Tôt, j’ai mangé de l’autocar
Avec ses jantes, avec ses phares
Ensuite, j’ai fumé une berline
Aux pures essences raffinées de benzine
Paris, j’aime ton gasoil
L’odeur de ton excitation-moteur
Paris, tu es la capitale
La lettre P, en sonore initiale
Car tu sens si bon, l’été
Sous ta chape de plomb, souffrez
Que j’ai m’inspiration fatale
Tu seras toulours romantique
Même au temps des pics
Qui goudronnent tes monuments
Et font pleurer tous les yeux des amants
On a souvent chanté tes ponts
A coup d’excès d’accordéon
Pour l’heure, voilà que ces flonflons
Vont louer tes pics de pollution
Avenue Bel-air ou sur les quais
On voudrait respirer en paix, quand on sait
Que tes gaz sont fatals
Ça fait sourire ce P, en initial
Car tu sens si bon, l’été
Sous ta chape de plomb, souffrez
Que j’ai m’inspiration fatale
Tu seras toulours romantique
Même au temps des pics
Qui goudronnent tes monuments
Et font pleurer tous les yeux des amants
Un P, comme pas vu, pas pris
Un A, comme atmosphère
Un R, comme le bon air de Paris
I, c’est l’asphyxie
Et S, vraiment bon esprit
De nous faire inhaler ainsi
Parmi les squares et les allées
De si dangereux fumets
Car tu sens si bon, l’été
Sous ta chape de plomb, souffrez
Que j’ai m’inspiration fatale
Tu seras toulours romantique
Même au temps des pics
Qui goudronnent tes monuments
Et font pleurer tous les yeux des amants
Il est 17h heures ce Samedi 17 Janvier, je me dirige vers la gare Saint-Lazare pour prendre mon train vers Rouen après une journée de travail pour les commissions du Modem. Je sors du
commissariat du 7ème arrondissement où j’ai déposé une plainte contre un chauffeur de bus m’ayant frôlé et fait une jolie queue de poisson délibérée pour me pousser contre le trottoir,
alors que j’étais sur une bande cyclable. Déjà, la veille, rue Royale, une moto était passée à pleine vitesse dans le mètre disponible entre une voiture et moi, pour s’arrêter quelques mètres
plus loin, bloquée par la circulation, geste inutile, fou autant que dangereux, exécuté avec un cynisme incroyable. La plupart des scooters et motos ont des comportements d’une dangerosité inouie
pour un gain quasi nul. Traverser la place de la concorde à vélo était facile il y a quelque temps, cela devient impossible. Pourtant, limiter la vitesse à 30km/h ne serait pas du luxe sur ce
lieu. Seule l’expérience vieille de 40 ans permet d’éviter l’accident dans ces conditions. Pourtant, ce n'est ni difficile ni cher de sécuriser la Concorde et imaginer un parcours vélo sans
détour et en sécurité.
Sur mon chemin se trouve le quartier de la Madeleine, où je découvre un véritable capharnaüm. Une personne par voiture en général. Je ne pouvais même plus remonter les files automobiles à vélo tellement l’espace manquait. Je descends donc de ma monture pour marcher sur le trottoir, privilège que seul reine bicyclette permet.
Vous vous souvenez de la célèbre chanson de Joe Dassin, "A Paris, en vélo, on dépasse les autos". Nous étions dans les années 70. Eh bien en 2008, même à pied on dépasse les autos.
Ces quelques photos illustrent à quel point notre société du "tout automobile" s’éteindra d’elle-même en exaspérant la population, tout comme la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf. Les rues déboûchant sur La Madeleine en amont et la gare Saint-Lazare en aval subissent une véritable trombose.
Voici le fameux triangle rue Tronchet, rue Vignon puis boulevard Haussmann et la rue du Havre. C'est édifiant.
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