Samedi 10 mars 2007 6 10 /03 /Mars /2007 19:31

Si on ne considère que l'écobilan d'usage d'une automobile, C'est à dire l'aval, on risque de se tromper lourdement sur la qualité écologique d'une automobile.

Un cabinet d'études américain a effectué un travail considérable sur une centaine de modèles et sur des milliers de données pour considérer un bilan écologique en cycle entier. Tout est passé à la "moulinette": l'achat de matières premières pour la produire, le mode de production (flux tendu, localisation des fournisseurs, implantation des usines, mode de distribution), le mode d'élimination.

Ce rapport n'est pas destiné à faire de la morale environnementale. Si on considère que les problèmes d'environnement sont globaux, alors on ne peut pas tricher avec la réalité des faits. Les résultats sont surprenants.

En effet, en cycle entier, la Toyota Prius s'avère nettement moins écologique que le Hummer, sensé être, en survol, très polluant.

Cette étude montre que l'écoconception dépasse largement le débat réducteur sur les consommations et émissions des moteurs. Je mets en lien l'étude complète en anglais. C'est une étude très professionnelle, sans concession, sans idéologie.

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/00/42/10/ecobilan.pdf  

Nous pouvons, à cap21, apporter cette compétence dans l'écoconception pour construire l'écologie de demain.  

Cette étude démontre que les discours actuels sur les modes de production d'énergie sont très insuffisants pour aborder les problèmes écologiques.

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Vendredi 9 mars 2007 5 09 /03 /Mars /2007 22:10

Une fois de plus, Nicolas Sarkozy a stigmatisé les écologistes en public. Ainsi, d'après lui, ils feraient revenir l'humanité à l'état sauvage. La méthode de communication Sarkozy est toujours la même. On commence par dénigrer un corps social pour l'abattre en diffusant des contre-vérités. Puis il vient signer en grand seigneur un pacte écologique qui est une version minimum du programme des écologistes depuis des années. La contradiction et la désinformation règne. La loi sur l'énergie met en priorité les économies d'énergie. Rien de tout cela dans le programme UMP. Le discours est d'ailleurs à peu près le même chez Marinne Le Pen. L'incompétence et le manque de connaissance des dossiers règne. Les solutions simplistes émergent (nucléaire ou charbon propre par exemple).

Il n'y a rien d'innovant à l'UMP et au PS sur la politique énergétique, les transports, l'agriculture, les bâtiments, l'écoconception. Chez eux, on reproduit les schémas du passé en ajoutant à la marge un zest d'écologie.  

Les écologistes n'ont jamais interdit quoique ce soit, même pas les verts. Il ont seulement dénoncé les excès de modes de consommation et de production. Faire de l'écologie est tout au contraire rentrer de plein pied dans la modernité, c'est plus de savoir, de recherche, de savoir faire, d'intelligence. C'est, ne pas reproduire un système économique et social à bout de souffle.

La pauvreté du programme écologique de l'UMP et à un degré moindre du PS a été validé par la notation de l'alliance. Les notes sont en dessous de 10 pour l'UMP, celui de Corinne Lepage et Dominique Voynet culmine au dessus de 15. Le programme ECORESP2 est d'une autre consistance, c'est un "new deal" écologique de haute tenue relèguant dans le championnat de France amateur les grands partis. 

  • Dominique Voynet (les Verts) et Corinne Lepage (Cap 21) : 16,5
  • Ségolène Royal (PS) : 13
  • François Bayrou (UDF) et Marie George Buffet (PCF) : 9
  • Nicolas Sarkozy (UMP) : 8,5
  • Olivier Besancenot (LCR) : 8
  • Philippe de Villiers (MPF) : 7
  • Jean-Marie Le Pen (FN) et Arlette Laguiller (LO) : 5

Mais attention, les Etats-Unis sont en train de lancer dans une centaine d'universités, sans le clamer sur tous les toits, un programme d'innovation écologique sans précédent avec des moyens énormes. A force de ne pas prendre en compte sérieusement ces questions, nous allons être largués économiquement par des gens plus innovants que nous.

Le contenu du programme économique de Mr Sarkozy est porteur d'illusion, et donc de déception, en sus de la faiblesse environnementale. C'est la cohésion sociale qui alors volera en éclat. La population ne supportera pas financièrement la hausse inévitable du coût de l'énergie et notre dépendance énergétique.

   

Par Dominique Bied - Publié dans : politique
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Jeudi 22 février 2007 4 22 /02 /Fév /2007 00:39

L'association Sabine travaille au développement de l'usage du vélo dans l'agglomération rouennaise. Elle a enregistré une adhésion accompagnée d'une lettre que je vous transmets. C'est un habitant de Mont-Saint-Aignan.

Je cite:

"Je vous envoie la somme de 30 Euros" (il faut savoir que la cotisation minimum est de 10 euros)

Je poursuis:

 "Vous savez, à l'âge que j'ai , je ne peux être présent à votre assemblée générale. J'ai toujours fait du vélo depuis l'âge de 12 ans. J'ai eu mon premier vélo en 1927. Je n'ai pas de voiture. Je vais avoir 92 ans le 14 Mars et fait mes courses tous les jours.  Je vous appuie pour ce que vous faites, cela n'est pas facile. Je vous félicite." fin de citation.

Il y a une semaine, j'assistai à une réunion sur les déplacements à Rouen. Le vice-président de l'agglomération en charge des transports en commun, répondant à une question sur la non application de la loi sur l'air (article 20 inclus maintenant dans le code de l'environnement) imposant d'inclure dans les études de réaménagement de voirie les itinéraires vélos (pistes, bandes, axes partagés à faible vitesse pour les voitures, plans de déplacements), développait des arguments visant à balayer d'un revers de main la priorité donnée aux transports doux dans l'agglomération rouennaise.

Les arguments développés ne dépassaient pas le niveau des discussions du café du commerce, indigne du rang d'un élu d'une grande agglomération française. Par exemple, la population française vieillit, donc elle ne peut faire du vélo pour se déplacer, donc ce n'est pas la peine de développer outre mesure ce mode de transport. La population française vieillisante serait-elle si infirme et malade qu'elle ne puisse effectuer ses déplacements à vélo? L'exemple ci-dessus en est un magnifique contre-exemple. La réalité est que si on utilise son vélo pour se déplacer depuis le collège, on vieillit en meilleure santé.

Ce qui est incroyable, c'est que la conception des déplacements doux, et spécifiquement du vélo, de ce vice-président est totalement contraire à tous les documents d'urbanisme de l'agglomération, à ses engagements, aux engagements de son président. Le développement du vélo arrive au même niveau de priorité que celui des transports collectifs dans le PDU de l'agglomération rouennaise et dans le contrat d'agglomération.

Autre exemple. Après avoir travaillé longuement avec l'association Sabine pour le plan communal vélo de Sotteville-les-Rouen, la mairie n'a même pas daigné mentionner une seule fois le mot vélo dans le volet déplacements de son plan local d'urbanisme, le rendant ainsi incohérent par rapport au plan de déplacements urbain d'agglomération, et donc non conforme à la loi qui oblige à la cohérence des documents d'urbanisme à toutes les échelles.  

 L'argument consternant des capacités physiques  a été également utilisé par Yves Calvi dans "c'est dans l'air" sur arte: "la moitié de la population est incapable de rouler à vélo pour cause de mal au dos ou autre bobos". Décidément l'infirmerie France est pleine. Nous sommes au bord de l'effondrement à en croire ces messieurs.

Décidément, tous les procédés sont bons pour discréditer ce mode de transport dont les avantages considérables à tout point de vue ont été démontrés par de nombreuses thèses de recherche (travaux de Frederic Heran au CNRS). 

Poser la question du vélo sous l'angle de la capacité de différents publics à en faire n'est pas la bonne manière de poser le problème.

Pour un élu, la bonne façon de faire est de se référer au droit, le droit au transport exprimé dans la loi d'orientation sur les transports intérieurs de 1982 (loi LOTI), le droit de l'environnement avec la loi sur l'air.

La LOTI institue le droit pour chacun d'utiliser le mode de transport de son choix dans des conditions de sécurité et d'usages acceptables. 

Le problème du vélo sur la voirie doit être examiné sous l'angle de la liberté de choisir et non sous un angle marketing qui est le rôle des entreprises. Il faut remarquer que partout où l'offre vélo est sécurisée, l'usage explose. L'usage suit donc le droit. 

Le développement du vélo en tout milieu est un droit non négociable, donc un devoir pour les élus de le mettre en oeuvre avec la diligence nécessaire, ce qui est loin d'être le cas. Il y a trop d'incohérences dans la conduite de ce dossier.

L'automobile est incontournable dans nombre de déplacements, le vélo aussi. 

 

 

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Lundi 19 février 2007 1 19 /02 /Fév /2007 23:34
Je vous invite à lire ce livre. Le résumé est déjà édifiant.
 
Des livres
Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie (Jared Diamond)
Jared Diamond, Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie. Gallimard, 2006.


(JPEG)

Géographe à l’université de Californie, à Los Angeles, Jared Diamond est également un biologiste et un physiologiste qui publie son troisième ouvrage sur l’avenir du monde. En reliant un impressionnant travail d’archives et de prospective, il éclaire les questions que nous nous posons sur le climat, l’environnement, les ressources. Qu’on ne s’y trompe pas : en écrivant sur les Vikings ou les Mayas mis en parallèle avec les Rwandais, les Haïtiens, les Chinois ou les Australiens, c’est de notre futur qu’il s’agit.

D’autant que Jared Diamond prévient le lecteur : « L’échec n’est pas réservé aux petites sociétés périphériques vivotant dans des contrées fragiles. Les sociétés les plus évoluées et les plus créatives peuvent aussi s’effondrer » écrit-il, en citant l’exemple des Mayas dont le temps a englouti, en quelques dizaines d’années, la brillante civilisation. Ces millions d’habitants dont il ne reste rien des dynasties, des calendriers, de l’art, de l’écriture, de l’urbanisme, de l’astronomie... Diamond n’y va pas par quatre chemins : c’est l’exploitation sans vergogne des ressources naturelles qui fut largement à l’origine de la chute de la Grèce mycénienne, des civilisations du Moyen Orient et de l’Indus ou de l’Empire khmer dont il reste l’étonnant Angkor Vat : « tous les peuples sont susceptibles de verser dans la surexploitation de leur environnement, d’autant plus que sa dégradation progressive, brouillée par les fluctuations ponctuelles, reste difficile à appréhender ».

Jared Diamond a développé plusieurs cas dans son ouvrage dont on peut, à titre d’exemples, citer quelques analyses. Il parvient à écrire une véritable géographie des Mayas. On sait que les densités en pays maya étaient très élevées entre 250 et 800, du fait des techniques d’irrigation qui ont fait la fortune de cités-Etats. Comme elles le firent en Europe avec les cathédrales, les « villes » entrent dans une concurrence au plus beau temple, alimentée par les pouvoirs monarchiques locaux. Le déboisement ruine la forêt, assèche le climat qu’un cycle général de réchauffement des températures rend encore plus prégnant. Une famine provoque des guerres civiles, des maladies tandis que les rois se coupent du peuple. C’est pourquoi Cortès ne verra rien des Mayas dans les Yucatan qu’il traverse en l’an 1524. Un deuxième exemple est celui des moai de l’Ile de Pâques. 847 moai - dont une moitié reste encore dans des carrières - pesant jusqu’à 270 tonnes, ont été taillés et alignés sur des plates-formes monumentales. Comment refaire la géographie de cette île, sachant que les Polynésiens s’y sont installés probablement vers l’an 900 et que huit cents ans plus tard, les navigateurs européens n’y découvrent que la ruine et la désolation des arbres et des animaux disparus. La forêt aurait été détruite en six cents ans, pour produire ces statues qu’il avait fallu acheminer sur des rails en bois, avec des cordages. Les chefs auraient, dans leur délire concurrentiel, conduit à l’extension des terres cultivées et à la ruine de la forêt. L’impossibilité de construire des pirogues, la famine jusqu’à l’anthropophagie, la destitution des chefs à la fin du 17e siècle et, pour finir, la destruction des statues, brisées au niveau du cou, par la société qui les avait édifiées, tel fut le destin des douze tribus des Pascuans.

Pour Jared Diamond, quatre facteurs peuvent concourir à l’effondrement d’une société : le changement climatique, la dégradation de l’environnement, l’hostilité des voisins, des rapports de dépendance avec des partenaires commerciaux. Mais les réponses apportées par une société, selon ses valeurs propres, peuvent enrayer le processus, comme Diamond le montre pour le cas de la République dominicaine qui partage le même espace géographique qu’Haïti. Les Vikings installés au Groenland offrent une belle occasion de montrer comment ce peuple fut victime du petit âge glaciaire au 14e siècle. En refusant de s’accommoder au froid, de chasser la baleine, de manger du phoque, en préférant garder le mouton et le bœuf nécessitant du fourrage, l’urbanisme scandinave et ses églises coûteuses, les Vikings s’exposent à la mort plutôt que d’embrasser le genre de vie des peuples locaux qu’ils détestent.

Les analyses sur la Chine, « géant qui titube », l’Australie ou le Montana surprendront plus d’un lecteur. Elles montrent qu’il n’y a rien de fatal dans la course accélérée à la dégradation mondialisée de l’environnement mais qu’il va falloir prendre de bonnes décisions. Comment peuvent se mobiliser les grandes entreprises pour protéger l’environnement ? Et qu’est-ce que cela implique que le monde soit devenu un « polder » ? Diamond sait, comme Fourastié en ses Trente Glorieuses, être persuasif en décrivant la Californie comme il la voit : « les problèmes environnementaux et démographiques ont miné l’économie et la qualité de vie en Californie du Sud. Ils sont dans une large mesure responsables de nos pénuries d’eau et de courant, de notre accumulation d’ordures, de notre surpopulation scolaire, de nos pénuries de logements, de nos hausses de prix et de nos embouteillages ». En France, on pourrait remplacer Californie par... Languedoc ou Provence pour actualiser spatialement la démonstration. Diamond fixe de sérieuses mises en garde : non, la technologie ne résoudra pas ce type de problèmes ; non, les ressources sont bien épuisables ; oui, il y a bien un problème alimentaire mondial ; non, la crise démographique ne se résoudra pas d’elle-même. Et il enfonce le clou en fustigeant ceux qui pensent que le souci de l’environnement est un luxe de riches. On pourrait ajouter : nous voilà prévenus.

C’est ainsi que la géographie s’invite au débat du monde et qu’elle donne le meilleur d’elle-même.

Compte-rendu : Gilles Fumey

Par Dominique Bied - Publié dans : environnement et société
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Lundi 12 février 2007 1 12 /02 /Fév /2007 22:22

La voiture à air comprimé prend son essor ...........................en Inde.

 

LA VOITURE À AIR COMPRIMÉ INTÉRESSE LE GROUPE TATA

 

M. Guy Nègre, fondateur de l'entreprise MDI et inventeur de la voiture à air comprimé (cf. revue de presse du 1/8/02), a conclu un partenariat avec Tata Motors, qui va l'aider à développer son projet. Aux termes de l'accord, MDI cédera la licence de fabrication et d'exploitation de sa technologie sur le marché indien. Le montant de la transaction n'a pas été communiqué, mais l'entreprise indique que « cet argent va permettre d'achever le développement du véhicule et de commencer la production ».  M. Nègre, ingénieur de 65 ans, tente depuis dix ans de trouver des partenaires financiers pour concrétiser son projet de voiture équipée d'un moteur bioénergie roulant à l'air comprimé jusqu'à une vitesse de 50 km/h (pour une autonomie de 50 km), puis passant à une alimentation en carburant classique. (MONDE 9/2/07)

 

Par Dominique Bied - Publié dans : carburants propres
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Lundi 12 février 2007 1 12 /02 /Fév /2007 22:12

Voici un arrêté pris par la ville de Paris pour favoriser l'usage de la marche à pied et du vélo dans des rues étroites au quartier des Halles.

Voirie et Déplacements. — Arrêté no 2006-160 portant

création d’une aire piétonne dans la zone des Halles,

à Paris 1er.

Le Maire de Paris,

Vu le Code général des collectivités territoriales, et notamment

ses articles L. 2213-2, L. 2213-4, L. 2512-13 et L. 2512-14 ;

Vu le Code de la route, et notamment ses articles L. 325-1,

L. 325-2, L. 325-3, R. 110-1, R. 110-2, R. 417-10 et 431-9 ;

Vu le Code de l’environnement ;

Vu les arrêtés préfectoraux no 81-10421 du 27 mai 1981,

82-10688 du 8 octobre 1982, 83-10644 du 16 août 1983,

94-111699 du 20 décembre 1994, 00-100037 du 10 janvier 2000

et 01-15010 du 4 janvier 2001, réglementant la circulation et le

stationnement dans le secteur des Halles, à Paris 1er ;

Vu l’arrêté municipal no 2003-00002 du 20 janvier 2003

modifiant la réglementation d’une voie à Paris 1er ;

Considérant la nécessité de réduire la place de l’automobile,

de restreindre l’accès, la circulation et le stationnement des véhicules

motorisés pour préserver l’environnement, la sécurité et la

tranquillité des voies publiques du quartier piétonnier des Halles

et de favoriser la circulation des cycles non motorisés, sans pour

autant écarter le droit d’accès des riverains ;

Considérant qu’il convient, dans ces conditions, de créer une

aire piétonne dans ce quartier ;

Sur proposition du Directeur de la Voirie et des Déplacements

;

Arrête :

Article premier. — Il est institué une aire piétonne dans les

voies ou sections de voies suivantes à Paris 1er :

— rue Berger, entre la place Maurice Quentin et le

boulevard de Sébastopol ;

— place Maurice Quentin ;

— place Joachim du Bellay ;

— rue des Innocents ;

— place Marguerite de Navarre ;

— passage des Lingères ;

— rue Sainte Opportune ;

— place Sainte Opportune ;

— rue Courtalon ;

— rue des Lombards, entre la rue Sainte Opportune et

la rue Saint-Denis ;

— rue de la Reynie, entre la rue Saint-Denis et le

boulevard de Sébastopol ;

— rue Saint-Denis entre la rue des Lombards et la rue

Etienne Marcel ;

— rue de la Cossonnerie ;

— rue des Prêcheurs ;

— rue Pierre Lescot entre la rue Berger et la rue de la

Cossonnerie et la rue des Prêcheurs et la rue Etienne Marcel

;

— rue Rambuteau, entre la rue du Jour et le boulevard

de Sébastopol ;

— rue de la Grande Truanderie ;

— rue de la Petite Truanderie ;

— rue du Cygne.

La circulation et le stationnement des véhicules y compris les

deux roues motorisées sont interdits dans les voies susvisées. Le

stationnement des cycles y est autorisé sur les seules zones prévues

et équipées à cet effet.

Art. 2. — Par dérogation aux dispositions de l’article

ci-dessus, l’accès à ces voies reste autorisé :

— aux véhicules d’intervention urgente et de secours ;

— aux véhicules des services publics utilisés pour l’exercice

de leurs missions ;

— aux véhicules des habitants des immeubles riverains ;

— aux taxis ;

— aux véhicules de livraisons ;

— aux véhicules de transports de fonds.

Art. 3. — Le stationnement ou l’arrêt dans les voies énumérées

à l’article 1er ci-dessus en infraction aux dispositions du présent

arrêté est considéré comme gênant la circulation publique et

2534 BULLETIN MUNICIPAL OFFICIEL DE LA VILLE DE PARIS 17 octobre 2006

sanctionné sur la base des dispositions de l’article 417-10 du

Code de la route et des autres articles y afférents.

Art. 4. — La vitesse des véhicules autorisés à utiliser les

voies désignées à l’article 1er ci-dessus y est limitée à 15 km/h.

Art. 5. — Dans les voies à sens unique, les cycles sont autorisés

à circuler à contre sens de la circulation.

Art. 6. — L’arrêté préfectoral no 81-10421 du 27 mai 1981

est abrogé.

Art. 7. — Le Directeur de la Circulation, des Transports et du

Commerce, le Directeur de l’Ordre Public et de la Circulation et le

Directeur de la Police Urbaine de Proximité sont chargés, chacun

en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté qui sera

publié au « Bulletin Municipal Officiel de la Ville de Paris ».

Fait à Paris, le 9 octobre 2006

Pour le Maire de Paris

et par délégation,

L’Adjoint au Maire

chargé des Transports, de la Circulation,

du Stationnement et de la Voirie

Denis BAUPIN

 

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Dimanche 11 février 2007 7 11 /02 /Fév /2007 19:28

Voici une lettre envoyée aux médias par Guy Fichet de Ouistreham et mon commentaire à la suite:

POLLUTION  QUI  A   DIT  POLLUTION ?

 

 

 

Actuellement vous ne pouvez pas ouvrir un journal ou regarder une télé sans que l’on vous parle de pollution. (A juste titre)

    Mais si nous parlons de pollution, il ne faudrait peut être pas mettre tout le monde dans le même panier.

    Lorsque l’on parle de pollution industrielle, les entreprises sont accusées de trop polluer et de ne pas acheter de droit à polluer.

    Certes , il y à certainement des efforts à faire mais ATTENTION : Si nous sommes trop sévères, elle délocaliseront avec un désastre de plus pour l’emploi. La fumée fera quand même le tour de la terre.

     En ce qui concerne la pollution automobile, c’est encore pire :

 Les automobilistes sont bien obligés de conduire  ce que les constructeurs leurs proposent en évitant tous les parcours inutiles bien sûr.

Beaucoup d’efforts et de recherches ont été faits ( voitures Hybrides,Electrique, ect)

Mais en ce qui concerne le transport de marchandises tout le monde est muet, y compris Nicolas Hulot.

Les LOBBYS routiers sont-ils aussi puissants au point d’avoir rendu tous les médiats et certains défenseurs de la nature complètement aveugles ??

       Un journal spécialisé dans le transport à estimé à 1000 le nombre de camions sens/jour entre le tunnel sous la manche et Perpignan.

Je me suis livré à un petit calcul rapide :

Tunnel…Perpignan égal 1000 Kms : Un poids lourd consomme en moyenne 35 litres/100

CALCULONS : 2000 poids lourds sur 1000Kms avec 35 l/100 égale 700Tonnes de gasoil de brûlés chaque jour.     700 T/J  multiplié par 250 jours ouvrables soit  175000 Tonnes.

 

           Vous avez bien lu 175000 tonnes brûlés par an et sur un seul axe.

 

Dans la même étude nous pouvons lire que 80 pour 100 de ces camions sont étrangers.

               (Portugais , Espagnols ou venant de l’Europe du nord)

Ils traversent notre pays sans aucune retombée économique , polluant, détruisant nos routes et provoquant un grand nombreux d’accidents avec les blessés et les morts qui en découlent.

       La Belgique vient d’interdire les sauts de puces sur son territoire avec les avions à cause de la pollution et du bruit.

Messieurs les politiques Français un peu de courage : Légiférér :

Interdiction de transporter les marchandises par la route sur une distance de plus de 500Kms dans un premier temps. Privilégiez le train ou la voie d’eau.

 Sur l’axe Tunnel.. Perpignan avec 20 Trains jour/sens, la consommation du gasoil sur cet axe

serait ramenée à 35000t/an ce qui est encore trop mais nettement mieux.

Si nous voulons sauver la planète, il faut être ferme .

Si nous ne faisons rien, dans 10 ans nous ne pourrons plus rouler sur les routes FRANCAISES.

 

Guy Fichet

OUISTREHAM

 

mon commentaire:

 
Je me dois de répondre avec des données globales et relatives. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas légiférer sur le point que vous évoquez.
 
Quand on parle de la pollution des transports, il faut analyser l'ensemble. Malheureusement, nous sommes obligés de recadrer les raisonnements en fonction de la réalité actuelle.
 
Le trafic routier dans son ensemble représente 40% des émissions et consommations et les voitures particulières 60%. Le trafic aérien ne représente que quelques% de l'ensemble.
 
Mais vous avez raison sur un point, dans le domaine du transport en général, on arrive vite à des chiffres énormes en consommation d'énergie fossile. Le transport représente environ 1/3 des consommations et 1/4 des émissions de gaz à effet de serre sur la planète. Eff"ectivement, si nous exportons nos modes de vie à la Chine et l'Inde, alors nous courons à la catastrophe environnementale.
 
Comme je le disais, il faut analyser globalement le problème et hiérarchiser les priorités.
 
Un chiffre pour illustrer:
 
Il y a 30 millions d'automobiles en France, 800 millions dans le monde. Chacune consomme 1 tonne équivalent pétrole, soit  30 milions de tonnes équivalent pétrole pour le parc français, 800 millions dans le monde. Les réserves prouvées en 1999 étaient évaluées à 200 milliards de tonnes.
On voit donc que l'effort prioritaire à faire est sur les 450 milliards de kilomètres effectués par les voitures particulières.
 
En terme de trafic, le trafic longue distance en camion ne représente que quelques % du trafic globale. Par exemple, à Rouen, sur les 45000 véhicules qui circulent tous les jours avenue du Mont-Riboudet, 8% représentent les poids lourds.
 
Dans les déplacements poids lourds, 80% font moins de 150km.
 
Dans le tonnage de marchandises transportés, en ville, la moitié est transportée par les particuliers eux-mêmes dans leur voiture.
 
Bien sûr, il faut valoriser le ferroutage, la voie d'eau et légiférer. Mais il ne faut pas s'illusionner sur l'impact positif de ces actions sur l'environnement global de la planète. En sus, il faut que ces nouveaux modes de transports soient industriellement efficaces.
 
On voit qu'en élargissant la réflexion, on sort des discours simplistes développés dans les médias et cela nous oblige à être plus innovants et plus complets dans nos réponses. La face émergée de l'iceberg camion ne doit pas nous dédouanner de réduire notre consommation de kilomètres en voiture particulière, surtout en milieu urbain. Pour les solutions innovantes, je vous renvoie aux quelques articles du blog transports.
 
Le fil rouge des vraies solutions est de développer des logiciels d'organisation des transports pour augmenter les tonnes marchandises par camion, le taux d'occupation des véhicules particuliers, et d'articuler de façon efficace les modes de transport entre eux. Un autre volet à travailler est de favoriser les circuits économiques courts.
Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Dimanche 4 février 2007 7 04 /02 /Fév /2007 22:22

Un certain nombre d’écrits commence à attirer l'attention du public sur des thèmes glissants. L'écologie serait une dictature car elle mènerait à une intrusion dans les choix de vie quotidienne des populations. Elle serait castratrice de liberté. S’ajoute à cela la stigmatisation des écologistes. On les montre du doigt en les décrivant comme des agitateurs de peurs, ce qui renforce cette idée de dictature. En effet, la peur induit le manque de confiance en soi, donc le recours à l’homme providentiel toujours tenté d’imposer des solutions par des contraintes fortes. Elle empêche la population de se prendre elle-même en main pour régler collectivement ses propres problèmes de fonctionnement, donc de s’émanciper, de se donner de la liberté durable.  

 

Il est légitime de se poser cette question. Elle amène cependant à discréditer  un discours pour écarter politiquement des mouvements émergents proposant des solutions innovantes.  

 

Se poser la question du développement durable revisite notre conception de la liberté, ou plutôt l’inventaire des différentes libertés. On peut opposer la liberté instantanée et la liberté durable, la liberté individuelle et la liberté collective.  

 

 L’exemple de l’usage de l’automobile et de la mobilité est très illustratif.  

 

Liberté instantanée :   je veux aller de la porte de chez moi à la porte de la destination aussi vite que je veux et quand je veux. 

Liberté durable : si je fais cela, je ne vivrai pas longtemps car l’accident de la route est proche. 

Liberté collective : si je fais cela, je risque de renverser des piétons et donc de priver des personnes de la liberté de vivre. 

Liberté collective encore : si chacun fait cela, on crée des embouteillages gigantesques et on bride la liberté de se déplacer. 

Liberté collective à nouveau : si les 6 milliards d’habitants de la planète font cela, alors les dégâts climatiques seront tels que les désordres des sociétés mettront en danger les démocraties.  

 

La question n’est donc pas tant « est-ce que l’écologie est une dictature ? », mais plutôt « comment peut-on mener le projet écologiste de façon démocratique en visant l’optimum des libertés.  

 

C’est tout le sens du combat pour l’autonomie des agriculteurs et du débat sur les OGM face aux semenciers, de celui des maisons autonomes en énergie pour ne pas assécher les populations à faibles revenus, des indépendances nationales par rapport aux énergies fossiles, des agriculteurs à l’Est de Las Vegas qui se battent contre l’agence de l’eau de la ville pour garder la liberté de vivre de leur travail, des cyclistes urbains qui se battent pour pouvoir se déplacer en sécurité, etc….  

 

Non, vraiment, se battre pour l’écologie c’est lutter pour la liberté de choix compatible avec un vivre ensemble acceptable. L’écologie, c’est regarder la réalité en face pour proposer des solutions adaptées. C’est faire en sorte que les populations s’approprient celles-ci et mettent en œuvre ensemble des modes d’action librement consenties. C’est faire la part des choses entre toutes les sortes de libertés.    

 

Par Dominique Bied - Publié dans : politique
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Samedi 3 février 2007 6 03 /02 /Fév /2007 23:20

Les 1 et 2 Février, j'étais au premier congrès international européen sur l'agriculture BRF (bois raméal fragmenté) à Lyon. Ce congrès fut d'une haute tenue scientifique et technique et montre la voie de l'agriculture du 21ème siècle que tout adhérent de cap21 se doit de connaître. C'est la base de la future politique agricole commune à construire. C'est à cap21 qu'il revient de promouvoir ces pratiques. Vous avez des détails techniques complets dans les fichiers en lien sur ce site, en haut à gauche. Cet article résume les grands principes.

Le fait majeur de cette agriculture est qu'elle enlève la nécessité d'utiliser pratiquement la totalité des produits phytosanitaires basés sur la chimie minérale, ainsi que l'irrigation et l'arrosage. Les travaux de Gilles Lemieux au Canada, de Benoît Noël en Belgique, de Jacky Dupety dans les Causses sont édifiants. Ces techniques s'appliquent à la fois sur les cultures maraîchères et la grande culture. C'est la seule voie possible pour une agriculture durable.

Quelle est donc cette agriruclture qui rend absolumant obsolète toute l'agronomie actuelle ainsi que les cultures OGM autres que celles à destination médicale?

Depuis des millénaires, l'agriculture et la forêt s'opposent. Pour cultiver, on détruit de la forêt. Or, le sol de la forêt contient de l'humus riche, fertile. En défrichant, on appauvrit le sol, ce qui oblige ensuite à le retravailler, l'amender par de la chimie minérale, enlever les  mauvaises herbes par les herbicides, les insectes par les pesticides. Cette pratique fait que les sols agricoles sont aujourd'hui usés. C'est l'érosion des sols. En sus, ce type d'agriculture est faiblement performante en terme de santé public. C'est une agriculture qui émet beaucoup de gaz à effet de serre.

L'agriculture BRF consiste à utiliser la richesse des bois tombant des arbres pour reconstituer la richesse du sol de forêt sur le sol agricole. Les échanges d'énergie entre le BRF et le sol, l'abondance des microorganismes, les échanges de substances vivantes font une autogénération d'eau, de nutriments, de protéines, et de substances  permettant à la plante de se défendre seule contre les prédateurs et les maladies. Les BRF sont broyés et répandus dans le champ à hauteur de 2 à 8CM. 

 Se pose tout de même la question de la ressource en BRF. Cette question peut être résolue en réimplantant des haies, voire des alignements d'arbres et de haies en plein champ. C'est à dire en mariant l'agroforesterie et le BRF. 

Cela suppose aussi que l'on réserve l'usage de la ressource à l'agriculture et non aux biocarburants et à l'énergie, deux postes qu'il faut traiter par la voie des économies drastiques et les autres types d'énergie. Cela montre bien que le développement durable est une question transversale en interaction avec toutes les fonctions de la vie humaine. Une agriculture durable ne peut se concevoir sans associer à la réfléxion les transports, l'habitat, la santé. C'est un système à concevoir. L'objectif de l'écologie politique est de concevoir ce système social nouveau.

Finalement, l'agronomie du 20ème siècle connaît mal les sols, les interactions entre le soleil, la végétation, la couche superficielle su sol, la sous-couche, les interactions. Elle raisonne en stock (concentration NPK) et non en flux. Elle fonctionne donc sur des données incomplètes. Elle est dans une logique de réparation du sol au lieu de dynamiser ses flux.

L'agriculture BRF et l'agroforesterie part d'une bien meilleure connaissance du sol. Il y a encore beaucoup à faire.  

Il faut donc que les budgets de recherche soient focalisés sur ce type d'agriculture plutôt que sur les OGM ou sur la fuite en avant dans les phytosanitaires.

Par Dominique Bied - Publié dans : agriculture
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Dimanche 28 janvier 2007 7 28 /01 /Jan /2007 00:28

Le procès de l'Erika va s'ouvrir en Février. L'émission "pièces à conviction" d'hier résumait les centaines de pages de ce dossier.

L'élément le plus marquant, en dehors de la pollution des côtes et du désastre écologique, est la découverte de l'effet hautement cancérogène de la cargaison de l'Erika, avec un doute sérieux sur l'identification de cette cargaison (1 ou 2 produits?), et des expertises à résultats contradictoires sur cette identification. L'Erika ne transportait-il que du fuel lourd N°2 ou y avait-il aussi des déchets de cracking hautement toxiques. Le discours rassurant du responsable communication de Total à l'époque tranchait avec le scepticisme des associations et des laboratoires indépendants.

Le débat se tend car l'enjeu est la santé des bénévoles ayant travaillé sur le chantier de dépollution. Clairement, le reportage faisait apparaître un danger pour ceux qui avaient manipulé le produit à mains nues. Une récente étude scientifique de 2004 publié en 2006 décrite dans l'émission met en évidence une modification de l'ADN des moules, ainsi qu'une modification de l'ADN humain par le produit de l'Erika, pouvant faire apparaître des cancers à long terme (horizon 20 ans.). Le visage inquiet et médusé du responsable communication de total dans l'émission était révélateur.

Tous ceux qui ont travaillé dans des grands groupes connaissent à la fois la rigueur et les normes qui s'appliquent aux processus industriels. Certains sont très surveillés car très dangereux. Mais nous savons aussi que la concurrence, la loi du marché, la tension sur les délais par le raccourcissement des cycles, fait pratiquer à ces industries lourdes des processus parfois à la limite de la légalité, voire légèrement au delà. Les coûts externes sur la santé ne sont pas supportés par ces activités, d'autant que les rares études scientifiques sont publiées avec beaucoup de retard, quand elles ne sont pas étouffées au nom du chantage à l'emploi ou de la compétitivité économique. Un des grands enjeux du développement durable est la lutte contre la corruption, l'indulgence des états à l'égard de pratiques douteuses de multinationales, pourtant garant de la sécurité des citoyens et de leur santé. Seule une république renouvelée permettra de rétablir la confiance entre les citoyens et les outils industriels.

Le manque de transparence, d'études épidémiologiques sur le long terme a détruit cette confiance. Corinne Lepage et cap21 s'engagent sur cette volonté de faire bouger les lignes républicaines pour que cessent les opacités, pratiques indignes de notre siècle. Il en va de la santé des citoyens de ce pays. 

Le débat sur l'écologie à Europe 1 Jeudi 25 Février de 18h et 21h était révélateur de ce qu'a fait ce gouvernement depuis 2002. Mr Busserau niait le retard pris par notre pays sur les sujets environnementaux en s'appuyant sur des projets réalisés, mais qui sont plus des coups d'un jour qu'une politique environnementale résolue et persévérante.

Il a même été extrêmement désobligeant envers Corinne Lepage en lui disant qu'elle racontait des histoires pour faire tourner son fond de commerce, qui est la défense, avec succès, des populations contre les dégâts induits par les grands lobbies industriels. Voilà un bien triste gouvernement. Au lieu de regarder les problèmes en face et les résoudre, il préfère se cantonner à de petites phrases éliminant toute possibilité de débat. Il en va de même pour le nuclaire et pour les OGM. 

Il est grand temps de changer de république.        

 

    

 

Par Dominique Bied - Publié dans : transports maritimes
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