Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 23:23

Le gouvernement britannique compte relever les limites de vitesse sur autoroute de 115 à 130km/h, sous prétexte de favoriser la croissance économique et de faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'état par une consommation de carburant supérieure.

 

Décidément, la crise économique fait perdre la tête à nos élites qui paniquent.

 

On sacrifie la vie des gens pour quelques dixièmes de point de croissance.

 

Le gouvernement britannique oublie les dégâts de l'énergie cinétique pour des visées rétrograde, à l'heure où la vitesse de déplacement est complètement dépassée par la vitesse de transmission de l'information.

 

Il est loin le grenelle de l'environnement à la britannique.

 

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 21:32

Le journal de France 2 de ce soir a publié un reportage sur la centrale solaire de Séville. Cette centrale fournit 119 millions de kilowatt-heures par an, de quoi alimenter 27000 ménages en électricité disait le journaliste, soit 4400 kilowatt-heures par ménage. Or un ménage raisonnable, sobre, de deux adultes et deux enfants consomment entre 2000 et 3000 kilowatt-heures par an. On voit que le développement rationnel des énergies renouvelables va de pair avec une réduction des consommations. Il est temps que les médias le comprennent pour communiquer convenablement là-dessus.

Par Dominique Bied - Publié dans : énergie
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Dimanche 25 septembre 2011 7 25 /09 /Sep /2011 22:07

Un des arguments massu utilisé par les élus en réunion pour éviter des politiques publiques ambitieuses en faveur du vélo est le manque d'élégance lorsqu'on se déplace. Bien que ce soit une idée reçu sans grand sens (il suffit d'aller aux Pays-Bas et en Allemagne pour s'en convaincre), j'ai découvert des accessoires très attractifs au salon du cycle de la porte de versailles de cette année. Voyez donc ce casque constitué d'une coque disparaissant sous une coiffe amovible se fixant sur celle-ci à l'aide de bouton pression. Vous pouvez d'ailleurs vous procurer plusieurs coiffes selon les saisons, hiver ou été par exemple. Enfin un casque au design esthétique.

 

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Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 22:04

Les plantes et animaux migrent vers les pôles plus vite que prévu.

Tel est le titre de l'article du blog d'Audrey Garric, journaliste au monde. Je relaie cet article sur ce blog car il n'y a rien à ajouter. La communauté mondiale gesticule sur le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre d'origine anthropique mais les actions sont très loin d'être à la hauteur des enjeux alors même que le green business ou plutôt le green washing se développe à grande vitesse. Cet article est lui-même un résumé d'études de la revue science.

 

"Partout dans le monde, des plantes et animaux rampent, grimpent, glissent ou volent pour atteindre des altitudes et latitudes plus hautes, au fur et à mesure de l’augmentation des températures. Et ces espèces migrent d’autant plus vite et plus loin que le changement climatique se fait ressentir fortement dans une région. Voilà les conclusions d’une large étude publiée jeudi 18 août dans la revue Science par le département de biologie de l’université de York.

 

  Si les scientifiques connaissaient déjà la capacité des espèces à s’adapter aux changements de température, cette enquête met pour la première fois en lumière la rapidité de ces déplacements. En moyenne, les espèces déplacent leur habitat vers des terres d’une altitude supérieure à raison de 12,2 mètres par décennie et surtout vers des latitudes plus hautes et plus froides à une vitesse de 17,6 kilomètres par décennie. Soit des taux trois fois plus rapides que ceux observés par les précédentes études sur les migrations.

"Ces changements reviennent, pour les plantes et animaux, à s’éloigner de l'équateur de vingt centimètres par heure, chaque heure et chaque jour de chaque année, explique Chris Thomas, biologiste à l’université de York et responsable de l’étude. Ce phénomène s’est déroulé au cours des 40 ans dernières années et devrait se poursuivre au moins jusqu’à la fin du siècle."

"Dans les montagnes françaises, quelle que soit l'altitude étudiée, les plantes sont en train de migrer pour conserver les températures nécessaires à leur survie, confirme Jonathan Lenoir, chercheur à AgroParistech Nancy. En une vingtaine d'années, les plantes herbacées des sous-bois ont migré de près de 85 mètres en moyenne tandis que les arbres, arbustes et buissons progressaient de 20 mètres."

Si Chris Thomas et ses collègues ont constaté une grande variation dans la façon dont chaque espèce individuelle a migré au fil des décennies, le changement climatique reste le point commun de chacun de leurs déplacements : "Il n'y a aucune autre raison qui expliquerait que tant d’espèces différentes se dirigent vers les pôles ou à des altitudes plus hautes, sur tous les continents du monde."

Le risque, à terme, réside dans un danger rapide d'extinction de nombreuses espèces dans des zones où les conditions climatiques se détériorent. Mais dans le même temps, d'autres espèces vont se déplacer vers les zones où le climat sera devenu convenable. "En France, des espèces endémiques, comme l’Argus bleu nacré de Provence, sont menacées d’un risque d’extinction, notamment dans le sud de la France et en zone montagneuse, livre Chris Thomas. D’autres espèces, habituées au climat méditerranéen, devraient au contraire davantage se développer, changeant la composition des écosystèmes. Il y aura donc des gagnants ainsi que de nombreux perdants."

Par Dominique Bied - Publié dans : changement climatique
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Dimanche 11 septembre 2011 7 11 /09 /Sep /2011 23:00

Les véhicules motorisés étaient encore dans la rue ce week-end, majoritairement des motocyclistes et cyclomotoristes. Ils ont appeler à une union des usagers de la route pour faire du lobbying avec d'autres associations afin de protester contre des mesures prévues par le gouvernement.

 

Dans ce collectif, aucune association de piétons ni de cyclistes ne s'y trouve, pour la bonne raison que sous couvert de lutter contre le tout repressif, on ne veut pas réellement réduire sa vitesse, surtout en ville et sur le réseau secondaire, là où les accidents sont les plus graves et les plus fréquents. L'observatoire de la sécurité routière vient de sortir une très bonne analyse sur 2010, très détaillé.

 

Les tableaux notent le manque de responsabilité des deux roues à moteur qui pour le tiers d'entre eux, se tuent seuls sur la route. Il est important de dire que la route ne sera jamais parfaite pour tous, les autres usagers ne seront jamais parfaits, ce qui nous oblige, non seulement à respecter les limites de vitesse, mais en sus à rouler plus lentement si les circonstances l'exigent. Il s'agit de conduire juste.

 

Le tableau suivant est édifiant. En allemagne, hors autoroute, le trafic est extrêmement paisible, et les usagers faibles sont très respectés au delà du règlement.

 

A noter que le vélo est le mode de transport mécanisé le plus sûr de tous, alors que le trafic vélo a doublé.

 

lien sur le fichier sécurité routière:

 

qui tue qui contre qui
Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Dimanche 11 septembre 2011 7 11 /09 /Sep /2011 19:34

Laurent Fabius n'ayant pas réussi à créer une communauté urbaine sur Rouen, bridé par certains maires hostiles à cette idée d'intercommunalité élargie, a lancé en Janvier 2010 la CREA, avec les élus locaux volontaires. Ceci aurait été une bonne initiative s'il n'y avait eu la nomination de 45 vice-présidents, déjà élus locaux, avec les indemnités correspondantes de 1796 euros bruts et un minimum de personnel qui s'ajoutent aux autres indemnités. A une époque où on manque de financements pour des projets de recherche permettant de garder  ou d'obtenir des positions de leader sur des marchés en croissance potentielle ou pour faire démarrer des petites entreprises innovantes, on mesure là le fonctionnement inacceptable d'institutions publiques qui ont perdu le Nord face aux défis qui sont les nôtres. Dieu que de dépenses inactives pour des notables qui se servent plutôt que servir. Nous sommes vraiment en période prérévolutionnaire où l'opulence des uns se cognent avec la précarité des autres et le désespoir d'entrepreneurs innovants mais toujours mobilisés malgré l'adversité.

 

Notons qu'il y a un vice-président affecté au plan climat. Cela frise le ridicule. Un simple exemple. Une bonne politique cyclable permettant de faire passer l'usage du vélo en centre-ville à 20% et à 10% dans l'ensemble d'une agglomération coûte 10 euros par an et par habitant. 3/4 des déplacements automobile font moins de 5km avec 1.4 personne de moyenne dedans. Il est impossible de tenir les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre sans une politique vélo qui amène l'usage à au moins 10% des déplacements sur tout le territoire. En agissant pour le développement du vélo par l'ambition dans la construction d'infrastructures et la mise en place des cyclobus dans les collèges, des plans de déplacement d'entreprises, on a les moyens de faire beaucoup plus que n'importe quel vice-président affecté au plan climat. L'idée d'une politique nationale vélo est sérieuse. Cela se fait au Danemark avec des moyens très supérieurs aux nôtres.

 

Le problème dans tout cela, c'est la perte de confiance dans la capacité du politique a être efficace à mettre de l'argent dans l'investissement d'avenir plutôt que dans le coût de fonctionnement. 

 

Il est urgent de retrouver les valeurs de simplicité, de modestie, de patience, retrouver le cycle normal épargne sur la durée investissement permettant un développement soutenable et durable dans la justice sociale nécessaire au bon fonctionnement de l'économie.

Par Dominique Bied - Publié dans : environnement et économie
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Samedi 10 septembre 2011 6 10 /09 /Sep /2011 17:59

IBM fait régulièrment une enquête mondiale sur la mobilité domicile travail. Enfin on prend en compte cette dimension dans la compétitivité des entreprises au travers du mal-être des salariés.

 

Voici les résultats, ils sont édifiants et montrent la limite du développement tel qu'on le conçoit. C'est bien le symptôme d'un système à bout de souffle.

 

L'étude mondiale d’IBM sur la pénibilité des trajets quotidiens révèle un problème de congestion dans les grandes villes internationales

 

  • Le sondage a été effectué auprès de 8 192 automobilistes, dans 20 villes sur 6 continents.
  • La circulation s'est généralement aggravée, ces 3 dernières années.
  • Moscou est aux prises avec des embouteillages de deux heures et demie.
  • Malgré la congestion, les automobilistes de Beijing déclarent que la circulation s'est améliorée.
  • Houston, New York et Los Angeles s'en sortent relativement assez bien.

 

ARMONK (NY), le 30 juin 2010 – Les trajets quotidiens dans certaines des plus grandes villes du monde, économiquement parlant, sont plus longs et plus exténuants que jamais, reflétant l'incapacité de l'infrastructure de transport à suivre le rythme de l'activité économique, selon la première étude mondiale IBM sur la pénibilité des trajets quotidiens, publiée aujourd'hui.

IBM a effectué un sondage auprès de 8 192 automobilistes, dans 20 villes sur 6 continents, la majorité indiquant que la circulation s'était aggravée, les 3 dernières années. La congestion qui sévit actuellement dans beaucoup de villes en développement est un phénomène relativement récent, qui est apparu en même temps que la rapide croissance économique de ces villes, les 10 ou 20 dernières années. Par contre, la circulation dans des villes comme New York, Los Angeles ou Londres a augmenté graduellement sur plusieurs dizaines d'années, donnant aux responsables plus de temps et de ressources pour régler le problème.

Par exemple, la classe moyenne en Chine est en pleine croissance, le nombre de nouvelles voitures enregistré à Beijing, les 4 premiers mois de 2010, ayant connu une hausse de 23,8 % pour atteindre 248 000 véhicules, selon le bureau des taxes municipales de Beijing. Selon les prévisions, le montant total des investissements de Beijing dans son métro devrait être supérieur à 331,2 milliards de yuans, d'ici 2015, car la ville va plus que doubler le réseau actuel, d'après Beijing Infrastructure Investment Co., Ltd. La ville compte investir 80 milliards de yuans en 2010 pour créer son infrastructure de transport.

L'étude a livré quelques points intéressants. Au total, 48 % des automobilistes de Beijing ont indiqué que la circulation s'était améliorée les 3 dernières années (pourcentage le plus élevé du sondage), ce qui reflète les initiatives qui ont été prises pour améliorer le réseau de transport de cette ville. En outre, le trajet quotidien des conducteurs à Stockholm, en Suède, semble être, sinon agréable, du moins sans problème. Seuls 14 % des automobilistes suédois interrogés ont déclaré que le trafic nuisait à leur rendement au travail ou à l'école.

Pourcentage de personnes qui travailleraient plus

Pourtant, dans l'ensemble, l'étude brosse le tableau de nombreux citadins qui se démènent chaque jour pour se rendre au travail et en revenir. Ainsi, par exemple, 57 % de tous les répondants déclarent que la circulation routière nuit à leur santé, ce pourcentage grimpant à 96 % à New Delhi et à 95 % à Beijing.

De même, 29 % indiquent que la circulation a eu des effets néfastes sur leur rendement au travail ou à l'école, ce pourcentage passant à 84 % à Beijing, 62 % à New Delhi et 56 % à Mexico.

Moscou est connue pour la durée de ses embouteillages. Les automobilistes russes précisent que les retards avoisinent en moyenne les deux heures et demie, lorsqu'on leur demande d'indiquer la durée du pire embouteillage qu'ils aient connu, ces 3 dernières années.

Indice IBM de pénibilité des trajets quotidiens

IBM a compilé les résultats de l'étude selon un indice qui classe le prix affectif et économique des trajets quotidiens dans chaque ville, sur une échelle de 1 à 100, 100 étant le plus coûteux. L'indice révèle une énorme disparité dans la pénibilité des déplacements quotidiens d'une ville à l'autre. Stockholm connaît les déplacements quotidiens les moins pénibles de toutes les villes ayant fait l'objet de l'étude, suivie de Melbourne, de Houston (à égalité avec Melbourne) et de New York.

Indice IBM de pénibilité des trajets quotidiens

L'indice compte 10 paramètres :1. durée des trajets quotidiens; 2. temps de blocage dans la circulation, étant entendu que :3. le prix de l'essence est déjà trop élevé ; 4. la circulation s'est aggravée; 5. les arrêts et les démarrages posent un problème; 6. conduire, c'est stressant; 7 conduire peut provoquer de la colère; 8. la circulation affecte le travail; 9. la circulation est si mauvaise que les véhicules sont immobilisés; et 10. certains décident de ne pas se déplacer à cause du trafic. Les villes affichent les résultats suivants : Beijing : 99; Mexico : 99; Johannesburg : 97; Moscou : 84; New Delhi : 81; Sao Paolo : 75; Milan : 52; Buenos Aires : 50; Madrid : 48; Londres : 36; Paris : 36; Toronto : 32; Amsterdam : 25; Los Angeles : 25; Berlin : 24; Montréal : 23; New York : 19; Houston : 17; Melbourne : 17; et Stockholm : 15.

«Les solutions traditionnelles – construire plus de routes – ne suffiront pas à vaincre la croissance de la circulation dans ces villes à l'évolution rapide,» déclare Naveen Lamba, chef de secteur mondial IBM pour un transport intelligent. «Il faut donc déployer plusieurs solutions en même temps, pour éviter d'engorger les réseaux de transport, Il faut de nouvelles techniques qui permettent aux responsables des transports de mieux comprendre et de gérer proactivement les flots de circulation.»

Étude mondiale IBM sur la pénibilité des trajets quotidiens – Principaux résultats

Les résultats de l'analyse du sondage ont révélé un certain nombre d'éléments clés liés à la manière dont la circulation touche les banlieusards :

 

  • 49 % des conducteurs des 20 villes pensent que la circulation routière s'est aggravée, les 3 dernières années, et 18 % estiment qu'elle s'est beaucoup dégradée. Cinq pour cent seulement prétendent que la circulation s'est considérablement améliorée, seules Beijing (16 %) et New Delhi (17 %) atteignant des résultats à deux chiffres. Il existe 7 points névralgiques, selon les deux cases du bas (circulation «passable» ou «bien pire») : Johannesburg (80 %), Moscou (64 %), Toronto (64 %), Mexico (62 %), Sao Paulo (61 %), Milan (59 %) et Buenos Aires (57 %).
  • 87 % des répondants ont été bloqués dans des embouteillages, ces 3 dernières années, le retard moyen étant d'une heure. Les «meilleures» villes sont Melbourne, Stockholm et Buenos Aires, où 25 % des automobilistes ou plus déclarent qu'ils n'ont jamais été coincés dans la circulation. À l'autre bout du spectre, on trouve Moscou, où le retard moyen est de deux heures et demie et où plus de 40 % des conducteurs disent avoir été bloqués dans des bouchons pendant plus de 3 heures.
  • Le tiers des répondants (31 %) ajoute que la circulation a été si mauvaise, ces 3 dernières années, qu'ils ont fait demi-tour et sont rentrés chez eux. Le pourcentage à Beijing est cependant de 69 % (le plus élevé du sondage), et seulement de 15 % à Berlin (le plus faible).
  • S'il était possible de réduire le temps de déplacement, 16 % des répondants du monde entier choisiraient de travailler davantage. À New Delhi, 40 % indiquent qu'ils travailleraient plus (pourcentage le plus élevé du sondage), comparés à 5 % à Madrid (pourcentage le plus faible).

 

L'étude sur la pénibilité des trajets quotidiens a été effectuée par IBM pour mieux comprendre ce que les consommateurs pensent de l'engorgement des routes, car le problème atteint des proportions catastrophiques, à l'échelle du pays, et les niveaux élevés d'émission de dioxyde de carbone entraînent des préoccupations d'ordre environnemental. Cette situation touche les communautés du monde entier, dans lesquelles les administrations publiques, les citoyens et les entreprises du secteur privé cherchent plus que des remèdes classiques, comme l'ajout de routes et un meilleur accès aux transports publics, pour renverser les effets négatifs de la hausse de la congestion.

Cette année marque la première étude sur la pénibilité des trajets quotidiens à l'échelle internationale. IBM a déjà mené cette étude aux États-Unis en 2008 et 2009.

IBM travaille activement dans le domaine du transport plus intelligent, par l'entremise d'une équipe internationale de scientifiques, de spécialistes de l'industrie et de professionnels des services informatiques pour chercher, tester et déployer de nouvelles fonctions de gestion de l'information routière dans les villes, à l'échelle mondiale. Les résultats de l'étude sur la pénibilité des trajets quotidiens serviront à évaluer les préoccupations des citoyens face au trafic, ainsi que les problèmes des banlieusards. Ils serviront également à développer des solutions comme l'automatisation des péages, les prévisions de circulation en temps réel, les frais pour congestion routière et la planification intelligente d'itinéraires. Et enfin, ils serviront de base pour lancer de nouvelles méthodes innovantes visant à réduire la circulation.

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Samedi 27 août 2011 6 27 /08 /Août /2011 13:48

J'espère que Jean-Pierre Beltoise ne m'en voudra pas d'emprunter le nom de son école pour le titre de cet artcile, mais c'est celui qui représente le mieux la manière dont il faut envisager la sécurité routière. Jean-Pierre a été pionnier en créant son école conduire juste. En effet, le code de la route et les limitations de vitesse affichés sur les panneaux sont très loin d'assurer une sécurité routière optimale. Le code doit être accompagné de comportements adaptés des usagers de la route, ce qui est très loin d'être le cas, mais aussi de sanctions et de manière de les appliquer adaptées dans une optique de partage de voirie et de priorité aux usagers faibles, particulièrement en milieu urbanisé. Montesquieu a écrit l'esprit des lois. La loi et les règlements doivent être conçus et appliqués avec l'esprit qui va bien, non seulement les aspects défensifs que constituent la sécurité, mais aussi les aspects offensifs que constituent les problèmatiques climat et énergie. 

 

Jean-Pierre a été auditionné par une commission sécurité routière de l'assemblée nationale et certaines de ses phrases sont pertinentes et lourdes de sens. Nous avons tous des progrès à faire dans la prise en compte des dégâts causés par des vitesses inadaptées, des accélérations inadaptées, la prise en compte de la priorité qui doit être donner aux usagers faibles et à la conduite apaisée.

 

Je cite quelques unes de ces phrases essentielles qui illustrent mon propos.

 

"J’ai perdu un frère, puis ma première épouse, dans des accidents de la route. Ayant vécu dans le risque, j’ai fini par comprendre les raisons de ces deux accidents, a priori difficilement explicables. La voiture de mon épouse a percuté, avec un prototype matra, un poteau téléphonique sur l’autoroute A6, avant que ceux-ci ne soient protégés par des rails de sécurité. Mon frère a été percuté de face dans un virage par une voiture qui doublait ; après avoir considéré que le conducteur de celle-ci était responsable, je pense aujourd’hui que c’est mon frère qui roulait trop vite et qu’il a été victime d’un mauvais contrôle de sa vitesse. Il en va de même pour l’accident que j’ai eu en solex."

 

J'attire l'attention des automobilistes lecteurs de ce blog sur l'accident de son frère. Il faut mettre en rapport cet accident avec les deux phrases suivantes.

 

"Au volant, la véritable performance est de savoir éviter de mettre en péril sa propre vie et celle des autres, et d’être capable de supprimer tout risque d’accident, même simplement matériel."

 

Les derniers mots sont très importants, "même simplement matériel". Dans les statistiques de sécurité routière, on ne porte attention qu'à la frange extrême, les tués. En fait, il faudrait tenir compte des accidents matériels, même bénins. Les données reccueillies par les responsables sécurité des entreprises nous disent que plus les petits incidents matériels sont grands, plus le risque d'accident grave est grand. Une politique sécurité routière doit d'abord s'appuyer sur la diminution de ces incidents, indicateur réel des comportements. Il y a là un énorme travail à faire si on veut aller vers le zéro accident. 

 

"C’est sur ces bases que j’ai créé l’école « Conduire juste ». Nous travaillons aussi à convaincre les conducteurs du caractère aléatoire de l'efficacité des techniques d'urgence : un bon conducteur ne doit jamais avoir besoin de donner un coup de frein ou de volant au dernier moment ; lorsqu’il en arrive là, il est déjà dans l’erreur."

 

En tant qu'intervenant départemental sécurité routière, ce sont ces mots qui ont attirés mon attention. Si vous avez un accident et que vous êtes dans votre droit, vous avez toujours la possibilité de faire le bon geste si vous roulez à une vitesse adaptée, c'est à dire en général plus faible, adaptée à votre champ de vision. En effet, vous avez alors la possibilité d'anticiper une manoeuvre d'évitement sans précipitation, donc avec le maximum de chances de réussite. C'est le sens de l'intervention de Jean-Pierre sur l'accident de son frère. Lorsqu'on est dans l'urgence, on est déjà dans l'erreur. Or la vitesse et les accélération excessives nous conduisent à l'urgence.

 

Je continue à citer son audition:

 

"La philosophie de cette école est de faire en sorte que le conducteur ne soit jamais en situation d'urgence. Pour cela, nous déclinons quatre grands thèmes : préparer la conduite ; voir ; prévoir ; anticiper. Loin de prôner les qualités d’habileté d’un conducteur au volant, le référentiel « Conduire Juste » rappelle comment celui-ci doit se comporter en fonction des situations. La conduite n’est pas une affaire d’habileté, mais d’anticipation."

 

Une vitesse adaptée permet l'anticipation et le bon geste, la non urgence, et parfois, la vitesse adaptée est en dessous de la limite affichée par les panneaux, rarement au dessus, voire jamais. Un accident est toujours issu d'une situation que les conducteurs n'ont pas prévu à l'avance, ni même imaginé. Adapter sa vitesse à l'impondérable potentiel devrait faire l'objet d'un enseignement majeur dans les écoles.

 

"Lorsque j’ai créé l’école « Conduire juste », en 1986, on m’a expliqué qu’apprendre à conduire aux gens était utopique. On m’a pris pour un fou ! Cependant, depuis les années 1970, je travaillais sur l’insécurité sur les circuits automobiles, et donc sur l’insécurité routière. J’étais convaincu que les accidents de la route n’étaient pas une fatalité, mais la conséquence de comportements défaillants. Cette analyse a été confirmée par les études détaillées d'accidents menées par l’Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité (INRETS) et le Laboratoire d'accidentologie, de biomécanique et d'étude du comportement humain (LAB). Elles ont montré que plus de 80% des accidents de la route sont dus à une erreur de conduite ; 50 % de ces accidents peuvent être imputés à une mauvaise perception du danger – l’apprentissage de la conduite rend les conducteurs respectueux d’un système mais ne leur apprend pas à être méfiants – ; enfin 40 % de ces accidents sont dus à de mauvaises interprétations et prévisions du danger.

Le référentiel incite le conducteur à modifier son comportement dans le sens d’une meilleure conscience des risques et d’une meilleure attention à ceux-ci, donc d’une plus grande méfiance, d’une plus forte exigence envers lui-même et aussi d’une meilleure tolérance envers les autres. La sécurité routière passe par un comportement de non agressivité, de tolérance et de respect des autres.

Nos formations ont d’abord pour objet de faire prendre conscience aux conducteurs de la nature et de l'importance des risques routiers. En développant des stratégies de perception des situations et d'anticipation des événements dangereux, nous enrichissons l'expérience des conducteurs face aux situations à risque et aux réponses qu'ils peuvent y apporter. Ce travail, autrefois effectué sur piste, l’est maintenant sur simulateur.

 

Nous développons également une attitude de respect de la règle et des autres usagers, ainsi que de tolérance et de courtoisie à l’égard de ceux-ci.

Enfin, nous valorisons une démarche de conduite éco-citoyenne.

Pour atteindre ces objectifs, nous avons élaboré un référentiel de conduite facilement mémorisable, applicable à toutes les situations, permettant à chacun de s'auto-évaluer et de progresser facilement. Nos exercices privilégient l'observation, l'imagination – voire la curiosité – et l'anticipation plutôt que la maîtrise de techniques d'urgence : un bon conducteur ne se met pas en situation d’urgence."

 

Les résultats significatifs en matière de sécurité routière ne seront obtenus qu'avec une formation obligatoire et permanente de tous les conducteurs sur ces bases. S'occuper de la drogue, de l'alcool, des grands excès de vitesse est très insiffisant pour diviser encore par deux le nombre des victimes.


 

 

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
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Mercredi 24 août 2011 3 24 /08 /Août /2011 18:37

L'Institut français de l'environnement (IFEN) est sur le même ton avec cette article.

 

Si des progrès sensibles sont réalisés sur le front de l'environnement, l'étalement urbain s'accélère dangereusement. Les villes ne cessent d'étendre leurs banlieues tentaculaires, dévorant l'espace et bétonnant la terre, multipliant les atteintes à l'environnement et menaçant la biodiversité constate l'Institut français de l'environnement (Ifen).

Dans son dernier rapport quadriennal, l'Institut français de l'environnement (Ifen) tire la sonnette d'alarme sur le recul préoccupant des espaces naturels en France, irrésistiblement grignotés par les lotissements, zones d'activités et routes.
Les zones artificielles couvrent désormais 8% du territoire métropolitain alors que, dix ans auparavant, elles n'en couvraient que 7%, une augmentation qui représente chaque année 60.000 hectares perdus, selon le ministère de l'Ecologie.
Une évolution qui est due plus encore au mode de vie des Français qu'à la croissance démographique, explique Guillaume Sainteny, Directeur des études économiques et de l'évaluation environnementale.
Il évoque le rêve du pavillon individuel, l'aspiration à vivre au vert, l'individualisation des modes de vie, l'augmentation de la surface des logements, la recomposition des familles, sans compter la flambée de l'immobilier qui oblige les familles à faible revenu à s'éloigner de plus en plus des centres-villes pour trouver un logement adéquat.
Résultat, le modèle de ville à l'américaine, très étalée, se développe rapidement sur le vieux continent, pourtant historiquement composé de villes compactes. Or "la ville dense est le modèle le moins polluant et le plus économe en espace, en énergie, en temps et en coût", fait remarquer l'Ifen.
Car l'étalement de la ville renforce la dépendance à l'automobile, avec pour corollaire, toujours plus d'émissions de gaz carbonique (CO2), principal gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique.
La biodiversité est la première victime de ce recul de la nature. De nombreuses espèces sont menacées en France, comme les vertébrés, et d'autres, hier banales, pourraient devenir rares, comme les populations d'oiseaux communs qui ont reculé de 27% depuis 15 ans en milieu agricole, selon l'Ifen.
"L'espace urbain se dilate et la ville diffuse colonise le monde périurbain, à tel point qu'il paraît de plus en plus difficile de réfléchir à l'évolution des territoires en séparant l'urbain du rural", avertit l'institut.
La Délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale (Datar) avait déjà mis en garde contre les risques d'une urbanisation des campagnes dans une étude prospective publiée en 2003 ("Quelle France rurale pour 2020").

Une situation générale qui s'améliore
"De manière générale, les situations les plus critiques de forte pollution localisée se sont beaucoup améliorées", a noté la ministre de l'Ecologie Nelly Olin, en présentant le rapport devant la presse.
"L'économie est de plus en plus éco-efficace", a commenté le directeur de l'Ifen Bruno Tregouët, avec une meilleure maîtrise des pollutions et un poids accru du tertiaire. Depuis 25 ans, "on constate un découplage entre les émissions de CO2 -le principal gaz responsable du réchauffement climatique- et la courbe de la croissance", a-t-il relevé.
Mais si la qualité de l'air des grandes et moyennes agglomérations s'est améliorée depuis 2002, la pollution due aux transports reste préoccupante. Premier émetteur de GES, les transports ont vu leurs émissions se stabiliser depuis 4 ans, alors que le secteur de l'industrie pollue de moins en moins.

FOCUS

Etalement urbain: l'exemple de Toulouse


La ville de Toulouse s'étire le long des axes routiers selon une dynamique de croissance caractéristique du phénomène d'étalement urbain, indique dans son dernier rapport quadriennal, l'Institut français de l'environnement (Ifen).
Les axes de transport (routes, périphériques, RER, tramway) structurent le développement des villes et en particulier des zones périurbaines, souligne l'Ifen. Les axes rapides facilitent en effet la concentration parce qu'ils attirent les activités et les lotissements, et en même temps participent à l'étalement de la ville en en repoussant les limites, explique-t-il.
L'"artificialisation" des terres progresse donc d'abord le long des axes routiers, qu'elle soit le fait de l'habitat ou des activités économiques, indique l'Ifen.
"Dans le cas d'une ville en expansion comme Toulouse, cette extension tentaculaire est particulièrement nette", estime l'institut.
"Pour cette ville, qui peut s'étendre sans contrainte physique sur des terres agricoles, les grands axes routiers dessinent la géographie de l'expansion urbaine", souligne le rapport.
La croissance de la ville gagne d'abord les villages péri-urbains, puis "l'artificialisation s'étire en grappes le long des axes routiers" et progresse ensuite "de manière alvéolaire, en remplissant les vides laissés entre les axes", selon ce rapport.

FOCUS

<a href="http://www.ifen.fr/publications/syntheses/ree2006.htm" target="_blank" title="'L'environnement en France', la synthèse du rapport">'L'environnement en France', la synthèse du rapport

Par Dominique Bied - Publié dans : urbanisme
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Mercredi 24 août 2011 3 24 /08 /Août /2011 18:24

Je relaie ici un article du site actu-environnement. La démonstration est faite de façon incontestable que les ménages ont envi d'abandonner un peu plus la voiture pour les déplacements courants. C'est aux collectivités territoriales d'accompagner ce mouvement et de créer les conditions favorables à ce changement prévisible depuis longtemps. Les modes doux, dont le vélo ont un potentiel de progrès énorme et inexploité à sa juste valeur.

 

"La loi Grenelle 2 aborde la question de l'étalement urbain et de l'artificialisation des sols sans fixer d'objectifs chiffrés. Pourtant, l'enjeu est social, économique et environnemental, comme le quantifie la FNAUT dans une étude sur la mobilité.

 

80 % des Français jugent que la voiture reste aujourd'hui un moyen de transport indispensable, selon un sondage Ifop publié le 25 mai dernier. Ce chiffre passe à 90 % pour les ruraux et les plus de 65 ans. Pourtant, la voiture ne fait plus rêver… Seulement 30 % des personnes interrogées estiment qu'elle est un outil de plaisir. Depuis l'augmentation du prix des carburants, 56 % des sondés l'utilisent moins, 4 % envisagent de s'en séparer. Il y a également ceux qui envisagent de déménager pour diminuer leurs dépenses transport (4 %)… Les transports pèsent en moyenne pour 15 % du budget des ménages aujourd'hui. C'est le deuxième poste de dépense, avant l'alimentation.

Dans une étude financée par l'ADEME, la fédération nationale des associations d'usagers des transports (FNAUT), qui dénonce l'étalement urbain et ses impacts sur les pratiques de mobilité, a suivi les pratiques de déplacement de 19 ménages ayant déménagé d'une zone périphérique vers le centre de Tours. Conclusions ? Si le nombre de déplacements reste stable, la longueur moyenne des trajets et l'usage de l'automobile sont nettement en baisse.

Déménagement en ville : place à une mobilité plus douce

Une précédente étude réalisée par l'agence d'urbanisme de Tours et Beauvais-Consultants avait montré qu'un ménage périurbain émettait en moyenne deux fois plus de CO2 qu'un habitant du centre ville au cours de ses déplacements (979 équivalent CO2/an/hbt contre 488). Bémol de cette étude : la sociologie de la population périurbaine n'est pas la même que celle du centre, il est donc difficile d'en tirer des conclusions claires. C'est pourquoi la FNAUT et Beauvais-Consultants ont souhaité poursuivre l'étude, en étudiant les pratiques de déplacement de 19 ménages qui déménageaient de la périphérie au centre-ville de Tours pour diverses raisons.

Premier constat : le nombre de déplacements n'a pas varié, mais la raison de se déplacer a changé. Pour le travail, les études, les achats et les loisirs, ils sont en hausse (de 7 à 14 %). Au contraire, les déplacements d'accompagnement (des enfants…) ont nettement chuté : - 40 %.

La longueur moyenne des déplacements est quant à elle passée de 9 à 6 km (- 33 %). Cette baisse est particulièrement marquée pour les achats (- 75 %), l'accompagnement (- 65 %) et les études (- 65 %), qui ne nécessitent plus que des déplacements de 2 km en moyenne. Elle est plus faible pour le travail (- 25 %) et les loisirs (- 15 %).

Les modes de déplacement ont nettement évolué. L'utilisation de la voiture chute de 42 %, au profit des transports collectifs (+ 40 %), du vélo (+ 100 %) et de la marche (+ 243 %).

Résultat : le kilométrage annuel effectué en voiture passe de 6.000 km à 3.700. La consommation annuelle de carburant passe de 474 litres à 298. Les émissions de gaz à effet de serre des ménages pour les déplacements ont baissé de 35 %.

Densifier l'habitat et créer une mixité des fonctions en ville

Cette étude qualitative et exploratoire, qui nécessite d'être poursuivie et menée sur un échantillon plus large pour pouvoir être extrapolée, démontre néanmoins l'impact d'une densification de l'habitat sur les pratiques de déplacement. ''L'idée qu'en s'installant loin du centre, on fait des économies est fausse, souligne Jean Sivardière, président de la FNAUT. Si le foncier est moins cher, les dépenses en chauffage, en transports sont plus élevées. Avec une hausse des prix de l'énergie, on s'oriente vers une catastrophe sociale''. Les dépenses d'énergie (habitat, transport) peuvent constituer jusqu'à 60 % du budget des ménages les plus pauvres aujourd'hui. Or, les politiques de la ville peinent à prendre ces questions en compte.

''On touche à des problèmes d'urbanisme, de localisation des activités. Cela dépasse la simple question des transports, analyse Pierre-Yves Appert, directeur Villes et Territoires durables de l'ADEME. On est très loin d'avoir résolu le problème''. Les enjeux sont pourtant économiques (coût des infrastructures), sociaux et environnementaux.

Si la loi Grenelle 2 inclut dans les documents d'urbanisme (SCOT, PLU, PADD…) un objectif de ''consommation économe d'espace'' et une ''analyse de la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers'', aucun objectif chiffré n'est donné. ''L'étalement urbain se poursuit et même le SCOT le plus ambitieux conduit à un étalement urbain'', relève Pierre-Yves Appert.

 
Au Canada, il faut payer pour habiter loin Dans plusieurs provinces canadiennes, comme en Ontario, les promoteurs développant des projets de construction éloignés des centres-villes paient aux collectivités une taxe, selon le principe du pollueur-payeur. Cette pénalité est souvent reportée sur les acheteurs de maisons neuves.
 

Pour la FNAUT, il faut densifier l'habitat autour des gares afin de concevoir un aménagement en étoile autour des axes de transport collectif, développer des contrats d'axe pour développer les nouveaux quartiers autour de nouvelles lignes de transport. ''Pour cela, il faut élargir les compétences des autorités organisatrices de transport au logement'', explique Jean Sivardière. Il faut également se méfier des idées reçues : densifier, ce n'est pas entasser les gens dans des immeubles. Les logements haussmanniens sont beaucoup plus denses que les tours du XIIIè [arrondissement de Paris]".

La FNAUT préconise également de taxer plus fortement les logements inoccupés afin de favoriser leur remise sur le marché. 100.000 logements seraient libres à Paris, 6.000 dans une ville comme Grenoble. ''Nous devons également être capable de proposer des logements urbains plus grands, plus adaptés. Les événements démographiques dans la famille constituent les principaux facteurs de déménagement vers la périphérie'', note Pierre-Yves Appert.

Enfin, la FNAUT esime qu'il faut internaliser les coûts de la circulation automobile (congestion, ,nuisances sonores, pollutions) via le péage urbain, la taxation du stationnement des grandes surfaces en périphérie pour favoriser le commerce de proximité et encourager les nouvelles pratiques de transport (autopartage…)."


Sophie Fabrégat

Par Dominique Bied - Publié dans : urbanisme
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