Lundi 23 janvier 2006

L'exemple des difficultés de Ford et General motors est symptomatique d'un mode de fonctionnement des entreprises à courte vue et aveugle au problèmes environnementaux et énergétiques. Ce manque de vision se traduit maintenant par une crise sociale.

 Les constructeurs français et européens feraient bien de méditer cette leçon qui nous vient d'outre-manche. Gouverner c'est prévoir apprend-on dans les écoles. Comment des leaders d'entreprises tels que Ford ou GM ont-ils pu faire preuve d'autant d'imprévoyance sur le prix du pétrole et la sensibilité du consommateur alors que depuis de nombreuses années on connaît le problème.

Ce sont en fait les 30 000 salariés qui font les frais de ce manque d'anticipation, de ce manque de vision stratégique. En fait, ces dirigeants n'ont fait que reproduire et améliorer des produits et des process existants depuis longtemps sans remettre en cause les concepts. En fait, ils n'ont pas fait leur travail, n'ont pas vu des évidences que tout citoyen éclairé a perçues. Au lieu de se remettre en cause et d'évoluer en douceur vers d'autres façons de vendre et utiliser l'automobile, ils ont provoqué une restructuration brutale.

Nos constructeurs feraient bien de se méfier de ces signes précurseurs et de regarder, certes l'amélioration des moteurs, mais aussi les usages de l'automobile. La bonne stratégie est de chercher des synergies avec les différents acteurs de la vie économique et sociale, les autres acteurs du transport pour changer les pratiques de mobilité et de fabriquer des véhicules répondant à ces nouveaux besoins. (voir mon article changer les usages de l'automobile du 11 Nov 2004). Les nouveaux objectifs doivent être de servir la fonction mobilité au minimum d'impacts négatifs sur l'environnement. Cela veut dire changer l'aspect individuel de l'usage (voir mon article l'automobile est-elle vraiment un transport individuel du 15 Janv 2005 ). Cela implique de nouveaux "concepts-cars". Il y a un champ énorme d'innovations à exploiter pour sortir des schémas de développement issus des années 60 et aujourd'hui obsoletes au niveau de la pensée.

Si le monde automobile ne s'engage pas dans d'autres voies, y compris en construisant avec des gens qui ne sont pas du sérail, alors il sera contraint de restructurer dans l'urgence avec les dégâts sociaux que l'on connait. Il est encore temps d'anticiper, mais le délai se raccourcit.

Il en va de même pour toutes les entreprises dont l'activité et les achats sont sensibles au prix du pétrole, je pense à l'industrie du plastique. 

 Finalement, il est temps de se mettre au travail, le vrai, celui qui apporte une valeur ajoutée, celui d'une pensée nouvelle, pas celui qui se contente de produire et de reproduire.

par Dominique Bied publié dans : transports de personnes
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Jeudi 19 janvier 2006

Enfin le gouvernement prends la mesure de l'importance de l'énergie cinétique dans l'insécurité routière. Une campagne va être menée sur le respect des distances de sécurité, et il est question de s'attaquer au bridage des véhicules puissants. Pourtant, il a fallu se débarasser d'un discours véhiculé par des anciens coureurs automobile. Pour eux, il fallait se contenter du terme maîtrise de la vitesse. Ce terme n'était cependant pas lisible pour le commun des mortels, mais s'il comportait une part de vérité.

Il a donc fallu à nos gouvernants 16000 morts par an dans les années soixante dix, puis 8000, puis 5000, pour se rendre compte d'un paramètre connu depuis notre programme scientifique de terminale. Nous avons bien du mal à faire passer le vivre ensemble dans ce pays, alors que les pays scandinaves ont réagi depuis bien longtemps. Savoir vivre ensemble n'est pas seulement faire la fête, mais c'est aussi permettre à chacun de se déplacer en paix sur la route. C'est aussi permettre à chacun de jouir du  droit le plus élémentaire, celui de vivre tout simplement.

Vitesse, distance de sécurité, alcool, drogue constituent le cocktail de l'insécurité routière. Cela représente 1 million de morts par an dans le monde, soit l'équivalent d'une guerre 14 tous les 10 ans ou encore 1 onze septembre par jour. Pourtant, la couverture médiatique n'est pas la même alors que l'ampleur de ces dégâts diffus est énorme.

Nous avons perdu beaucoup de temps à nous attaquer d'abord à la technique (sécurité des vehicules, amélioration des routes) alors que le problème n'était pas vraiment là, mais beaucoup plus dans l'usage du produit voiture.

Pour aller plus loin, il faut maintenant se débarasser de la dépendance culturelle addictive que nous avons avec l'automobile pour l'utiliser plus efficacement. Cela coûtera moins cher à tous les acteurs économiques et permettra à l'industrie automobile de croître autrement. 

par Dominique Bied publié dans : transports de personnes
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Jeudi 19 janvier 2006

Je réponds aux deux commentaires pour compléter cela. Les mots croissance et décroissance sont beaucoup trop abstraits pour avoir un sens. Le sens est donné par ce que chaque être humain souhaite librement, par la dignité que la collectivité humaine et les activités qu'elle génère donne à tout habitant de cette planète.

La croissance, telle qu'elle est entendu est une construction mathématique permettant de compter la valeur ajoutée des acteurs économiques. Cette comptabilité, à cause des découvertes nouvelles sur la valeur patrimoniale de notre maison terre, est obsolete.

La décroissance n'a donc pas plus de sens. Il faut remettre l'économie au service de l'homme et réapprendre à réfléchir en termes de services rendus (voir mon article changer les paradigmes de l'économie.), à minima de prélèvements sur les ressources terrestres qui nous sont offertes et à maxima d'enrichissement du patrimoine terre.    

par Dominique Bied publié dans : transports de personnes
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Mercredi 18 janvier 2006

J'ai passé Noël chez mes parents à Dunkerque. Pas très loin de St Omer, il y a un champ d'une vingtaine d'éoliennes sur deux lignes. Je me suis arrêté sur le bord de la route, à peu près au barycentre des deux lignes. Le trafic routier était peu dense. Je n'entendais pas du tout le bruit des parties mobiles. Dès qu'il y avait une voiture, le bruit de roulement des pneus sur la route se faisait entendre.

Il est vraiment de mauvaise foi de dire que les éoliennes font un bruit tel que cela nécessite des avis défavorables à l'implantation de ces outils énergétiques.

par Dominique Bied publié dans : transports de personnes
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Lundi 21 novembre 2005

DOUBLEMENT DE L’AUTOROUTE A 9: LETTRE OUVERTE A MRS LES COMMISSAIRES ENQUETEURS

Saint Aunès le 22 octobre 2005. DOUBLEMENT DE L’AUTOROUTE A 9 LETTRE OUVERTE A MRS LES COMMISSAIRES ENQUETEURS
Messieurs les commissaires enquêteurs, Le doublement de l’A9 ne correspond pas aux préoccupations actuelles en matière d’environnement et de santé, car il contribuerait à aggraver à la fois la pollution de l’air, l’effet de serre, la santé des populations riveraines, l’insécurité routière sur les tronçons aval et amont de l’A9 (du fait du flux supplémentaire ainsi autorisé).
 
Et, ce qui n’est pas négligeable compte tenu du prix du pétrole, le déficit de la balance commerciale en sera aggravé d’autant, sans oublier l’épuisement de ces ressources fossiles (pétrole). C’est donc un projet du passé. En termes de priorités, il vaudrait mieux renforcer les transports collectifs dans l’agglomération pour limiter le trafic local.
 
Pour celui de transit, il faudrait construire des infrastructures de transport combiné rail-route : voie ferrée et plate-formes multimodales. À titre de comparaison, je vous rappelle que le transport combiné en France évite aujourd’hui déjà 4000 poids lourds par jour, soit un million par an sur un trajet moyen de 700 km, le dégagement correspondant de 820 000 tonnes de CO2 par an, une économie de 245 millions de tonnes de gazole par an (source ADEME).
 
La priorité des priorités, ce serait donc de construire la ligne TGV-Fret en urgence, de renforcer les axes Nord Sud pour le fret dont la ligne Béziers-Naussargues, et pourquoi pas demain une ligne fret spéciale, car la cohabitation avec le TGV limitera certains transports de marchandises à terme.
 
Il faudra aussi un jour s’interroger sur la croissance continuelle du transport de marchandises : ne faut-il pas la décourager avec par exemple une éco-taxe au km, afin de re-localiser les emplois et l’économie chez nous ? En effet, le dumping économique favorisé par la sous-estimation des coûts de transports pour les entreprises (qui sont pris en charge par la collectivité) et la mise en concurrence d’économies très inégales, fait payer un lourd tribut à la société française en termes d’emplois. Sans parler des conditions de travail déplorables des chauffeurs venus des pays de l’Est, de l’insécurité routière due à la fatigue, et du coût des accidents…
 
Je vous prie donc d’apporter votre aide à l’arrêt de cette fuite en avant qui nous mène à notre perte en refusant l’utilité publique à ce projet issu d’un autre âge. Vous rendrez ainsi service aux générations futures. Je sais que cette décision n’est pas facile à prendre mais elle vous honorerait et nous vous en remercierons de tout cœur au nom de nos enfants. La lucidité exige du courage, ne ratez pas ce rendez-vous ! Dans cette attente, je vous prie d’agréer, Messieurs les commissaires enquêteurs, l‘expression de mes sentiments respectueux. Georges Fandos Délégué régional CAP 21 LR - Habitant de Saint Aunès
par Dominique Bied publié dans : transports de personnes
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