoir acheter toutes les licences à l'étranger.
Il est donc impossible d'avoir une gouvernance environnementale mondiale avec un arsenal juridique opérationnel si on ne change pas notre façon de compter les bénéfices des entreprises, la croissance du PIB et le PIB. C'est pour moi une urgence absolue. De la même manière que l'on prend en compte les coûts de non qualité dans les entreprises, il faut prendre en compte les coûts de non qualité au niveau de l'environnement et à l'échelle mondiale. C'est un vaste défi.
En attendant, comme Corinne Lepage le disais sur une radio, la société civile et les entreprises peuvent faire beaucoup de choses à leur niveau, et pas forcément moins efficace que le développement technologique pure. On peut faire des choses pas forcément très coûteuses, et qui ont trait à l'efficacité de notre organisation sociale, en particulier en s'aidant des nouvelles technologies de l'information et de la communication sans fil. Dans ce cadre l'état français et les élus locaux ont une grande marge de manoeuvre. Le télétravail et le covoiturage, les taxis collectifs grande échelle et temps réel, l'internet de l'électricité déjà en développement en Allemagne, sont des exemples de cette organisation à mettre en place avec l'aide des NTIC. C'est là que l'Europe peut faire valoir un avantage comparatif énorme, pourvu que l'on s'y mette ensemble. Mais attention, les Etats-Unis et l'Inde sont très performants à ce niveau. Il nous faut aller vite dans notre mutation. Il nous faut être moins naïf et plus lucide.
Je crois qu'il faut vraiment rentrer dans l'économie de la coopération plus que de la compétition. Les solutions aux questions d'environnement sont fondamentalement liées à cela. Cela rejoint les solutions peu coûteuses basées sur de meilleures organisations de vie.
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