Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 15:14

Je relaie ici un article de rue89. Il démontre que le vélo est bien le mode de transport durable le plus efficace que l'on ait jamais inventé. L'efficacité s'entend sur les paramètres coût-dépense énergétique-santé publique-rapidité en porte à porte. Une grande politique vélo en France est indispensable à une mobilité durable. Il faut quitter la logique des strapontins et passer le grand braquet.

 

On connait les leviers efficaces: promouvoir le vélo avec des objectifs contraignants dans les plans de déplacements entreprises et administrations. Faire une promotion ambitieuse dans les collèges, population privilégiée. Plus les collégiens utiliseront le vélo, plus ils seront passionnés, et plus ils retarderont le passage aux véhicules à moteur deux roues et quatre roues. On améliore ainsi considérablement la sécurité routière. Ensuite, les "people" doivent valoriser le vélo comme moyen de transport. Le tour de France devrait être l'occasion pour toute une jeunesse de s'identifier à ce mode transport. Or celui-ci n'est que défilé de voitures et de cars rutilants. Le tour de France devrait être le premier vecteur publicitiaire d'une mobilité durable.

Le dernier levier majeure est de réduire un peu l'espace de stationnement automobile. Sur l'agglomération de Rouen, voici la ventilation des places de stationnement voiture pour une centaine de milliers d'habitants:

 

30889 places sur voiries, non réglementées etgratuites dont 3700 matérialisées

4298 places sur voiries, réglementées

8978 places de parking couverts

  • 4038 places dans 8 parcs en ouvrage appartenant à la Ville de Rouen (parking des Emmurées, parking du Palais, parking Saint-Marc, parking de la Haute-Vieille-Tour, parking du Vieux-Marché, parking de la Pucelle, parking de l'Hôtel de Ville, parking de la Gare).
  • 2596 places dans 4 parcs en ouvrage appartenant à d'autres organismes publics (parking de la Bourse, parking Gambetta-Martainville, parc relais du Mont-Riboudet, parking SNCF).
  • 2344 places dans 2 parcs en ouvrage appartenant à des structures privées (parking Square des Arts, parking Saint-Sever).

Il suffirait de libérer 1000 places voitures (3 petits % du nombre de places gratuites) bien réparties dans la ville pour stationner au moins 10000 vélos. Qu'attend-on à Rouen et ailleurs?

 Voici le lien vers l'article de rue89:

http://www.rue89.com/rue89-sport/2011/12/28/paris-les-coursiers-roulent-autant-que-des-cyclistes-professionnels-227902



Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 21:45

Le parlement européen vient d'adopter son plan sécurité routière dont une des mesures phares est d'instaurer le concept de ville 30 dans toutes les rues résidentielles et les voies urbaines 2X1 voie non équipées de pistes cyclables.

 

C'est une victoire pour une idée que j'avais exprimée lors de la première journée d'étude de la fubicy dans les années 2000 à Lyon afin de faire exploser l'usage du vélo qui s'est effondré en 30 ans. L'Europe veut passer une vitesse sur le sujet. Plus de vélos en ville, c'est moins de vitesse des motorisés et c'est moins d'accidents.

 

Voici le lien:

 

http://www.europarl.europa.eu/fr/pressroom/content/20110926BKG27515/1/html/Prévention

 

Les accidents de la route coûtent aux pays européens 130 milliards d'euros. Voici les autres chiffres.

 

  • 35 000 Européens perdent chaque année leur vie dans un accident de la route.

 

  • 1,5 millions de personnes sont grièvement blessés.

 

  • A distance parcourue égale, le risque de se faire tuer sur la route en tant que motocycliste est 18 fois plus grand que pour un automobiliste, 9 fois plus élevé pour un piéton et 7 fois plus élevé pour un cycliste.

 

  • 55 % des accidents mortels arrivent sur des routes de campagnes, 36 % sur des routes urbaines et 6 % sur autoroutes.

 

  • 60 % des accidents de travail mortels sont imputables à des accidents de la route (si on y inclut les trajets depuis et vers le lieu de travail).

 

  • Le coût social des accidents de la route en UE est estimé à 130 milliards d’euros par an.

Contrairement aux idées reçues, le vélo est un mode de transport mécanisé très sûr pourvu que l'on soit formé à l'utiliser sur la voirie.

 

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 16:22

Je relaie ici un article mentionnée dans le blog du groupe chronos, un des cabinets de sociologues les plus réputés en France. Dans cet article il est mentionné un rapport londonien de la London school of economics (titulaire d'au moins un prix nobel d'économie avec Armatya Sen) sur les bénéfices économiques du développement du vélo en milieu urbain.

 

"On sait depuis un moment déjà que rendre les villes accueillantes aux vélos contribue à la qualité de vie dans ces mêmes villes, à l'amélioration de la santé publique, voire à réduire les congestions. Depuis tout aussi longtemps, nous en appelons dans ces colonnes à l'évaluation des autres bénéfices des modes actifs par les acteurs territoriaux, afin d'en stimuler encore davantage le développement. Quelle bonne surprise de découvrir ce rapport londonien - The british cycling economy - sur les bénéfices économiques du développement du vélo en milieu urbain !

Commis au mois d'août par la London School of Economics, le rapport commence par introduire les facteurs qui ont contribué à l'augmentation de la pratique du vélo dans la capitale britannique. Le développement du réseau de pistes cyclables - qui atteint désormais plus de 19.000 kilomètres - est mentionné, au même titre que l'organisation d'événements locaux et nationaux encourageants l'usage du deux-roue, la prise de conscience des défis environnementaux, ou encore, des problèmes de santé physique dus à un manque d'activité. Selon l'auteur du rapport, rien que pour l'année 2010, cette pratique de plus en plus significative a rapporté au total à l'économie britannique plus de 3,3 milliards d'euros.

 

Les gains concernent les catégories suivantes :

  • plus d'1.8 milliards d'euros sont générés par la vente de vélos
  • environ 989 millions d'euros proviennent de la vente d'accessoires et de la maintenance des deux roues
  • plus de 570 millions d'euros en salaires et 115 millions d'euros en taxes appliquées aux quelques 23.000 personnes impliquées dans des services liées à cette économie (vente, distribution, maintenance)
  • enfin l'auteur estime les bénéfices de cette pratique sur la santé évitent 148 millions de frais liés à l'absentéisme.

 

Au-delà de cette évaluation, l'intérêt du rapport réside dans la tentative de projection que fait le docteur Alexander Grous. La croissance de l'économie du cycle pourrait signifier 2,3 milliards d'économie supplémentaires en dix ans grâce à la réduction de l'absentéisme. En effet, selon une étude empirique, les cyclistes réguliers prennent en moyenne 7.4 jours de congés maladie par an comparés aux 8.7 jours pris par les autres (voir p.16 du rapport). Autres économies : une augmentation de 20% de la pratique du vélo d'ici 2015 permettrait de réduire les coûts associés aux congestions et pollutions de respectivement 240 et 82 millions d'euros. Pour conclure, le rapport indique que la demande latente autour du cyclisme offre encore des gains potentiels d'une valeur estimée à environ 598 millions d'euros.

 

Ces opportunités ne peuvent néanmoins cacher les barrières à l'émergence d'une culture cycliste - ou devrait-on dire de la "cyclabilité" - ? Les questions de sécurité, de confiance dans le réseau cyclable, de temps disponible, sont cités comme des freins. Par ailleurs, bien que 80% des enfants britanniques possèdent un vélo, on observe un doublement du nombre d'enfants qui sont conduits à l'école en voiture. Enfin, alors même que ces scénarios requièrent un véritable engagement du gouvernement, la part du PIB investie dans le développement des infrastructures liées au vélo est significativement plus faible que celle de nombreux pays."

 

Ceci sans compter le gain en pouvoir d'achat et en désendettemment des ménages. Rappelons qu'avec une valorisation de l'épargne de 4% par an nets plus 2% de revenus réinvestis, une économie de 300 euros par mois sur le budget voiture, un ménage peut se contituer un patrimoine de 47000 euros en 10 ans, 132000 euros en 20 ans, 264000 euros en 30 ans, 473000 euros en 40 ans. Or un article du FMI dont nous verrons les éléments dans un autre article a conclu que l'endettement des ménages était à l'origine de la crise mondiale actuelle à cause de la faiblesse des revenus qui obligeait à avoir recours à la dette envers les riches (qui s'enrichissait d'ailleurs dessus) afin de maintenir leur dépenses contraintes et leur consommation. La réduction des dépenses énergétiques des ménages, dont le transport, est un point majeur de la santé de l'économie mondiale, et l'usage du vélo pour se déplacer en fait partie.

 

À lire sur le sujet : 
Vélo en modèle. Modèle du vélo. Un article de Bruno Marzloff
Entretien avec le Docteur Saladin, économiste de la santé par Julie Rieg

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 16:09

Le club des villes et territoires cyclables a fait ce communiqué suite à son congrès de Dijon. Espérons que ces bonnes résolutions se mettent rapidement en place.

 

Il faut que la politique vélo devienne une priorité en matière de transport en France. Il en va de la santé de notre consommation intérieure (diminution des dépenses contraintes de transport des ménages et donc augmentation du pouvoir d'achat), de la santé de l'endettement des ménages et donc des banques, de la santé de notre commerce extérieur (consommation de pétrole), de la santé de l'industrie du cycle française, de notre santé (obésité, sédentarité), de la santé de notre planète.

 

Communiqué – 07/10/2011  « Et plus que jamais, l’avenir ne peut se passer du vélo ! » Jean-Marie DARMIAN, réélu à la présidence du Club des villes et territoires cyclables, le 5 octobre 2011, pour 3 ans, a conclu le Congrès national qui s’est tenu à Dijon les 6 et 7 octobre 2011. « Il y a une ardente nécessité à changer nos modes de vie, nos pratiques de mobilité, nos représentations, nos modes de gouvernance… », une conviction partagée par les 500 participants au congrès : élus, experts, associatifs, industriels… « Nous voulons donc solidairement réaffirmer aujourd’hui qu’il faut une politique nationale vélo dans notre pays, pour une mobilité socialement durable ! » (…)  Jean-Marie DARMIAN a rappelé les « 10 mesures prioritaires proposées par le Club des villes et territoires cyclables, qui « dans la perspective d’un Plan d’action global au niveau de l’Etat, auraient un impact important en ce qu’elles viennent renforcer l’action déjà considérable des collectivités territoriales. Ce programme est réaliste, simple et clair. Il fédère des compétences, des acteurs, des énergies… ».1. L'affectation de 10% du budget des routes nationales et autoroutes pour l'aménagement d'itinéraires cyclables.2. Le jalonnement des grands itinéraires de véloroutes et voies vertes.3. La relance de la démarche "Code de la rue".4. La mise en œuvre d'un plan ambitieux de développement du stationnement.5. Le déploiement du marquage des vélos pour lutter contre le vol (système Bicycode géré par la FUB).6. Un plan d’actions sur le thème : "le vélo quotidien, c'est bon pour la santé".7. Un déploiement à l’échelle nationale des actions d’apprentissage du vélo : les vélo-écoles.8. Un programme pour le développement de l’usage du vélo auprès des salariés.9. Une indemnité kilométrique vélo.10. Le vélo citoyen : une grande campagne de communication. Le ministre des Transports, Thierry MARIANI, s’est engagé à présenter ce Plan national en décembre prochain, « un signe fort de la part des pouvoirs publics pour accorder au vélo une légitimité pleine et entière et impliquer l'ensemble des administrations », selon Philippe GOUJON, député-maire, président du Groupe interministériel d’étude sur le vélo, mis en place le 13 juillet dernier. Philippe GOUJON, dans son message adressé en clôture du Congrès a souligné « le formidable travail d’échanges d’expériences et d’expertise que [le Club des villes et territoires cyclables] mène avec efficacité. [le Club] assure ainsi pleinement son rôle de laboratoire des politiques d’urbanisme, de réflexions sur le partage de la ville et l’aménagement du territoire, et constitue un vrai levier des politiques nationales, comme le Code de la rue ». Philippe GOUJON a rappelé que grâce au contact avec le Club, il a pu faire « inscrire dans le Code du travail le remboursement par l’employeur de l’abonnement des systèmes publics de location de vélos, mais aussi imposer dans les nouvelles constructions des obligations de stationnement vélo. »Pour « Le plan national qui est attendu par tous les cyclistes avec impatience », « les propositions que vous m’avez soumises sont marquées par leur cohérence au service de la vision d’avenir que nous partageons quant à ce mode de déplacement actif et écologique ».  

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 23:23

Le gouvernement britannique compte relever les limites de vitesse sur autoroute de 115 à 130km/h, sous prétexte de favoriser la croissance économique et de faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'état par une consommation de carburant supérieure.

 

Décidément, la crise économique fait perdre la tête à nos élites qui paniquent.

 

On sacrifie la vie des gens pour quelques dixièmes de point de croissance.

 

Le gouvernement britannique oublie les dégâts de l'énergie cinétique pour des visées rétrograde, à l'heure où la vitesse de déplacement est complètement dépassée par la vitesse de transmission de l'information.

 

Il est loin le grenelle de l'environnement à la britannique.

 

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 21:32

Le journal de France 2 de ce soir a publié un reportage sur la centrale solaire de Séville. Cette centrale fournit 119 millions de kilowatt-heures par an, de quoi alimenter 27000 ménages en électricité disait le journaliste, soit 4400 kilowatt-heures par ménage. Or un ménage raisonnable, sobre, de deux adultes et deux enfants consomment entre 2000 et 3000 kilowatt-heures par an. On voit que le développement rationnel des énergies renouvelables va de pair avec une réduction des consommations. Il est temps que les médias le comprennent pour communiquer convenablement là-dessus.

Par Dominique Bied - Publié dans : énergie
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Dimanche 25 septembre 2011 7 25 /09 /Sep /2011 22:07

Un des arguments massu utilisé par les élus en réunion pour éviter des politiques publiques ambitieuses en faveur du vélo est le manque d'élégance lorsqu'on se déplace. Bien que ce soit une idée reçu sans grand sens (il suffit d'aller aux Pays-Bas et en Allemagne pour s'en convaincre), j'ai découvert des accessoires très attractifs au salon du cycle de la porte de versailles de cette année. Voyez donc ce casque constitué d'une coque disparaissant sous une coiffe amovible se fixant sur celle-ci à l'aide de bouton pression. Vous pouvez d'ailleurs vous procurer plusieurs coiffes selon les saisons, hiver ou été par exemple. Enfin un casque au design esthétique.

 

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Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 22:04

Les plantes et animaux migrent vers les pôles plus vite que prévu.

Tel est le titre de l'article du blog d'Audrey Garric, journaliste au monde. Je relaie cet article sur ce blog car il n'y a rien à ajouter. La communauté mondiale gesticule sur le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre d'origine anthropique mais les actions sont très loin d'être à la hauteur des enjeux alors même que le green business ou plutôt le green washing se développe à grande vitesse. Cet article est lui-même un résumé d'études de la revue science.

 

"Partout dans le monde, des plantes et animaux rampent, grimpent, glissent ou volent pour atteindre des altitudes et latitudes plus hautes, au fur et à mesure de l’augmentation des températures. Et ces espèces migrent d’autant plus vite et plus loin que le changement climatique se fait ressentir fortement dans une région. Voilà les conclusions d’une large étude publiée jeudi 18 août dans la revue Science par le département de biologie de l’université de York.

 

  Si les scientifiques connaissaient déjà la capacité des espèces à s’adapter aux changements de température, cette enquête met pour la première fois en lumière la rapidité de ces déplacements. En moyenne, les espèces déplacent leur habitat vers des terres d’une altitude supérieure à raison de 12,2 mètres par décennie et surtout vers des latitudes plus hautes et plus froides à une vitesse de 17,6 kilomètres par décennie. Soit des taux trois fois plus rapides que ceux observés par les précédentes études sur les migrations.

"Ces changements reviennent, pour les plantes et animaux, à s’éloigner de l'équateur de vingt centimètres par heure, chaque heure et chaque jour de chaque année, explique Chris Thomas, biologiste à l’université de York et responsable de l’étude. Ce phénomène s’est déroulé au cours des 40 ans dernières années et devrait se poursuivre au moins jusqu’à la fin du siècle."

"Dans les montagnes françaises, quelle que soit l'altitude étudiée, les plantes sont en train de migrer pour conserver les températures nécessaires à leur survie, confirme Jonathan Lenoir, chercheur à AgroParistech Nancy. En une vingtaine d'années, les plantes herbacées des sous-bois ont migré de près de 85 mètres en moyenne tandis que les arbres, arbustes et buissons progressaient de 20 mètres."

Si Chris Thomas et ses collègues ont constaté une grande variation dans la façon dont chaque espèce individuelle a migré au fil des décennies, le changement climatique reste le point commun de chacun de leurs déplacements : "Il n'y a aucune autre raison qui expliquerait que tant d’espèces différentes se dirigent vers les pôles ou à des altitudes plus hautes, sur tous les continents du monde."

Le risque, à terme, réside dans un danger rapide d'extinction de nombreuses espèces dans des zones où les conditions climatiques se détériorent. Mais dans le même temps, d'autres espèces vont se déplacer vers les zones où le climat sera devenu convenable. "En France, des espèces endémiques, comme l’Argus bleu nacré de Provence, sont menacées d’un risque d’extinction, notamment dans le sud de la France et en zone montagneuse, livre Chris Thomas. D’autres espèces, habituées au climat méditerranéen, devraient au contraire davantage se développer, changeant la composition des écosystèmes. Il y aura donc des gagnants ainsi que de nombreux perdants."

Par Dominique Bied - Publié dans : changement climatique
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Dimanche 11 septembre 2011 7 11 /09 /Sep /2011 23:00

Les véhicules motorisés étaient encore dans la rue ce week-end, majoritairement des motocyclistes et cyclomotoristes. Ils ont appeler à une union des usagers de la route pour faire du lobbying avec d'autres associations afin de protester contre des mesures prévues par le gouvernement.

 

Dans ce collectif, aucune association de piétons ni de cyclistes ne s'y trouve, pour la bonne raison que sous couvert de lutter contre le tout repressif, on ne veut pas réellement réduire sa vitesse, surtout en ville et sur le réseau secondaire, là où les accidents sont les plus graves et les plus fréquents. L'observatoire de la sécurité routière vient de sortir une très bonne analyse sur 2010, très détaillé.

 

Les tableaux notent le manque de responsabilité des deux roues à moteur qui pour le tiers d'entre eux, se tuent seuls sur la route. Il est important de dire que la route ne sera jamais parfaite pour tous, les autres usagers ne seront jamais parfaits, ce qui nous oblige, non seulement à respecter les limites de vitesse, mais en sus à rouler plus lentement si les circonstances l'exigent. Il s'agit de conduire juste.

 

Le tableau suivant est édifiant. En allemagne, hors autoroute, le trafic est extrêmement paisible, et les usagers faibles sont très respectés au delà du règlement.

 

A noter que le vélo est le mode de transport mécanisé le plus sûr de tous, alors que le trafic vélo a doublé.

 

lien sur le fichier sécurité routière:

 

qui tue qui contre qui
Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Dimanche 11 septembre 2011 7 11 /09 /Sep /2011 19:34

Laurent Fabius n'ayant pas réussi à créer une communauté urbaine sur Rouen, bridé par certains maires hostiles à cette idée d'intercommunalité élargie, a lancé en Janvier 2010 la CREA, avec les élus locaux volontaires. Ceci aurait été une bonne initiative s'il n'y avait eu la nomination de 45 vice-présidents, déjà élus locaux, avec les indemnités correspondantes de 1796 euros bruts et un minimum de personnel qui s'ajoutent aux autres indemnités. A une époque où on manque de financements pour des projets de recherche permettant de garder  ou d'obtenir des positions de leader sur des marchés en croissance potentielle ou pour faire démarrer des petites entreprises innovantes, on mesure là le fonctionnement inacceptable d'institutions publiques qui ont perdu le Nord face aux défis qui sont les nôtres. Dieu que de dépenses inactives pour des notables qui se servent plutôt que servir. Nous sommes vraiment en période prérévolutionnaire où l'opulence des uns se cognent avec la précarité des autres et le désespoir d'entrepreneurs innovants mais toujours mobilisés malgré l'adversité.

 

Notons qu'il y a un vice-président affecté au plan climat. Cela frise le ridicule. Un simple exemple. Une bonne politique cyclable permettant de faire passer l'usage du vélo en centre-ville à 20% et à 10% dans l'ensemble d'une agglomération coûte 10 euros par an et par habitant. 3/4 des déplacements automobile font moins de 5km avec 1.4 personne de moyenne dedans. Il est impossible de tenir les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre sans une politique vélo qui amène l'usage à au moins 10% des déplacements sur tout le territoire. En agissant pour le développement du vélo par l'ambition dans la construction d'infrastructures et la mise en place des cyclobus dans les collèges, des plans de déplacement d'entreprises, on a les moyens de faire beaucoup plus que n'importe quel vice-président affecté au plan climat. L'idée d'une politique nationale vélo est sérieuse. Cela se fait au Danemark avec des moyens très supérieurs aux nôtres.

 

Le problème dans tout cela, c'est la perte de confiance dans la capacité du politique a être efficace à mettre de l'argent dans l'investissement d'avenir plutôt que dans le coût de fonctionnement. 

 

Il est urgent de retrouver les valeurs de simplicité, de modestie, de patience, retrouver le cycle normal épargne sur la durée investissement permettant un développement soutenable et durable dans la justice sociale nécessaire au bon fonctionnement de l'économie.

Par Dominique Bied - Publié dans : environnement et économie
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