Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 12:30

 Il faut en finir avec la stigmatisation des riches. Cette façon de penser nous empêche d'envisager correctement une répartition équitable des richesses produites, une espérance, une vision long terme.

Cette stigmatisation vient en réalité du fait qu'une immense majorité de la population française et au delà européenne et mondiale est exclue de tout processus d'enrichissement pour eux et leur descendance.

Le philosophe John Rawls nous apporte la solution intellectuelle à ce problème.

Selon lui, les inégalités de revenus et de patrimoine sont tout à fait admissible dans une société si chacun a ce qu'il faut pour vivre dignement et s'enrichir sur la durée par son travail et par l'épargne dans l'environnement où il est (en tenant compte du coût pour se loger, pour se déplacer pour son travail, pour accomplir les actes basiques de la vie quotidienne).

Or, en ordre de grandeur nous avons en France 15 millions de gens qui ne sont pas dans cette situation parce que le rapport entre le revenu net disponible et les charges incompressibles ne leur permet pas de s'enrichir. En sus, si on regarde la dynamique dans le temps de ces revenus et de ces charges, la situation se dégrade très vite car les salaires n'augmentent pas et le coût du logement et de l'énergie augmentent fortement. De plus, les revenus sont tellement bas pour ces gens qu'ils ne peuvent investir pour diminuer leurs charges, ce qu'essaie pourtant de faire toute entreprise bien gérée. On investit pour conquérir de nouveaux marchés ou pour diminuer son coût de fonctionnement ou pour faire des gains de productivité. Pour un ménage, c'est la même chose.

Plutôt que redistribuer en masse, mieux vaut que chacun gagne ce qu'il faut. Cela passe aussi par donner une valeur monétaire à la nature, vecteur considérable de réduction des inégalités au niveau mondial, mais cela est une autre histoire et fera l'objet d'un autre article.

 

Par Dominique Bied - Publié dans : environnement et économie
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Samedi 11 septembre 2010 6 11 /09 /Sep /2010 22:44

L'urbanisme "tout voiture" conçu et réalisé depuis 30 ans a imprimé dans les esprits la notion de territoire à défendre.

 

Ceci amène à stigmatiser toute une population comme les soi-disants cyclistes ou inversement les autres usagers alors que toutes les études et statistiques infirment la réalité d'ensemble.

 

Le vélo est le mode de déplacement le moins dangereux pour les autres.

 

Cette culture de territoire à défendre a pollué toutes les mesures de sécurité routière. Le développement durable, les déplacements doux, nécessitent et imposent la notion de partage de voirie au profit des faibles, piétons et vélos.

 

Eh oui, plus il y a de vélos, même à assistance électrique, plus la ville est sûre et apaisée. Ce n'est même pas une opinion, c'est un fait constaté scientifiquement. La vitesse d'ensemble des véhicules doit se réduire. Les automobilistes et motocyclistes ne sont pas méchants, ils sont juste inconscients de l'énergie cinétique qu'ils représentent.

 

Il suffit d'aller en Allemagne, en Belgique, dans les pays nordiques, pour comprendre comment il faut se comporter avec les piétons et vélos sur une voirie hors autoroute. Je reviens d'un voyage d'affaires à Friedrichshafen au bord du lac de Constance en Allemagne, je peux vous dire qu'il fait bon être piéton et cycliste dans ces pays. Et on ne trouve pas un seul piéton pour râler lorsqu'un cycliste est sur le trottoir car souvent le trottoir se partage avec le vélo. La route se partage avec la voiture. Nous avons un océan à traverser mais il faut aller vite, de nombreuses villes françaises l'ont compris, l'avenir est dans le partage à faible vitesse. Oui, il ne faut pas faire la promotion des deux roues à moteur, mais il faut décupler la promotion du vélo comme mode de transport efficace pour compléter la marche à pied. 


Dans de nombreuses villes étrangères 1/3 des déplacements se font à vélo, 3% chez nous.

 

Commençons par accompagner nos enfants à vélo au collège. Il est facile de mettre autour de la table les fédérations de parents d'élèves, les responsables académiques développement durable, les conseils généraux, les communes dans des groupes de travail cyclobus dans un jeu collectif au service de l'intérêt général. Alors, qu'attendons-nous?

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /Août /2010 18:18

Il est  indispensable de mettre en place des concepts simples permettant de sécuriser l'ensemble des territoires d'une intercommunalité pour les usagers faibles que sont les piétons et les vélos, ceci devant se faire avec un minimum de dépenses publiques.

Le meilleur moyen, et à vrai dire le seul, permettant de concrétiser cela est de passer les limites de vitesse par défaut à 30km/h au lieu de 50km/h que l'on garde pour les exceptions.

Aujourd'hui, nous faisons l'inverse ce qui coûte très cher en génie civil pour l'implantation des zones 30 et pour une efficacité relativement peu intéressante en terme d'usage de la bicyclette comme moyen de transport quotidien.

Il est démontré sans contestation possible que la réduction des vitesses des véhicules motorisés est le vecteur numéro 1 de la sécurité routière et conditionne tous les autres facteurs. De toute façon, on ne peut pas tricher avec des principes physiques aussi fondamentaux que l'énergie cinétique.

Fontainebleau, suivant d'autre communes françaises comme Sceaux, Montreuil, Clamart, Fontenay-aux-Roses, vient de passer en ville 30.

Il est cependant consternant de voir que des élus, appuyés par les associations d'automobilistes, crient à la paralysie de la ville pour se lever contre cette mesure. Cela dénote pour le moins une méconnaissance des faits démontrés, un manque évident de responsabilité, une immaturité évidente sur les questions de vitesse, un manque évident de respect pour la vie humaine. Cela fait trop longtemps que ça dure, et il est temps d'inverser cette tendance. Des communes l'ont compris, il faut absolument tenir bon sur ces positions innovantes en matière de partage de voirie.

Il est aussi démontré, contrairement aux idées reçues, qu'une réduction des vitesses des véhicules motorisés en horaires de pointe améliore la fluidité du trafic car il diminue le risque d'aléa accidentel.  En aucun cas une ville 30 ne peut conduire à une paralysie. La paralysie d'une zone dense est due à l'occupation excessive d'espace des automobiles (170 mètres carré de voiries de flux et de stationnement à mettre à disposition par voiture).

Il est important pour la commune de Fontainebleau de faire de la pédagogie sur l'intercommunalité et de tenir bon car elle sert d'exemple à toutes les associations cyclistes et piétons qui travaillent pour la généralisation des villes 30.

 

Voici un test probant effectué par l'association la vie à vélo en Seine-et-Marne et montrant à l'évidence la pertinence du concept ville 30.

 

Le test de la Vie à Vélo 30 km/h, 50 km/h où à vélo on va aussi vite !

 

Parcours de 2.9 km empruntant notamment rue Grande, rue de la Paroisse, rue Guérin, rue Béranger, entre 18h et 19h mercredi 25 août.

 

Résultat :

 

- limite à 30 km/h : 9’50 - 18 km/h de moyenne - 5.2 l/100km

 

- limite à 50 km/h : 8’20 - 21 km/h de moyenne - 8.8 l/100km

 

- vélo : 8’20 – 21 km/h de moyenne – 0 l/100km !

 

voir les vidéos : http://avon.fubicy.org/ à 30 km/h à 50 km/h à vélo

 

Conclusion : Le temps de parcours dépend essentiellement des encombrements, des feux et stops et très marginalement de la vitesse de pointe qui n'est atteinte que rarement et sur de faible distances. Si l'on rajoute quelques minutes pour trouver une place de stationnement et rejoindre sa destination à pieds, le vélo est gagnant dans tous les cas !

 

En revanche à 50 km/h on met la vie des autres en danger, on fait plus de bruit et on gaspille énormément de carburant (+3.6l/100km avec une Clio, bien plus avec une voiture plus lourde), et d'argent : plusieurs centaines d'euros par an !

 

La Vie à Vélo http://avon.fubicy.org/ contact avon@fubicy.org

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 19:37

Lorsque l'on parle sécurité routière dans le cadre de l'intérêt général et de l'action politique au sens noble (au sens d'un projet politique), il est nécessaire de s'en tenir aux faits réels, aux statistiques officielles de la sécurité routière ou du CERTU.

De quoi parle-t-on? Le vélo est le mode de transport mécanisé le plus sûr de tous. Il ne représente que 5% du total des accidents et 3 à 4% des tués ou blessés et ceci même en tenant compte de l'augmentation considérable de l'usage. Seul un tiers des cyclistes sont responsables de leur accident. A Paris et Lyon, villes ayant installé massivement les vélo en libre services, les accidents en ratio par déplacement ont diminué respectivement de 30 et 40% mesurés sur 18 mois et deux ans.

Le vélo est le seul mode de transport individuel où, quand l'usage augmente, c'est l'ensemble de la sécurité routière qui en profite.

Il y a à peu près 150 morts par an à vélo, la moitié en campagne et la moitié en ville. La plupart des accidents seraient évitables si la vitesse des motorisés était plus faible.

L'explication de ces très bons résultats est simple. On ne peut pas tricher avec la physique. Le nombre d'accidents et la gravité de leurs conséquences dépend d'abord et avant tout de l'énergie cinétique, donc de la masse et du carré de la vitesse. La vitesse amplifie les défauts de comportement. C'est pourquoi il faut encore réduire les vitesses de pointe. D'où le passage à la ville 30 et la baisse à 70km/h sur le réseau secondaire vers lesquelles il faut aller. C'est déjà le cas en Allemagne du Nord sur le réseau secondaire, en France sur une dizaine de villes.

Rappelons que, en agglomération, 90% des deux roues à moteur dépassent régulièrement les limites de vitesse de plus de 90%, selon la sécurité routière.

Alain Juppé lui-même, aux journées cyclab à Bordeaux en Février 2010, a déclaré que le code de la route se mariait mal avec l'usage du vélo et avantageait beaucoup trop la voiture. Aussi, il travaille dans sa ville et son agglomération à la baisse des vitesses des motorisés , au tourne à droite cycliste au feu tricolore, au double sens cyclable dans les sens uniques. C'est une politique ambitieuse qui vise à la continuité d'itinéraires et à l'augmentation massive de l'usage.

Sur la voirie, le danger vient bien plus par les usagers motorisés que par les non motorisés. Il faut prendre acte des réalités objectives et non rester sur des représentations stigmatisantes. En matière de politique qualité, il est essentiel, pour être efficace, de se donner des priorités en fonction des données recceuillies.   

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 18:35

Le VAE, vélo à assistance électrique, est bien le mode de déplacements quotidien le plus performant, le plus économique, le plus écologique de tous.

 

Les VAE d'aujourd'hui, en particuliers les marques néerlandaises comme gazelle, batavus, koga, sont des bijoux de technologie. Jugez plutôt: design irréprochable, assise très confortable, réglage guidon très convivial, 21 vitesses en sus de deux  ou trois allures d'assistance, freins à disque à l'avant et à l'arrière, suspension avant permettant d'absorber facilement les inégalités de nos voiries, suspension élastomère sous la selle augmentant le confort, tout type d'antivol sur les accessoires de série, batterie lithium ion sous le porte-bagages s'encliquetant facilement, sacoches arrières, panier avant. Quelle classe !!!!! 45km d'autonomie minimum en mode eco. C'est la Mercedes du vélo.

 

En utilisant différents types de remorques, ce type de vélo permet d'effectuer tous les déplacements quotidiens sans exception: courses, conduite des enfants, déplacements domicile travail, dans un rayon d'action de 15km environ sans aucun effort inutile, sans souffrir. Si on voulait se donner la peine de revoir la place de l'automobile et les interdistances de station des transports en commun, nous pourrions, avec ce type d'engins avoir des villes très très agréables. Il ne tient qu'aux élus locaux de prendre le train en marche, à commencer par généraliser le concept de ville 30.

 

Ce type d'engin permet de couvrir 2/3 des déplacements moyens d'une automobile. Cela doit fait réfléchir.

 

Cela vaut le coup de mettre entre 1500 et 3000 EUROS dans ce type d'engin si on veut se passer de la seconde voiture, voir même plus. Rappelons que le vélo, et même le VAE est le seul mode où le coût d'usage est très faible par rapport au coût d'investissement.

 

Ce type d'engin, s'il était plus utilisé par les jeunes, permettraient d'améliorer considérablement les chiffres des victimes sur la route par une baisse des vitesses inhérent à l'usage de ces vélos.

 

Croyez-moi, j'ai essayé, cela vaut le coup.

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Samedi 24 juillet 2010 6 24 /07 /Juil /2010 19:45

Aujourd'hui, un jeune qui a fait des études à bac plus 5 démarre péniblement à 1500 euros nets par mois, que ce soit à Paris ou en province, alors que dire des autres. Aux conditions imposés par les propriétaires pour la location (loyer au tiers du salaire plus caution plus CDI plus plus plus !!!!!) ou les banques (mensualité d'emprunt au tiers du salaire plus plus plus !!!!!), seuls une poignée de jeunes peuvent se loger dignement dans Paris. Il y a des mesures d'urgence à prendre car les propriétaires profitent un maximum du marasme économique pour durcir leurs conditions. Or 3/4 des contrats de travail sont précaires avec des salaires de départ faibles et en quasi stagnation ensuite sauf pour quelques uns. Il y a un problème spécifique pour les jeunes vivant seuls.

Il y aurait une mesure simple à prendre. Une personne seule qui souhaite se loger et fait le choix de ne pas avoir de voitures devrait pouvoir emprunter Pour 500 euros de plus par mois à Paris et en île de France comme ailleurs.

Il est important d'assouplir les conditions de location et d'emprunt, en sus de maîtriser la spéculation immobilière, de revoir les critères de définition des risques, sous certaines conditions bien sûr pour ne pas tomber dans des crises type subprime.

 

Il faut une mobilisation rapide sur cette histoire de logement des jeunes.   Les lois actuelles ne suffisent pas. Elles ne correspondent plus du tout à la mobilité professionnelle des jeunes et à leurs revenus.

Par Dominique Bied - Publié dans : environnement et économie
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Samedi 24 juillet 2010 6 24 /07 /Juil /2010 14:30

L'état a enfin compris qu'il faut favoriser l'usage de la bicyclette en ville pour les courts déplacements. En effet, depuis ce mois de Juillet 2010, les communes sont obligées de mettre en place l'autorisation pour les cyclistes de se déplacer dans les deux sens de circulation dans tous les sens uniques situés dans les zones 30.

 

Seulement voilà, de nombreuses communes prises de cours (pourtant la loi date d'il y a un an) prennent des arrêtés interdisant cela sur tout leur territoire. Les associations sont donc condamnées à mener des combats juridiques pour faire annuler ces arrêtés.

 

A contrario, d'autres communes, plus modernes dans leur pensée, vont au delà de la loi en généralisant des doubles-sens cyclables, copiant ainsi les nombreuses villes européennes appliquant cela depuis des dizaines d'années.

 

Quel est l'intérêt de ce concept?

 

Tout d'abord, il n'y a pas de raison que la bicyclette ne soit pas légitime dans toutes les voiries (hors 2X2 voies) dans les deux sens de circulation. Si deux voitures ne peuvent se croiser parfois dans un sens unique, une voiture et un vélo le peuvent, même dans une rue étroite.  Une ville 30 combinée au double sens cyclable est un aménagement extrêmement sûr et efficace à tout point de vue. Il permet aussi une continuité d'itinéraires très pratique pour les cyclistes. En effet induit, il réduit la vitesse des motorisés. Vous en avez un exemple flagrant à Paris entre la gare Saint-Lazare et République. Le double sens cyclable vous permet d'aller en trajet direct de l'un à l'autre en une vingtaine de minutes. A vélo, de la gare Saint-Lazare à la gare de Lyon, vous mettez ainsi une demi-heure en porte à porte à 15km/h en toute sécurité et sans mettre en danger les piétons, ce qui est très bon.

 

L'avenir du déplacement en ville est le partage de voirie apaiser tel qu'expliqué.

 

Il faut asocier ses mesures à une forte communication car j'entends encore sur des radios comme RMC des chauffeurs de taxis osant dire que dans les rues étroites les cyclistes roulaient trop vites et qu'ils ne pourraient s'arrêter à temps !!!!!!!!!!!!! On croit rêver. Lequel des deux roule le plus vite. Je crois que ces gens-là doivent retourner à l'école de conduite pour apprendre les distances de sécurité, le calcul des vitesses en mètre par seconde, le champ de vision, et l'adaptation de la conduite à tout cela.  Il s'agit bien d'inverser la culture du tout automobile et de la loi du plus fort.

 

A propos des rues étroites, le CERTU a démontré qu'il n'y avait pas de problème de sécurité entre vélos et voitures si la vitesse était faible. Une ville 30 suffit donc à résoudre le problème.

 

J'ajoute qu'en Belgique, en sus de cela, l'agglomération de Bruxelles vient de voter la construction d'un réseau express régional vélo, que la ville de Genève va interdire 200 voiries sur les 800 que comportent sa commune à toute circulation automobile de transit d'ici à 2014, pour enclencher une véritable dynamique de modification des pratiques de déplacements.  

 

Les communes exemplaires sont Fontenay-aux Roses, Montreuil, Sceaux, Clamart, Fontainebleau, Aix-les-Bains, Chambéry, Annecy, Grenoble, Strasbourg, Bruges, Brême, Stockholm, Goteborg, Malmoe, Arnhem etc....

 

Les communes en retrait sont Lyon, Petit-Quevilly, et plein d'autres dont je ne connais pas le nom. Certaines communes de l'agglomération de Rouen se distinguent encore par leur incompétence en matière de déplacements.

 

J'invite chaque lecteur de ce blog de saisir son association locale et les élus pour progresser sur le couple ville 30 double sens cyclable.

 

J'invite aussi chaque lecteur de ce blog à donner une liste de communes exemplaires et une liste de mauvais élèves que l'on pourrait diffuser dans la presse. C'est parfois plus efficace qu'un combat juridique au tribunal administratif. Les élus sont soucieux de l'image de leur commune. C'est utile aussi pour les associations présents dans les comités consultatifs.

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Samedi 24 juillet 2010 6 24 /07 /Juil /2010 13:58

 

Le nombre de communes appliquant ou ayant l'intention d'appliquer le concept ville 30 augmente de façon très importante: Fontenay-aux-Roses, Aix-les-Bains,Montreuil ,Fontainebleau. En quoi cela consiste-t-il?
Il s'agit d'inverser la logique des vitesses de circulation dans les agglomérations. Au lieu d'une règle à 50km/h en l'absence de signalisation, on passe la règle à 30km/h et 50km/h devient l'exception.
Quel est l'intérêt de ce concept?
Tout d'abord, en agglomération, la vitesse moyenne des automobiles est de 22km/h. Il ne sert donc à rien de laisser une vitesse maximale autorisée de 50km/h. Cela ne permet pas des progrès tangibles en matière de sécurité routière, pour les piétons en particulier. D'ailleurs, l'immense majorité de nos rues n'est pas accessible au 50, sous peine de mettre en danger les autres usagers. la pratique générale est déjà ainsi. La ville 30 permet donc d'adapter la règlementation à l'usage. L'intérêt majeur de le faire par la règle est de créer une culture générale de conduite apaisée, culture que l'on s'habituera à recopier sur les autres voies du réseau routier pour une amélioration d'ensemble significative de la sécurité routière. En effet, depuis plusieurs années, le nombre de victimes et d'accidents est en baisse, mais lente, alors qu'avec la mise en place des radars et de la réduction des vitesses importante, nous avions fait un saut intéressant. (division par 2). Les forces de l'ordre peuvent ainsi réprimer les comportements  les plus excessifs des usagers motorisés.
Un autre intérêt est de baisser le coût de la mise en place d'une signalisation verticale. En effet, les zones 30 se multiplient avec une inflation de panneaux.
Enfin, cette mesure permet un retour en masse des cyclistes sur la voirie, à coût minimum pour la collectivité, évitant ainsi une occupation illégitime des trottoirs. Rappelons que le CERTU a montré l'intérêt de l'augmentation de l'usage du vélo en masse en terme de sécurité routière par une baisse générale des vitesses des véhicules motorisés deux roues et quatre roues.
Le concept ville 30 est une stratégie gagnant gagnant sur à peu près tous les plans.
Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /Juin /2010 23:49

Un grand nombre de députés UMP ont déposé une proposition de loi visant à l'obligation du port du casque pour les cyclistes. Ceci est récurrent chez nos parlementaires. Les associations cyclables françaises et internationales ont démontré depuis longtemps qu'une telle mesure, loin de régler le problème, ne fait que diminuer le nombre de cyclistes et augmenter l'insécurité routière. La solution n'est pas là mais dans la baisse des vitesses de pointe sur toutes nos routes pour tous les véhicules motorisés.

 

Voici la réponse que j'ai envoyé à tous ces députés.

 

"J'attire votre attention que cette proposition trouvera sur votre chemin et vent debout toutes les associations de cyclistes français et européens, et ceci avec une détermination sans faille.

En voici les raisons:

Les traumatismes crâniens sont 5 à 10 fois plus nombreux chez les piétons et les automobilistes et leurs passagers. D'un strict point de vue santé et sécurité publique, si vous imposez cela, alors, il faut l'imposer aux automobilistes, à leurs passagers et à tous les piétons au titre de l'égalité de traitement juridique. Est-ce cela ce que vous appelez le vivre ensemble? Une carapace pour tous?

D'autre part, il est démontré par des études sérieuses que les pays qui ont voulu l'imposer ont perdu leurs usagers du vélo, ce qui a eu pour effet d'augmenter leur insécurité par baisse de l'usage, et le fait que les fabricants améliorent le design des casques ne change rien à cela.

Soyons sérieux, la seule manière d'améliorer la sécurité routière des piétons et cyclistes est de baisser la vitesse de pointe sur toutes les voiries afin de créer une culture globale de conduite apaisée.
En sus, dans nos villes et villages, les associations cyclistes françaises au travers de la fubicy et européennes au travers de l'ECF, appuyés par Monsieur vélo de l'état Hubert Peigné, ont mis en priorité numéro 1  la généralisation de la ville 30 au lieu de 50, le 50 devenant l'exception et non la règle. Ceci aura pour effet de faire baisser aussi l'usage des deux roues motorisés, 5 à 10 fois plus dangereux pour la sécurité sur nos voiries et nos routes. Nous appuierions cette mesure si vous la mettiez en proposition à la place de la vôtre.  Vous dites que le nombre de victimes cyclistes augmente, c'est une contre vérité sur une longue période. Si vous enlevez le problème des angle morts, ce nombre diminue encore.

Souhaitant faire progresser une pensée transversale sur ce sujet. Pour information, les associations cyclistes conseillent le port du casque mais veulent qu'on en reste là. Les pays nordiques en sont un exemple.

J'en appelle à votre bon sens."

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Dimanche 13 juin 2010 7 13 /06 /Juin /2010 21:18

Mme Kociusko-Morizet déclare à qui veut que c'est l'UMP et autrefois le RPR qui ont conçu et voté les plus grandes lois sur l'environnement: la charte de l'environnement et la loi Grenelle.

Monsieur Borloo déclarait après les consultations grenelle 1 que le gouvernement allait clairement changer de stratégie.

Monsieur Sarkozy déclarait dans un discours enflammé que sa priorité serait la biodiversioté, la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Certes, ces grandes lois ont été voté. Mais au delà des lois, ce sont les actes. qui comptent Sachant que dans toute bonne économie libérale la demande attire l'offre et l'offre attire la demande, toute construction supplémentaire d'infrastructures routières constitue structurellement un aspirateur à voitures et à camions, et, par conséquent, va à l'envers des objectifs poursuivis et annoncés. La campagne de 2007 était donc un "bluff" monumental en ce qui concerne l'environnement. Pas un sujet d'ampleur n'échappe à ce "bluff". En fait, nous ne sommes pas en changement de stratégie et de paradigme, nous sommes dans le "on continue comme avant". Ce faisant, on enferme les acteurs économiques dans un piège, particulièrement les jeunes qui rentrent dans la vie active. En effet, en continuant à inciter les gens à aller chercher de l'habitat individuel à moindre coût du foncier dans le péri-urbain en leur faisant croire qu'ils gagneront du temps de trajet sur le parcours domicile travail, on va les attirer dans un traquenard brisant leurs ressources financières durablement sachant que la rareté de la matière première n'est pas encore intégrée dans les prix. Rappelons un chiffre. Une collectivité territoriale créant les conditions pour que les ménages puissent assurer ses déplacements avec une voiture au lieu de deux permet à celui-ci de gagner 600 000 euros sur 40 ans. C'est dire l'enjeu économique de ces questions.

 

Le doublement d'une autoroute comme l'A9 et l'inscription au schéma national des infrastructures du contournement Est de Rouen sont les illustrations de tous ces reculs du gouvernement sur les questions d'environnement. On satisfait les grandes entreprises du BTP au détriment du pouvoir d'achat des ménages et en continuant de piller la planète de ces ressources. Cela nous mène tout droit à l'explosion sociale quand les 2/3 actuels des ménages qui ne s'en sortent pas passeront à 3/4 et plus encore. En sus, cette façon d'équiper le pays amène à une concentration des acteurs économiques, donc à un déplacement d'activités au détrriment d'un développement harmonieux du territoire.


Voici la réaction de Georges Fandos dans le blog cap21 languedoc roussillon.


La décision de doubler l’A 9 au niveau de Montpellier prise par Jean Louis Borloo, ne résoudra en rien les problèmes de circulation car les embouteillages sont dus à un effet « entonnoir » lié aux limites des voies urbaines de Montpellier dans leur capacités à absorber le trafic massif provenant de l’autoroute aux heures de pointe. Seule la réduction du trafic par le renforcement des transports en commun et le transfert du fret de la route vers le rail (ou la mer) est de nature à réellement réduire les problèmes.

Mais c’est vrai que cela suppose une politique volontariste et innovante dont certains lobbies routiers et du BTP font peu de cas. Les intérêts des citoyens et de la planète sont une nouvelle fois bafoués au profit de ces groupes de pression et d’élus peu imaginatifs ou peu sensibles aux contradictions : on ne peut à la fois vouloir réduire les gaz à effet de serre et vouloir doubler les capacités des autoroutes ! CQFD.

 

 

Saint Aunès, le 13 juin 2010.

Georges Fandos

Délégué régional CAP 21 LR

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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