Dimanche 28 mai 2006

Nous avons une réprésentation du temps de transport généralement fausse. Ce tableau (source données INRETS et IFRESI) décrivant les vitesses moyennes par mode de transport est édifiant. Le temps total hors mode est le temps d'accès moyen à votre mode. On voit que la voiture est peu efficace pour les courtes distances.

par Dominique Bied publié dans : transports de personnes
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Dimanche 28 mai 2006

Qu'est-ce que l'effet tunnel dans le domaine des transports alors que cette expression est couramment utilisée dans le domaine des semiconducteurs?

 

C'est le cas d'une autoroute, ouvrage autonome, véritable tunnel à ciel ouvert comprenant en son sein tous les services.

 

Il n'est pas question ici de remettre en cause ce type d'ouvrage, mais de pointer deux inconvénients et de voir comment on peut en améliorer l'usage et la conception dans une optique d’aménagement du territoire.

 

Une autoroute contribue à dilater l'activité économique et la concentrer dans des métropoles plus éloignées. Plus on peut aller vite, plus on va loin à budget  temps constant (loi de Zahavi). 

 

D'autre part, elle échappe les villages la jouxtant, enlevant par là-même, une forte activité économique de transit comme les services assurés aujourd'hui dans le tunnel à ciel ouvert que constitue l’autoroute.

 

Il serait intéressant, d'un point de vue aménagement du territoire, d'amener les services autoroutiers dans ces villages pour les faire revivre. Je veux parler de la restauration, de la station service, des espaces détentes.

 

Il est urgent, dans les grands projets d'infrastructures, de s'appuyer sur l'existant plutôt que construire ex nihilo des ouvrages dont les impacts environnementaux sont déjà lourdement négatifs.

 

Concilier le lien social, l’économie locale devient une nécessité dans des stratégies gagnant-gagnant.  

 

 

 

par Dominique Bied publié dans : transports de personnes
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Dimanche 28 mai 2006

 Cette dépêche de l'AFP montre que remettre en selle le vélo pour nos transports quotidiens diminuerait nos coûts sociaux. Ceci est une bonne démonstration d'intégration des coûts externes.

Promouvoir le vélo contre l'obésité: deux réseaux de villes s'unissent

28-05  17:04:41  

Deux réseaux de villes ont décidé de s'unir pour faire la promotion du vélo urbain, l'un des instruments efficaces pour lutter contre l'obésité qui commence à toucher de façon inquiétante la population française, notamment les enfants.

"Si l'obésité continue de se propager, l'essentiel des améliorations observées depuis quelques décennies sur la santé des personnes de plus de 50 ans serait annulé par les conséquences du surpoids", soulignent les promoteurs de cette campagne, le Club des villes cyclables, le réseau Epode (Ensemble, prévenons l'obésité des enfants) et la Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUBicy) dimanche dans un communiqué.

15% des enfants sont aujourd'hui obèses ou en surpoids, et près des deux-tiers le resteront à l'âge adulte, rappellent ces associations.

Encourager la pratique du vélo en ville ne coûte pas très cher et peut rapporter gros, estiment-elles. Les déplacements à vélo ne représentent en effet que 3% de l'ensemble de nos trajets quotidiens. Porter cette part à 10% à l'horizon 2010 permettrait de diminuer de 5% les dépenses de santé, soit une économie de 9 milliards d'euros par an, selon les estimations des promoteurs du vélo urbain.

Or une politique vraiment efficace de promotion du vélo en ville, passant notamment par des emplacements de stationnement, des pistes cyclables ou une complémentarité réelle avec les transports en commun, ne coûterait à l'échelon national que 500 millions d'euros, estiment ces associations.

Le programme Epode, qui regroupe dix villes pilote engagées dans des programmes de lutte contre l'obésité des enfants, et le Club des villes cyclables, qui regroupe 750 communes représentant plus de 16 millions d'habitants, vont mettre en commun leurs efforts "pour promouvoir l'usage régulier de la bicyclette pour les déplacements utilitaires et les loisirs", indique le communiqué.

De son côté, la FUBicy lance un manifeste, "A vélo, c'est la santé - 10% de déplacements à vélo en 2010, c'est possible", et un jeu-concours pour sensibiliser le grand public (www.fubicy.org)

© AFP.

par Dominique Bied publié dans : transports de personnes
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Dimanche 28 mai 2006

Voici un article publié par Olivier Lambeaux en Midi-Pyrénées. Il montre qu'une baisse du trafic automobile ne peut être obtenu qu'en diminuant l'espace qui lui est affecté au profit des autres modes. Le stationnement est le premier contributeur à cette baisse. Il n'y a aussi pas de résultats possibles sans un management fort des mobilités. Cela veut dire la connaître et l'optimiser mieux.

Pour le cas de Toulouse, un métro enterré laisse toute la place à l'automobile et empêche une requalification des voiries. Le résultat est donc une augmentation importante du trafic. On sait donc ce qu'il ne faut pas faire.

 
Jeudi 23 Mars 2006

Prolonger la ligne B du VAL : toujours une erreur

Cet article reprend les propos du Collectif PDU 31 qui a une approche participative démocratique et intelligente sur le problème des transports que soutient vivement CAP21 Haute Garonne

En 1984,
les élus de la ville de Toulouse votaient la réalisation d'ici 1996 de 2 lignes de métro VAL, dans le cadre d'une volonté politique locale de développement de l'automobile.

En 1996,
l'objectif est atteint : environ 2 000 000 de déplacements se font en voiture chaque jour dans l'agglomération Toulousaine , soit 81 % des déplacements. La part des transports en commun, y compris la ligne A enfin réalisée, est réduite à 12 %.

En 2000,
la décision de lancer la ligne B est prise sans tenir compte de la loi sur l'air de 1996 qui change la volonté politique nationale en imposant une diminution du trafic automobile.

En 2001,
les élus de l'agglomération toulousaine votent enfin le Plan de Déplacement Urbain (PDU) demandé par la loi sur l'air. Ce PDU entérine la ligne B. Il est mis en révision immédiate de part son faible impact sur la qualité de l'air et le trafic automobile.

En 2003,
les responsables de la révision du PDU proposent la réalisation de 2 lignes de
tramways desservant enfin des centres villes de banlieue :
a) Tramway Plaisance - Tournefeuille- Toulouse centre ? L'Union ? Saint Jean
b) Tramway Beauzelle ? Blagnac - Toulouse centre ? Montaudran -Saint Orens.
Ce serait 30 km de lignes et 50 stations.

En 2004,
le PDU est un échec. Environ 2 400 000 déplacements se font en voiture chaque jour dans l'agglomération Toulousaine ( 80,4 % des déplacements), soit 400000 déplacements supplémentaires par rapport à 1996. Dans la  banlieue qui concentre le développement urbain, seul 3% des déplacements se font en transport en commun. Et la tendance reste toujours aussi catastrophique.

Début 2006,
Le maire UMP de Toulouse (Moudenc), le président PS du conseil général (Izard) et le président du SICOVAL (Valette) se rencontrent pour décider du contenu de la révision du PDU :
a) la prolongation de la ligne B du VAL jusqu'à Labège Innopole (3km de ligne pour 3 stations),
b) doublement en longueur de 4 stations de la ligne A.

Lors de toutes ces étapes, le collectif associatif PDU, les associations de quartier, Les Amis de la Terre, ainsi que les experts techniques ont toujours critiqué le choix du VAL car :
-            trop cher,
-            de faible capacité,
-            sans effet de revalorisation de l'espace urbain.

Le choix du tramway ou de bus urbain en site propre est un choix urbain :
-            transformer les avenues urbaines en un espace attractif pour les piétons, vélos et rollers,
-            valoriser les commerces et activités de quartier,
-            valoriser le patrimoine architectural urbain,
-            valoriser la convivialité urbaine.

Alors, pourquoi nos élus continuent de privilégier le métro ?
C'est pour ne pas se dédire :
Ne pas dire qu'il faut remplacer des voies utilisées par les voitures
par des voies de tramway ou de bus,
par des pistes cyclables.
par de larges trottoirs

Le choix du VAL comme projet de révision du PDU est un choix par défaut afin de ne pas requalifier les avenues routières actuelles des villes de l'agglomération.

Et le collectif associatif PDU :

Le collectif associatif PDU  porte un projet novateur de réseaux de vélo, roller, bus, tramway et train pour un développement harmonieux de nos banlieues.

Le collectif PDU  demande la réalisation rapide des 2 lignes de tramway prévues dans le projet initial de révision du PDU.

Ces lignes ne doivent être que l'amorce du grand réseau de bus, train, tramway, pistes cyclables et espaces piétons qui doit desservir toute l'agglomération en complément aux lignes A et B. Un tel projet est proposé par le collectif associatif PDU  (Document disponible sur http://asso.rumba.free.fr/ et www.montoulouse.fr)

complément du blog master: Un grand nombre de métropoles du nord de l'Europe comprennent qu'investir dans la route pour des "véhicules fossiles" est à fond perdu, elles investissent dans des transports en communs peu couteux voire privilégient le vélo... et nous ici on nous parle de 2nde Rocade, 2ième Aéroport...c'est normal nos gouvernants sont cablés en dur sans capacité de reconfiguration en vol...ils recopient des modèles passés sans prendre en compte les réalités actuelles et à venir...il est temps que les décisions viennent d'une démocratie participative!
 
publié par Olivier Lambeaux dans: Haute-Garonne (31)
 
par Dominique Bied publié dans : transports de personnes
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Dimanche 28 mai 2006

Le transfert modal de la voiture vers les modes alternatifs est aujourd'hui encore  faible. Malgré tous les efforts pour remettre à flot une offre de transports collectifs efficace, la part de marché de ceux-ci oscille entre 15 et 20%. C'est insuffisant pour parler de ville durable. Cet article de Bernadette Caillard-Humeau met en lumière ce que pourrait être la qualité dans un pôle d'échanges multimodal.

conseil municipal d'angers intervention sur l'aménagement de la gare (25/11/05)

Intervention de Bernadette Caillard Humeau Groupe « Servir Angers » Aménagement de la Gare routière – page N°99 Monsieur le maire, Madame Pirotais, Le transfert de la gare routière constitue un des éléments dans la réalisation d’un véritable pôle d’échange multimodal, et nous sommes heureux de voir avancer ce dossier. Cependant, je voudrais pointer plusieurs questions à ce sujet : Tout d’abord, le dimensionnement de la gare routière est-il bien en accord avec le trafic attendu aujourd’hui et dans l’avenir et a-t-on bien prévu son extension en cohérence s’il s’avèrait que la gare routière est sous-dimensionnée ? En effet, la croissance des logements en périphérie, en deuxième troisième couronne ainsi que le développement généralisé de la mobilité au sein de la population au delà d’Angers ne peut que créer une demande de transport collectif. En trois ans, ces trois dernières années, les voyages interurbains ont augmenté de 50 % (480 000 voyages/an, source CG) Par ailleurs, au niveau des équipements des voyageurs, avez-vous prévu une salle d ‘attente bien dimensionnée, , conforme aux attentes qualitatives du public, qui permettent non seulement de répondre aux besoins des voyageurs prenant le car mais aussi de suppléer à l’absence de salle d’attente type Grand voyageur : une salle d’attente où l’on peut brancher un ordinateur portable et avoir accès à internet. Il serait aussi judicieux de coupler le point de vente et d’information avec celui des bus, car il n’y a pas de point de vente Cotra à la gare et cela manque. Embouteillages croissants Je voudrais aussi pointer les problèmes croissants qui vont de pair avec la création de la gare routière au sein de la zone multimodale. Nous créons une gare routière sans que soit résolu le problème d’embouteillages qui ne font que s’amplifier depuis le réaménagement de la gare et de ses abords de la gare, il y a quatre ans maintenant. Le réaménagement de la circulation n’apporte pas satisfaction et je veux au nom du groupe vous (re)proposez des améliorations : - 1. la création d’un dépose-minute rue de Létuanduère, (en emprise par exemple sur le parking Marengo) indépendant du parking Marengo, lequel est d’ailleurs souvent saturé - 2. la mise à l’étude d’une sortie Sud - 3. l’incitation voire l’obligation d’un plan de déplacement entreprise (PDE) pour les entreprises s’implantant dans le quartier gare, afin que leur localisation ait un sens aussi vis à vis de leur personnel, en effet, si leurs salariés viennent tous en voiture et utilisent majoritairement les deux parkings publics, cela contribue à la saturation des parkings pour ceux qui véritablement utilisent la plateforme multimodale (donc qui laissent leur voiture pour prendre le train, le busz ou à l’avenir un vélo). - 4. La création d’un bureau de prêt ou de location de vélo - 5. Le déplacement de la sculpture qui est tellement gracieuse qu’elle distrait peut-être les automobilistes qui tournent autour d’elle (et qui contribuent aux embouteillages … ?!!). Cette œuvre d’art n’a rien à faire dans un rond point automobile pour un espace piétonnier à agrandir devant la gare ce qui constituerait une entrée de ville, une vitrine, bien plus agréable et pratique pour la personne qui sort du train que de tomber sur une barrière de taxi et de voitures. - Enfin pour terminer, à l’usage des passagers en attente de bus ou de train, nous souhaiterions voir enfin l’ouverture d’un buffet de la gare. Chacune des parties SNCF et ville d’Angers semblent se renvoyer la responsabilité, les usagers, eux, l’attendent depuis quatre ans. Place Saint Eloi- Question diverse Monsieur le Maire, des travaux importants viennent d’être réalisés place Saint Eloi. Pouvez-nous nous expliquer les raisons qui vous ont amené à reprendre cette place refaite il y a seulement un an ? Pour quel montant ? Comment comptez-vous ne pas refaire à l’avenir les mêmes erreurs ? Je vous en remercie. La question de l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, en fauteuil roulant ou en poussette devait être prévu à la réfection de la place ! J’en suis d’autant plus navrée que j’avais moi-même interpellé Madame Pirotais sur le sujet lors de la conception de la place en pointant ces éléments à ne pas oublier. Vous (mme P) m’aviez répondu que vous en tiendriez compte et en fait, vous avez choisi ou accepté un pavage, je veux bien que certains trouvent qu’il donne « un aspect authentique » (Vivre à Angers,page 17), pour de nombreux angevins non seulement impraticable avec un fauteuil roulant, mais aussi pénible à pied. Les pavés, contrairement à ce qu’on trouve de façon traditionnelle (authentique ?) dans la cité, sont place Saint Eloi trop larges et ont une surface irrégulière, est-ce que vous testez les matériaux avant de les utiliser ou est-ce l’inauguration de la place ne pouvait attendre le bon pavage ?
 
publié par Caillard-Humeau dans: Cap21 Pays de la Loire
par Dominique Bied publié dans : transports de personnes
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