Samedi 6 janvier 2007

Les concepts de sécurité routière en milieu urbain sont complètement à revoir dans une optique de développement durable en France. Des architectes ont réellement innové dans ce domaine. Ils ont pour nom Hans Monderman en Allemagne, Ben Hamilton-Baillie en Grande-Bretagne, David Engwicht en Australie. Le concept d'espace partagé consiste à apaiser les vitesses de pointe en supprimant une grande partie de la signalisation routière, très déresponsabilisante pour les automobilistes, leur donnant le sentiment d'être en sécurité et de donner de la sécurité. Or l'excès de signalisation et de règlements amène à une accidentologie supérieure et à une fluidité faible, donc à une performance médiocre pour un coût prohibitif.

Au contraire, l'espace partagé inverse le rapport de force entre les véhicules motorisés, les piétons et les vélos, ce qui apaise les vitesses de pointe, et de façon surprenante, améliore la fluidité du trafic et l'environnement.

Ce concept des "routes nues" est déjà appliqué depuis 2004 sur des routes en Allemagne, Angleterre, au Danemark, en Belgique et aux Pays-Bas. Les signalisations ont été enlevées.
Dans les années 1970, l'urbaniste Hans Monderman était visionnaire car il avait commencé à instaurer cela dans les villes néerlandaises de Makkinga et Drachten.

Aujourd'hui, selon l'urbaniste Ben Hamilton-Baillie (chef de la branche britannique du programme "Shared Space" "Espace partagé". Ce programme vise à tester la viabilité du concept des "routes nues" et il est financé par l'Union européenne), "Les automobilistes se comportent entre eux de manière beaucoup plus civilisée", et notamment à Drachten où les feux ont disparu de la place Laweiplein en 2003. Il précise : "Ils ont même élaboré leurs propres signaux manuels pour communiquer entre eux". D'après les autorités, la place Laweiplein voit circuler 22.000 véhicules par jour, dont des dizaines de
bus. Avant, ces derniers mettaient 53 secondes en moyenne pour traverser ce carrefour contre 24 à 36 actuellement. Et en 2004 et 2005, il y a eu deux accidents ayant fait des blessés, au lieu de dix en 2002.

Les Etats-Unis s'intéressent à ce concept. Des urbanistes américains sont
venus observer son fonctionnement à Drachten."

Voici un document plus détaillé:

Voirie pour tous - espace pour tous - shared space Convivialité sur la chaussée

 

La convivialité n'est pas un concept abstrait, c'est la rencontre au quotidien avec autrui, dans un contexte de courtoisie et de compréhension mutuelle, comme le prévoit la "Voirie pour tous".

 

Le rapport "Une voirie pour tous" (rédigé par Hubert Peigné, Conseil National des Transports, juin 2005) est une aubaine pour notre propos. Réunissant les réflexions et discussions du groupe de travail sur le "partage de la rue" (rebaptisé "voirie pour tous" afin d'éviter la confusion lié au double sens du mot "partage" 1) co-utilisation, mais aussi 2) ségrégation, séparation des flux).

 

Maîtrise des flux et sécurité - 1

 

La première génération de maîtrise des flux était basée sur une approche intellectuelle et répressive, nécessitant contrôles et contraventions. Elle faisait appel à la raison, sur la chaussée il fallait lire les panneaux, déchiffrer les indications. Sans apprentissage, cela était impossible. La pléthore de panneaux et leur signification devait être inculquées… et le résultat était le non respect du plus faible, un accroissement de la déshumanisation de l’espace public et l’essor de comportements irrespectueux, voire hostiles, dans l‘espace commun devenu espace anonyme, l’espace des grands chemins de la lutte de tous contre tous.

 

Maîtrise des flux et sécurité - 2

 

Inversement, la seconde génération de maîtrise de la circulation procède autrement. Finis les panneaux, les marquages au sol et le travail intellectuel insensés. C’est au sentiment et au bon sens que l’on fait appel. Au lieu d’interdire, on laisse libre ; au lieu de faire appel à l’intellect, on crée une ambiance qui génère un sentiment de participation, et le tout grâce à des aménagements de l'espace.

 

Le sentiment provoqué peut être celui de chaos ou d’insécurité, notamment chez l’automobiliste, par le flou, l’imprévisible et le vide que laisse l'absence de signalétique. Pas de règles autres que 1) rouler à droite, et 2) priorité à droite. Le reste, c’est au « feeling ». Et ce feeling ne trompe pas. Si les priorités entre piétons, vélos, motorisés ne sont pas définies par la séparation des flux, mais s'agencent par la co-utilisation de l’espace (shared space), il s’ensuit que les motorisés ralentissent spontanément.

 

Créer une ambiance

 

C’est donc cette ambiance que dégage « l’espace rue » qui aura un impact bénéfique bien plus durable sur le comportement des automobilistes que la réglementation rigide et la multiplication des signalisations (panneaux, lignes

 


séparatrices et autres marquages au sol, interdictions et consignes de toute sorte).

 

Les effets pervers de la signalisation à outrance

 

L’esprit humain est d’une organisation formidable, mais ce n’est pas un ordinateur. Bien des informations sont enregistrées dans le domaine subliminal, c’est-à-dire de manière inconsciente. Ainsi, les panneaux, nous ne les voyons plus, mais ils ont une influence sur nous :

 

§         pour les uns, ils remplissent la fonction rassurante de se trouver en terrain connoté connu - on sait, rien de neuf, mais un sentiment d'habitude;

 

§         pour les autres, les panneaux confèrent un sentiment de protection - on pense pour moi, il suffit de faire ce qui est indiqué;

 

§         pour certains, les panneaux provoquent un agacement, une agressivité, une forme d’exigence de subordination à laquelle ils ont envie de se soustraire pour décider eux-mêmes - je fonce parce que je maîtrise;

 

§         et d'autres encore n'y voient que leur priorité permanente qui est censée les protéger.

 

Toutes sortes de comportements pervers découlent de l'outrance de signalisation et réglementation (Quelques exemples : le raisonnement que "si ce n'est pas interdit, c'est permis", donne comme résultat le stationnement sauvage partout; tant qu'il n'y pas au moins deux panneaux de "rappel" pour une limitation de vitesse, on ne la prend pas au sérieux; le panneau "entrée de ville" sans le panneau de la limitation à 50km/h fait qu'on oublie allègrement de lever le pied car aucun panneau ne nous l'impose...).

 

Le monde réglé - le monde déréglé

 

La notion de « sécurité »

 

Nous avons pris l’habitude de déléguer la sécurité à des panneaux, au lieu de faire de la sécurité une cause propre à chaque utilisateur. La seule véritable « sécurité» de tous est le contact visuel qui permet de sonder les intentions mutuelles. Le contact visuel des usagers de la rue écarte le danger plus que ne le font les feux rouges et autres dispositifs soi-disant de sécurité.

 

Or, le contact visuel ne peut être établi qu’à une vitesse maximale de 30km/h - une vitesse encore « humaine » qui permet que notre cerveau personnalise son environnement, perçoive l’expression faciale de l’autre - à pied, à vélo, au volant. L’autre a donc un visage pour nous et devient ainsi un co-utilisateur, un partenaire de la chaussée.

 


Vitesse et anonymat

 

Au-delà de 30 km/h, l’espace devient anonyme, comme dans les jeux vidéo basés sur la vitesse, et qui font débouler les images à l’écran à toute allure - pas besoin d’être un bon dessinateur pour créer ce genre de produit puisque le regard ne peut pas s'y arrêter et on ne voit rien.……

 

En revanche, les urbanistes de l’époque du carrosse savaient pourquoi les perspectives et l’agencement des différents plans qui apparaissent et défilent, étaient si importants - puisque la vitesse du carrosse permettait de les apprécier et de rendre ainsi hommage à l’artiste-urbaniste. Rappelons que le vélo avance à la vitesse du carrosse.

 

Une voirie pour tous - espace pour tous - shared space

 

La seconde génération de maîtrise de la circulation, communément nommée "principles of shared space", vise la même atmosphère : ré-humaniser la ville par l’apaisement de la vitesse et par l’aménagement de l’espace commun en faveur des flux libres des piétons et des cyclistes. En effet, comme le précise l’ingénieur Hans Monderman, le domaine public est un espace que nous partageons avec beaucoup d’autres personnes et qui a beaucoup de fonctions. La fonction « circulation » n’en est qu’une parmi d’autres.

 

En définissant des « zones de trafic » et des « zones sociales », Monderman a réussi à donner un cadre théorique à l’aménagement des rues, et à encourager un traitement différent selon leur appartenance à la zone trafic ou à la zone sociale.

 

Malgré ce constat clair, le « code de la route » s’applique invariablement à tout le réseau routier, qu’il s’agisse de l’autoroute ou d’un sentier.

 

Code de la rue

 

Selon les mêmes raisonnements - que la route de la zone trafic n’a pas la même fonction que la rue dans la zone sociale, et que les usager ne sont donc pas les mêmes - la Belgique a instauré le code de la rue qui s’applique précisément aux rues qui ont une autre vocation que les « routes ».

 

Une voirie pour tous est le rapport final du groupe de travail d’Hubert Peigné (Conseil National des Transports, juin 2005) qui aboutit au même constat. La rue a des fonctions différentes dont il faut tenir compte. Un seul type d’aménagement, en faveur de la seule voiture et de la seule vitesse, est inapproprié. Les exigences de plus en plus tenaces des habitants pour un cadre de vie de meilleure qualité - où la voiture, sans être bannie, n’est pourtant plus prioritaire - sont ainsi reconnues comme légitimes.

 


S'inspirant du concept de « shared space » un programme européen est né avec l'objectif de développer de nouvelles politiques pour aménager l'espace public. Dans ce but, une nouvelle vision concernant la planification dans l'espace public est appliquée sur sept sites pilotes. en faveur d'aménagements concrets dans d'autres villes européennes dont Haren (NL), Oostende (B), Bohmte (D), Ejby (DK). Le site présente les sept projets en cours. Aucun projet en France….

 

Mais cela ne nous empêche pas d’adhérer aux principes de « l’espace pour tous » dans nos villes. Des zones 30 étendues avec abolition du marquage au sol sont un excellent début, à favoriser partout en France.

 

La force des phrases est bien faible comparée aux images des aménagements par exemple des villes de Drachten, Makkinga et Oostervolde (NL) ainsi que des projets du programme européen « shared space ».

 

 

Britta Boutry-Stadelmann

 

VeloBuc, association piétons et vélos 6 place Camille Corot

 

78530 Buc

 

velobuc@free.fr

 

 

Références

 

 

Le bon sens des utilisateurs que nous sommes tous

 

6 janvier 2006

 

 

, rapport d’Hubert Peigné sur la base du groupe de travail « Partage de la rue » (Conseil National des Transports, juin 2005). Téléchargeable :

 

http://www.cnt.fr/NEWS/RAPPORTS/2005-06/30. Une_voirie_pour_tous.shtml

 

Le code de la rue belge. Téléchargeable :

 

http://www. ibsr. be/main/PublicatieMateriaal/Informatie/catalogDetail .shtml?detail =70687181 6&language=fr

 

Le site européen de « shared space » : http://www.shared-space.org/ L’urbaniste Ben Hamilton-Baillie : http://www.hamilton-baillie.co.uk/index.htm

 

L’ingénieur Hans Monderman :

 

http://id . blogspirit.com/archive/2005/0 1/index. html

 

Nouvelle vie pour des villes souffrant du transit automobile http://www. newlifeformainroads.org. uk/

 

Notre site VeloBuc : http://velobuc.free.fr/ notamment les pages « voirie pour tous », « convivialité », « zone 30 » , « apaiser la vitesse », « code de la rue » et « shared space ».

 


Encadré 1

 

1ère génération de la maîtrise des flux et de la gestion de la sécurité

 

 

priorité à la seule fonction de vitesse

 

faire appel à l’intellect

 

l’usager est soumis au contexte

 

la répression sert à faire appliquer les règles

 

signalisation à outrance

 

l’environnement est laid et agressif

 

l’anonymat des usagers est la norme

 

2e génération de la maîtrise des flux et de la gestion de la sécurité

 

 

redonner priorité à la multiplicité

 

provoquer un sentiment

 

faire participer l’usager au contexte

 

gratifier l’autodiscipline

 

abolir la signalisation

 

calmer l’environnement esthétique

 

favoriser le contact visuel et la relation humaine sont la norme

 

 

Encadré 2

 

Le monde réglé - technocratique

 

§        la vitesse comme vertu

 

§        ségrégation des flux

 

§        signalisation à outrance

 

§        répression pour aligner les comportements

 

§        la voiture comme signe de liberté et de progrès

 

Le monde déréglé - chaotique et créatif

 

§        le rythme humain comme vertu

 

§        mixité des flux

 

§        absence de signalisation

 

§        en revanche : contact visuel entre usagers

 

§        appel à l’auto-discipline, “je suis responsable”

 

§        essor de modes de transport moins nuisants

 

§        la voiture utilisée à bon escient

 


Encadré 3 Hans Monderman : Zone trafic - Zone sociale Zone trafic

 

§        un seul objectif

 

§        uniforme

 

§        régulée

 

§        impersonnelle

 

§        prévisible

 

Zone sociale

 

§        multifonctionnelle

 

§        diversifiée

 

§        définie culturellement

 

§        personnelle

 

§        imprévisible

 


 

par Dominique Bied publié dans : urbanisme
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Dimanche 12 novembre 2006

Une des grandes causes du problème des banlieues développée dans les medias et les débats politiques est le type d'urbanisme: grands ensembles, inhumanité de l'espace, problèmes économiques associés, ghettoïsation, etc...Personne, pas même dans les thèses de recherche, n'a encore étudié et quantifié le lien entre la civilisation du "tout automobile" et la dégradation des conditions de vie dans les banlieues.

Pourtant, il suffit de croiser plusieurs paramètres pour se rendre compte qualitativement de l'évidence de ce lien.

Si on a le souci d'une réelle réflexion globale faisant intervenir les modes de vie, l'économie, le revenu net des ménages, l'inflation des prix de l'immobilier, les problèmes sociaux, les problèmes de l'économie souterraine, les problèmes d'environnement (énergie, effet de serre, pollution locale, occupation d'espace), alors on a les clés pour comprendre comment la construction d'infrastructures pour l'automobile a pu contribué fortement au problème actuel des banlieues.

Pour faire cette démonstration qualitative, il faut trouver l'enchaînement logique de ces paramètres.

L'automobile, on l'a vu dans les précédents articles, exerce une pression foncière forte sur les espaces urbains contraints, de par l'usage individuel de la voiture, particulièrement sur les déplacements domicile-travail (environ 170 mètres carré par voiture). Depuis 30 ans, cela a conduit, spécifiquement en France, à une inflation d'infrastructures routières dimensionnées pour les heures de pointe, donc surdimensionnées. Ce mode de vie correspondait aux aspirations de la classe moyenne, séduite par un mode de transport individuel. Les pouvoirs publics ont alors été incapables d'anticiper les problèmes que cela poserait, sans doute peu éclairés par une recherche en sciences humaines très insuffisante. Il est d'ailleurs inquiétant de voir les étudiants en sciences humaines autant stigmatisés par des hommes politiques plus attirés par une vision utilitariste de l'enseignement supérieur. Il est alors dramatique de diminuer les crédits des universités en sciences humaines au profit des sciences dites dures comme les nanotechnologies, l'atome etc... 

 Or les problèmes environnementaux vont nécessiter des changements de comportements nécessitant eux-mêmes une vision globale issue de la sociologie, la psychologie, la philosophie, l'histoire et la géographie, l'anthropologie.

Aborder le problème des banlieues par le rapport entre l'usage individuel de l'automobile et l'espace urbain permet d'enchaîner sur cette logique infernale.

1. La construction excessive d'infrastructures a enclavé certains quartiers dont il est impossible de sortir autrement qu'en voiture. Or c'est le mode de transport le plus cher au kilomètre parcouru.

2. Elle a entraîné une qualité très inégale dans le bâti entre les quartiers en amenant des nuisances (bruit, pollution de l'air, dégradation des paysages). Cette inégalité a contribué à augmenter le différentiel de prix entre différents espaces urbains, à alimenter la spéculation immobilière en déséquilibrant la qualité environnementale du bâti. C'est là que le début de la ghettoïsation peut démarrer, car les ménages à revenus faibles ou même moyens ne peuvent se loger ailleurs. Les revenus moyens ont aussi choisi, pour certains, de s'éloigner. Ils ont ainsi fait le choix d'habiter en périurbain pour échapper à la pression foncière et rechercher une qualité de vie, sacrifiant ainsi du temps de transport en automobile, et alimentant ainsi, sans en prendre conscience, le système.

3. Les ouvrages d'art associés à cette construction de routes ont aussi créé des zones dans lesquelles une économie souterraine d'échanges de produits illicites a pu se développer.

On peut donc construire ce petit diagramme:

aspiration à la mobilité individuelle en voiture ------>inflation d'infrastructures ---------->nuisances -------> création d'inégalités de prix de l'immobilier -------->ghettoïsation par le couplage avec l'inégalité de revenus ----------> création des conditions d'une explosion sociale à long terme.

On voit ainsi comment l'aspiration à un certain mode de vie peut générer par effet domino des conditions urbaines désastreuses. Bien sûr, il ne s'agit pas de culpabiliser les classes moyennes d'avoir fait ce choix. Nous ne sommes pas coupables, mais responsables par manque de vision des pouvoirs publics sur l'urbanisme, la mobilité, et ces effets long terme. Il faut donc regarder ces problèmes en face, pour mieux les traiter, et changer notre modèle de vie.

Il faut sûrement envisager une autre représentation que la maison individuelle pour chacun. Il faudra créer rapidement ces représentations par des offres complètement nouvelles en matière d'urbanisme et de déplacements, de distribution des fonctions de la ville dans l'espace (habitat, emplois, commerces, loisirs).

 

par Dominique Bied publié dans : urbanisme
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Mercredi 20 septembre 2006

Nous allons terminer ce voyage urbanistique par une évidence. La gestion impossible de l'espace public due à l'automobile. Nous reproduisons en vacances les modes de mobilité habituels, peu d'occupants par voiture et une consommation excessive d'espace.

Sur le pont amenant les voitures du front de mer de La Baule Pornichet vers le petit port, des voitures de pêcheurs sont stationnés. Les vélos circulent difficilement.

Le parking est saturé.

 Pour conclure, on peut se demander comment les stations balnéaires très attractives de la France vont gérer le partage de l'espace lorsque plusieurs millions de touristes chinois et indiens ayant fait fortune dans leur pays viendront visiter nos côtes.

Un réforme urgente de nos façons de nous déplacer s'impose. Les modifications à la marge, si utiles soient-elles, ne suffisent plus. 

par Dominique Bied publié dans : urbanisme
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Mercredi 20 septembre 2006

Sur une route, la piste cyclable bidirectionnelle oblige parfois à un gymkhana (slalom). Il est en général préférable, sur une route, d'avoir une piste de chaque côté, sauf dans des contextes de front de mer par exemple.

Du fait de la gestion compliquée de transfert de côté, de nombreux slaloms et traversées de ce type sont imposés aux cyclistes.

par Dominique Bied publié dans : urbanisme
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Mercredi 20 septembre 2006

Vous vous souvenez du premier reportage photo montrant que la piste cyclable du front de mer n'était pas traité sous l'angle de l'agrément touristique pour le cycliste. Il en est de même au port du Pouliguen. On peut prendre une rive du port dans un sens, dans l'autre, il faut faire le détour ou descendre à pied.

Ce genre de défaut n'existe pas à Bruges. Le contresens cyclable s'imposait sur cette voie.

Exception qui confirme la règle: le seul contresens cyclable détecté se trouve au Pouliguen en centre ville. A Bruges, la quasi totalité des rues sont double sens vélo, sens unique voiture.

 

par Dominique Bied publié dans : urbanisme
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