Lundi 31 juillet 2006 1 31 /07 /Juil /2006 15:18

Le vélo est le mode de déplacements majoritaire à partir du collège. A l'heure de la sortie, c'est la ruée. Il y a peu de scooters et de motos. Les enfants sont très autonomes. En primaire, les parents accompagnent leurs enfants à vélo. Le rapport de force vélo voiture est telle que la sécurité est bonne. Il permet de réduire la vitesse de pointe des voitures.

 

 

 

Il y a possibilité de stationner son vélo près de l'endroit où on désire aller. Les poteaux de stationnement sont discrets. Le cadre est pincé et on passe son antivol dans l'anneau et le cadre. La consommation d'espace est limité. Nous sommes ici dans un des lieux les plus férquentés de Bruges, la cour de l'hôtel de ville. On peut stationner près de son bureau.  

 

 

 

 

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Dimanche 30 juillet 2006 7 30 /07 /Juil /2006 18:39

Ces quelques photos montrent la forte liaison vélo train dans cette ville.

L'espace d'accès place da la gare est exempt de voitures. Toute la place est destinée aux vélos et aux piétons. Le parking à vélo en contient plusieurs centaines de vélos. Nous sommes un jour travaillé de semaine à l'instant de la photo. Cette place est conviviale et agréable à pratiquer.

  Aussi bien derrière que devant la gare, le parc à vélos est imposant. La coupure que constitue la voie ferrée est donc prise en compte dans le stationnement des bicyclettes.  De nombreuses personnes possèdent 2 vélos, un au départ et un à l'arrivée du train. Ici nous sommes à l'arrière de la gare.

A l'avant, c'est encore plus impressionant.

Un petit parking à voitures ombragé est situé derrière. Un parking en étages à 2 niveaux est situé devant, mais n'apparaît pas sur ces photos.

Par Dominique Bied - Publié dans : urbanisme
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Dimanche 30 juillet 2006 7 30 /07 /Juil /2006 17:09

Voici 2 boulevards urbains différents, correspondants à des niveaux de trafic différents.

Ici nous avons trois voies de circulation, deux files de stationnement, une piste cyclable de chaque côté, et deux trottoirs. Faisons les comptes: 5 files de voitures, 2 files de vélos, 2 voies piétons. L'espace est relativement bien équilibré, le trafic est apaisé. Ce boulevard ne constitue pas une coupure urbaine trop importante. Il n'est pas rare en France, dans nos grandes villes, d'avoir 2x2 voies de circulation, 2 voies de stationnement, 2 contre allées bordées chacune de deux voies de stationnement, soit 6 files de ciruclation et 6 de stationnement. Rien pour les vélos et 2 trottoirs. 

Continuons avec ce boulevard en 2X2 voies. Systématiquement, sur une telle voirie à différentiel de vitesse plus élevé par rapport aux cyclistes, une piste cyclable existe de chaque côté. les vitesses de  pointe pratiquées sur cette voie sont cependant faibles par rapport à ce que nous trouvons en France. 

Sur cette axe d'entrée de ville à 2 voies très fréquentées, on trouve une piste cyclable de chaque côté sous forme de bandes suffisamment larges pour une bonne sécurité. Une université longe cette axe emprunté par de nombreux étudiants à vélo aux heures de pointe du matin et du soir. 

A Bruges, les canaux constituent des coupures à franchir, ils sont nombreux. Le vélo et le piéton ne sont jamais oubliés sur les 2X2 voies. On constate que dans cette ville, ils ont accès absolument partout par le chemin le plus court. On ne leur fait pas subir, comme en France, des détours ou des dénivelés en décourageant l'usage.

 

Par Dominique Bied - Publié dans : urbanisme
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Dimanche 30 juillet 2006 7 30 /07 /Juil /2006 16:29

Il est bien sûr nécessaire de créer des concepts innovants dans nos modes de vie, de les lier à un programme politique favorisant les transitions vers ceux-ci. Mais il est tout aussi indispensable de faire le lien avec des exemples de la vie quotidienne.

C'est pourquoi j'agrémente de plus en plus ce blog d'exemples concrets.

 je vous invite donc à continuer ce voyage initiatique à Bruges, ville durable, que j'ai étudiée en détail lors d'une semaine de mes vacances. Ces détails pratiques peuvent servir à tout militant, élu, technicien, pour inscrire sur le terrain une véritable culture du développement durable. Il ne suffit pas de déclamer sur la place publique qu'il faut rompre avec le "tout automobile", il faut absolument inscrire dans une redistribution de l'espace public la réduction de l'espace affecté à celle-ci en vue de créer les conditions favorables au x changements des comportements. Le seul développement des transports publics, du vélo, ne suffisent pas. Il convient parallèlement de réduire le trafic automobile, comme le préconise la loi sur l'air de 1996, dont Corinne Lepage est à l'origine. Cette loi institue l'obligation pour les villes de plus de 50 000 habitants de concevoir les plans de déplacements urbains. Elle constitue une loi de la même portée que la loi weil en ce qui concerne l'urbanisme. Elle est le socle d'une nouvelle urbanité pourvu que l'application sur le terrain soit conforme et cohérente sur tout le territoire national. C'est une des grandes lois depuis 1958.

Cette photo montre une des entrées de Bruges par une porte. Une piste cyclable la contourne pour laisser passer les voitures dessous. Quelle ne fut pas ma surprise, lorsque je l'ai emprunté, de voir les véhicules venant de l'arrière lever le pied pour vérifier que je prenais la piste, vérifier donc ma trajectoire. Ce comportement n'est pas exceptionnel puisque même les petits véhicules utilitaires conduits par des professionnels appliquent ces règles de comportement.

En effet, certains cyclistes prenaient le passage voiture pour faciliter le tourne à gauche du carrefour suivant . Tout ceci se fait en bonne intelligence, dans une circulation apaisée, sans Klaxons, sans éclats de voie. En effet, il existe en Belgique le code de la rue où le piéton est prioritaire sur le vélo et celui-ci prioritaire à la voiture. Cette culture est ancrée dans le comportement des gens et non dans un règlement appliqué aveuglément. Elle n'est pas venue d'un coup. L'action publique est exemplaire et déterminante dans ce cas. 

Par Dominique Bied - Publié dans : urbanisme
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Dimanche 23 juillet 2006 7 23 /07 /Juil /2006 14:31

Le 4X4 représente environ 5% des ventes en France soit environ 100 000 voitures vendues par an. L'article de David Revault d'Allonnes dans le numéro de libération du 22 Juillet indique que l'an dernier, les ventes de 4X4 avaint progressé de près de 15%; cette année, il recule de près de 6% alors que les ventes de voitures en général reculent de 1.6%.   

http://www.libe.com/actualite/economie/194823.FR.php

Certes, ces pourcentages élevés sont trompeurs car ils s'appliquent à des chiffres faibles sur une niche de marché.

Il est évident que la perspective d'un rechérissement permanent du prix du carburant freîne les ventes de ce type de véhicule.

D'ailleurs, si on veut faire une réelle politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre, il convient de tout faire pour que ce prix ne baisse pas afin d'orienter les comportements de mobilité vers moins de déplacements automobiles. N'oublions pas en effet, que les émissions de gaz à effet de serre des 4X4 représentent un pourcentage infime des émissions nationales.

La seule politique nationale qui vaille est de réduire le nombre des déplacements en automobile tout véhicule confondu, et spécifiquement en milieu urbain.

Rouler en automobile en ville doit être suffisamment cher pour modifier son usage.  En effet dans une démocratie et une économie de marché, ce sont les prix qui déterminent les comportements de consommation. En matière d'automobile, il y a le prix d'achat, mais aussi le coût de fonctionnement. Rappelons que les dépenses liées à la voiture représente 1/4 du budget d'un ménage.

Il semble que la conscience environnementale des français soit en nette progression, surtout chez les jeunes adultes, et que cela commence à se traduire dans les chiffres. Attendons cette confirmation sur 2007.

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Samedi 22 juillet 2006 6 22 /07 /Juil /2006 19:51

En matière de solutions au réchauffement climatique, il y a deux écoles. En Europe, on est bien conscient que la porte de sortie se situe dans l'inflexion de nos pratiques quotidiennes (transport, chauffage, alimentation), en Amérique du Nord, on pense que le progrès technique résoudra le problème. Dans ce deuxième cas, augmenter l'efficacité des puits carbone constitue-t-il un outil possible?

Il convient d'abord de préciser certaines choses sur l'effet de serre pour comprendre pourquoi les puits carbone constituent un enjeu.

Les modèles climatiques ont permis de découvrir que l'augmentation de la température moyenne à la surface de la terre était fortement corrélée à la concentration du carbone dans la haute atmosphère, celle-ci induisant ce que l'on appelle l'effet de serre.

Quant on parle d'absorption du carbone, il faut se représenter la dynamique du cycle du carbone, c'est à dire les échanges entre la terre et l'atmosphère. Autrement dit, à quelle vitesse  envoyons-nous le carbone dans l'atmosphère, combien de temps reste-t-il dans celle-ci, à quelle vitesse le carbone est-il absorbé à la surface de la terre?

Il est insuffisant de regarder les courbes moyennes de concentration carbone dans l'atmosphère intégrées sur des échelles de temps longues, il faut aussi regarder l'ensemble du cycle du carbone, et en tirer une représentation temporelle pour en connaître la dynamique émission-absorption-durée de vie. Cette dynamique est une équation d'équilibre qu'il faut connaître. 

Dans ce contexte, les forêts sont-elles un puits carbone suffisant pour ralentir le réchauffement climatique? La végétation peut-elle compenser l'élévation du taux de dioxyde de carbone atmosphérique en poussant plus rapidement? C'est l'enjeu de la recherche de Stephan Hättenschwiler au centre d'écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier.

En fait, comme on pouvait s'y attendre, plus les sols sont riches en azote, plus certaines plantes poussent vite, ce qui augmente leur potentiel d'absorption du carbone. C'est ce qu'ont démontré des américains qui ont suivi sur 6 ans la croissance d'espèces de prairies poussant sur des terrains enrichis ou non en azote, dans une atmosphère moins riche en CO2. (source P.Reich et al., nature, 440,922,2006). L'intérêt de cette étude est que pour la première fois, on a regardé les effets croisés du CO2 et de l'azote.

Va-t-on alors pouvoir construire un système végétal accélérant l'absorption de CO2 grâce à l'apport d'azote, constituant ainsi un système de compensation à nos émissions de gaz à effet de serre? Rien n'est moins sûr. Stephan déclare que des expériences de terrain, menées sur les forêts tempérées, montrent que les arbres adultes ne grandissent pas plus vite lorsque le CO2 atmosphérique augmente. D'autre part, la décomposition de la biomasse ou les incendies renverront du carbone dans l'atmosphère (source C.Kröner et al.,Science, 309, 1360, 2005).

Nous aurions tort de penser qu'en trafiquant la nature, cela nous permettrait  de continuer sur les mêmes modes de vie avec la même insouciance. C'est un risque que nous ne pouvons prendre. Les puits carbone ne constituent pas une solution durable au problème du réchauffement climatique.

Par Dominique Bied - Publié dans : changement climatique
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Samedi 22 juillet 2006 6 22 /07 /Juil /2006 19:12

 Ces deux photos sont des rues du centre ville de Bruges. On remarque immédiatement  qu'il n'y a pas de mobilier urbain, ce qui diminue le coût des aménagements. Les trottoirs sont libres, il existe une bande cyclable en contresens des voitures, la largeur de la rue ne permettant pas le croisement de deux voitures, autorisant par contre le passage d'un vélo et d'une voiture.

 Une bande cyclable en contresens est efficace et non accidentogène car il y a visibilité réciproque. La vitesse des voitures est très réduite car il n'y a pas de largeur ni de perspectives.  Les calèches à chevaux, les piétons, les cyclistes, les voitures cohabitent sans problème et en toute sécurité.  Le trafic automobile est faible car le stationnement de surface est inexistant et le stationnement souterrain très cher. La qualité de vie sur la voirie est exceptionnelle.

On remarque bien en dessous du panneau de sens unique et de logos cyclistes et vélomoteurs, "uitgezonderd", ce qui veut dire excepté. Le contresens cyclable est ainsi notifié. C'est bien la suppression du stationnement de surface qui permet cela. 

Par Dominique Bied - Publié dans : urbanisme
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Jeudi 20 juillet 2006 4 20 /07 /Juil /2006 20:22

Lors de la dernière Commission Permanente du Conseil Régional, Daniel PERCHERON a présenté le modalités de ce qu'il appelle la concertation, sur le projet de Boucle d'essai ferroviaire et de TER GV.

Ainsi, notre Président régional prévoit la création d'un Comité de Pilotage composé de.....42 personnes !!!

Le pire, c'est que parmi tout ce beau monde, aucun représentant de l'Association "Boutentrain" n'est prévu: il y aura 14 conseillers régionaux, 14 élus de l'Avesnois (quid du Valenciennois et du Cambrésis ?) et....14 personnalités qualifiées !!!

Autant le dire tout de suite, à Cap 21 Nord Pas de Calais, nous ne croyons absolument pas à l'efficacité d'une telle structure, marquée à la fois par un gigantisme propre à diluer les remarques, et par une composition faisant la part belle au pro-CEF et TER-GV (Comment qualifier autrement une personnalité dite "qualifiée" !!!)

A notre niveau, nous pensons qu'une structure plus réduite, composée, par exemple, de 2 Conseillers Régionaux, 2 élus locaux, 4 réprésentants de l'Association "Boutentrain", ces huit personnes ayant voix délibératives, mais accompagnés de 8 "personnalités qualifiées" ayant voix consultative, pourrait être efficace.

Le fait d'écarter, d'office, une association qui est reconnue comme un interlocuteur privilégié dans le dossier, sans même lui donner accés aux débats qui la concerne, risque d'être ressenti comme une provocation, et de radicaliser sa position, là où certains de ses membres, que nous qualifierions d'éco-responsables, sont porteurs d'alternatives, sans pour autant être contre le projet lui-même, s'il est fait dans des conditions acceptables.

Cap 21 Nord Pas de Calais invite donc le Conseil Régional Nord Pas de Calais, à travers son Président en exercice, à revoir les modalités de concertation qui ont été présentées, lors de la dernière Commission Permanente.

A défaut, il est à craindre qu'il doivent faire face, de plus en plus, à ce que l'on appelle des "Nimby", ce qui ne peut que creuser encore davantage le fossé qui existe entre les Politiques traditionnels et leur population.

 
publié par Laurent JEANNAS dans: cap21npdc
Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Mercredi 19 juillet 2006 3 19 /07 /Juil /2006 23:49

Je démarre sur le blog transports un album photos sur un exemple à suivre pour tous les concepteurs de plans de déplacements urbains.

Cette première photo montre comment, de façon spectaculaire, Bruges applique le principe de la conservation des itinéraires cyclables même pendant les travaux de voirie.

 La piste cyclable provisoire est balisée par des poteaux rouges et blancs.

 

Les piétons et les vélos ne sont jamais rejetés en insécurité sur la route. Un espace leur est laissé pendant les travaux.

Quelle différence avec la France !!!!!!!!!!!!!!!!!!

Par Dominique Bied - Publié dans : urbanisme
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Mercredi 19 juillet 2006 3 19 /07 /Juil /2006 23:25

Georges Fandos m'a demandé de mettre sur ce blog les documents du débat public sur le projet d'autoroute A9, projet qui rentre dans la politique de transport en Languedoc Roussillon et Rhônes-Alpes. Les arguments opposés cités dans ces documents sont la copie conforme de ceux énoncés pour l'A12 ou le contournement Est de Rouen. Les partisans de ces projets utilisent l'argument du développement économique lié au développement du transport routier. On sait que cet argument repose sur la confusion entre accessibilité et transport routier. Des solutions alternatives sont possibles.

Ensuite, le chantage à l'emploi est toujours utilisé, ce qui n'a pas de sens dans une économie ouverte où de nouvelles contraintes environnementales apparaissent, où des biens et services disparaissent, d'autres viennent au jour.

Il faut évidemment arrêter la fuite en avant dans des réseaux et des activités amenés à décliner suite au renchérissement du coût de l'énergie et à l'avènement de la contrainte climatique.

Bonne lecture

 

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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