Dimanche 11 février 2007 7 11 /02 /2007 19:28

Voici une lettre envoyée aux médias par Guy Fichet de Ouistreham et mon commentaire à la suite:

POLLUTION  QUI  A   DIT  POLLUTION ?

 

 

 

Actuellement vous ne pouvez pas ouvrir un journal ou regarder une télé sans que l’on vous parle de pollution. (A juste titre)

    Mais si nous parlons de pollution, il ne faudrait peut être pas mettre tout le monde dans le même panier.

    Lorsque l’on parle de pollution industrielle, les entreprises sont accusées de trop polluer et de ne pas acheter de droit à polluer.

    Certes , il y à certainement des efforts à faire mais ATTENTION : Si nous sommes trop sévères, elle délocaliseront avec un désastre de plus pour l’emploi. La fumée fera quand même le tour de la terre.

     En ce qui concerne la pollution automobile, c’est encore pire :

 Les automobilistes sont bien obligés de conduire  ce que les constructeurs leurs proposent en évitant tous les parcours inutiles bien sûr.

Beaucoup d’efforts et de recherches ont été faits ( voitures Hybrides,Electrique, ect)

Mais en ce qui concerne le transport de marchandises tout le monde est muet, y compris Nicolas Hulot.

Les LOBBYS routiers sont-ils aussi puissants au point d’avoir rendu tous les médiats et certains défenseurs de la nature complètement aveugles ??

       Un journal spécialisé dans le transport à estimé à 1000 le nombre de camions sens/jour entre le tunnel sous la manche et Perpignan.

Je me suis livré à un petit calcul rapide :

Tunnel…Perpignan égal 1000 Kms : Un poids lourd consomme en moyenne 35 litres/100

CALCULONS : 2000 poids lourds sur 1000Kms avec 35 l/100 égale 700Tonnes de gasoil de brûlés chaque jour.     700 T/J  multiplié par 250 jours ouvrables soit  175000 Tonnes.

 

           Vous avez bien lu 175000 tonnes brûlés par an et sur un seul axe.

 

Dans la même étude nous pouvons lire que 80 pour 100 de ces camions sont étrangers.

               (Portugais , Espagnols ou venant de l’Europe du nord)

Ils traversent notre pays sans aucune retombée économique , polluant, détruisant nos routes et provoquant un grand nombreux d’accidents avec les blessés et les morts qui en découlent.

       La Belgique vient d’interdire les sauts de puces sur son territoire avec les avions à cause de la pollution et du bruit.

Messieurs les politiques Français un peu de courage : Légiférér :

Interdiction de transporter les marchandises par la route sur une distance de plus de 500Kms dans un premier temps. Privilégiez le train ou la voie d’eau.

 Sur l’axe Tunnel.. Perpignan avec 20 Trains jour/sens, la consommation du gasoil sur cet axe

serait ramenée à 35000t/an ce qui est encore trop mais nettement mieux.

Si nous voulons sauver la planète, il faut être ferme .

Si nous ne faisons rien, dans 10 ans nous ne pourrons plus rouler sur les routes FRANCAISES.

 

Guy Fichet

OUISTREHAM

 

mon commentaire:

 
Je me dois de répondre avec des données globales et relatives. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas légiférer sur le point que vous évoquez.
 
Quand on parle de la pollution des transports, il faut analyser l'ensemble. Malheureusement, nous sommes obligés de recadrer les raisonnements en fonction de la réalité actuelle.
 
Le trafic routier dans son ensemble représente 40% des émissions et consommations et les voitures particulières 60%. Le trafic aérien ne représente que quelques% de l'ensemble.
 
Mais vous avez raison sur un point, dans le domaine du transport en général, on arrive vite à des chiffres énormes en consommation d'énergie fossile. Le transport représente environ 1/3 des consommations et 1/4 des émissions de gaz à effet de serre sur la planète. Eff"ectivement, si nous exportons nos modes de vie à la Chine et l'Inde, alors nous courons à la catastrophe environnementale.
 
Comme je le disais, il faut analyser globalement le problème et hiérarchiser les priorités.
 
Un chiffre pour illustrer:
 
Il y a 30 millions d'automobiles en France, 800 millions dans le monde. Chacune consomme 1 tonne équivalent pétrole, soit  30 milions de tonnes équivalent pétrole pour le parc français, 800 millions dans le monde. Les réserves prouvées en 1999 étaient évaluées à 200 milliards de tonnes.
On voit donc que l'effort prioritaire à faire est sur les 450 milliards de kilomètres effectués par les voitures particulières.
 
En terme de trafic, le trafic longue distance en camion ne représente que quelques % du trafic globale. Par exemple, à Rouen, sur les 45000 véhicules qui circulent tous les jours avenue du Mont-Riboudet, 8% représentent les poids lourds.
 
Dans les déplacements poids lourds, 80% font moins de 150km.
 
Dans le tonnage de marchandises transportés, en ville, la moitié est transportée par les particuliers eux-mêmes dans leur voiture.
 
Bien sûr, il faut valoriser le ferroutage, la voie d'eau et légiférer. Mais il ne faut pas s'illusionner sur l'impact positif de ces actions sur l'environnement global de la planète. En sus, il faut que ces nouveaux modes de transports soient industriellement efficaces.
 
On voit qu'en élargissant la réflexion, on sort des discours simplistes développés dans les médias et cela nous oblige à être plus innovants et plus complets dans nos réponses. La face émergée de l'iceberg camion ne doit pas nous dédouanner de réduire notre consommation de kilomètres en voiture particulière, surtout en milieu urbain. Pour les solutions innovantes, je vous renvoie aux quelques articles du blog transports.
 
Le fil rouge des vraies solutions est de développer des logiciels d'organisation des transports pour augmenter les tonnes marchandises par camion, le taux d'occupation des véhicules particuliers, et d'articuler de façon efficace les modes de transport entre eux. Un autre volet à travailler est de favoriser les circuits économiques courts.
Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 4 février 2007 7 04 /02 /2007 22:22

Un certain nombre d’écrits commence à attirer l'attention du public sur des thèmes glissants. L'écologie serait une dictature car elle mènerait à une intrusion dans les choix de vie quotidienne des populations. Elle serait castratrice de liberté. S’ajoute à cela la stigmatisation des écologistes. On les montre du doigt en les décrivant comme des agitateurs de peurs, ce qui renforce cette idée de dictature. En effet, la peur induit le manque de confiance en soi, donc le recours à l’homme providentiel toujours tenté d’imposer des solutions par des contraintes fortes. Elle empêche la population de se prendre elle-même en main pour régler collectivement ses propres problèmes de fonctionnement, donc de s’émanciper, de se donner de la liberté durable.  

 

Il est légitime de se poser cette question. Elle amène cependant à discréditer  un discours pour écarter politiquement des mouvements émergents proposant des solutions innovantes.  

 

Se poser la question du développement durable revisite notre conception de la liberté, ou plutôt l’inventaire des différentes libertés. On peut opposer la liberté instantanée et la liberté durable, la liberté individuelle et la liberté collective.  

 

 L’exemple de l’usage de l’automobile et de la mobilité est très illustratif.  

 

Liberté instantanée :   je veux aller de la porte de chez moi à la porte de la destination aussi vite que je veux et quand je veux. 

Liberté durable : si je fais cela, je ne vivrai pas longtemps car l’accident de la route est proche. 

Liberté collective : si je fais cela, je risque de renverser des piétons et donc de priver des personnes de la liberté de vivre. 

Liberté collective encore : si chacun fait cela, on crée des embouteillages gigantesques et on bride la liberté de se déplacer. 

Liberté collective à nouveau : si les 6 milliards d’habitants de la planète font cela, alors les dégâts climatiques seront tels que les désordres des sociétés mettront en danger les démocraties.  

 

La question n’est donc pas tant « est-ce que l’écologie est une dictature ? », mais plutôt « comment peut-on mener le projet écologiste de façon démocratique en visant l’optimum des libertés.  

 

C’est tout le sens du combat pour l’autonomie des agriculteurs et du débat sur les OGM face aux semenciers, de celui des maisons autonomes en énergie pour ne pas assécher les populations à faibles revenus, des indépendances nationales par rapport aux énergies fossiles, des agriculteurs à l’Est de Las Vegas qui se battent contre l’agence de l’eau de la ville pour garder la liberté de vivre de leur travail, des cyclistes urbains qui se battent pour pouvoir se déplacer en sécurité, etc….  

 

Non, vraiment, se battre pour l’écologie c’est lutter pour la liberté de choix compatible avec un vivre ensemble acceptable. L’écologie, c’est regarder la réalité en face pour proposer des solutions adaptées. C’est faire en sorte que les populations s’approprient celles-ci et mettent en œuvre ensemble des modes d’action librement consenties. C’est faire la part des choses entre toutes les sortes de libertés.    

 

Par Dominique Bied - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 3 février 2007 6 03 /02 /2007 23:20

Les 1 et 2 Février, j'étais au premier congrès international européen sur l'agriculture BRF (bois raméal fragmenté) à Lyon. Ce congrès fut d'une haute tenue scientifique et technique et montre la voie de l'agriculture du 21ème siècle que tout adhérent de cap21 se doit de connaître. C'est la base de la future politique agricole commune à construire. C'est à cap21 qu'il revient de promouvoir ces pratiques. Vous avez des détails techniques complets dans les fichiers en lien sur ce site, en haut à gauche. Cet article résume les grands principes.

Le fait majeur de cette agriculture est qu'elle enlève la nécessité d'utiliser pratiquement la totalité des produits phytosanitaires basés sur la chimie minérale, ainsi que l'irrigation et l'arrosage. Les travaux de Gilles Lemieux au Canada, de Benoît Noël en Belgique, de Jacky Dupety dans les Causses sont édifiants. Ces techniques s'appliquent à la fois sur les cultures maraîchères et la grande culture. C'est la seule voie possible pour une agriculture durable.

Quelle est donc cette agriruclture qui rend absolumant obsolète toute l'agronomie actuelle ainsi que les cultures OGM autres que celles à destination médicale?

Depuis des millénaires, l'agriculture et la forêt s'opposent. Pour cultiver, on détruit de la forêt. Or, le sol de la forêt contient de l'humus riche, fertile. En défrichant, on appauvrit le sol, ce qui oblige ensuite à le retravailler, l'amender par de la chimie minérale, enlever les  mauvaises herbes par les herbicides, les insectes par les pesticides. Cette pratique fait que les sols agricoles sont aujourd'hui usés. C'est l'érosion des sols. En sus, ce type d'agriculture est faiblement performante en terme de santé public. C'est une agriculture qui émet beaucoup de gaz à effet de serre.

L'agriculture BRF consiste à utiliser la richesse des bois tombant des arbres pour reconstituer la richesse du sol de forêt sur le sol agricole. Les échanges d'énergie entre le BRF et le sol, l'abondance des microorganismes, les échanges de substances vivantes font une autogénération d'eau, de nutriments, de protéines, et de substances  permettant à la plante de se défendre seule contre les prédateurs et les maladies. Les BRF sont broyés et répandus dans le champ à hauteur de 2 à 8CM. 

 Se pose tout de même la question de la ressource en BRF. Cette question peut être résolue en réimplantant des haies, voire des alignements d'arbres et de haies en plein champ. C'est à dire en mariant l'agroforesterie et le BRF. 

Cela suppose aussi que l'on réserve l'usage de la ressource à l'agriculture et non aux biocarburants et à l'énergie, deux postes qu'il faut traiter par la voie des économies drastiques et les autres types d'énergie. Cela montre bien que le développement durable est une question transversale en interaction avec toutes les fonctions de la vie humaine. Une agriculture durable ne peut se concevoir sans associer à la réfléxion les transports, l'habitat, la santé. C'est un système à concevoir. L'objectif de l'écologie politique est de concevoir ce système social nouveau.

Finalement, l'agronomie du 20ème siècle connaît mal les sols, les interactions entre le soleil, la végétation, la couche superficielle su sol, la sous-couche, les interactions. Elle raisonne en stock (concentration NPK) et non en flux. Elle fonctionne donc sur des données incomplètes. Elle est dans une logique de réparation du sol au lieu de dynamiser ses flux.

L'agriculture BRF et l'agroforesterie part d'une bien meilleure connaissance du sol. Il y a encore beaucoup à faire.  

Il faut donc que les budgets de recherche soient focalisés sur ce type d'agriculture plutôt que sur les OGM ou sur la fuite en avant dans les phytosanitaires.

Par Dominique Bied - Publié dans : agriculture
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Dimanche 28 janvier 2007 7 28 /01 /2007 00:28

Le procès de l'Erika va s'ouvrir en Février. L'émission "pièces à conviction" d'hier résumait les centaines de pages de ce dossier.

L'élément le plus marquant, en dehors de la pollution des côtes et du désastre écologique, est la découverte de l'effet hautement cancérogène de la cargaison de l'Erika, avec un doute sérieux sur l'identification de cette cargaison (1 ou 2 produits?), et des expertises à résultats contradictoires sur cette identification. L'Erika ne transportait-il que du fuel lourd N°2 ou y avait-il aussi des déchets de cracking hautement toxiques. Le discours rassurant du responsable communication de Total à l'époque tranchait avec le scepticisme des associations et des laboratoires indépendants.

Le débat se tend car l'enjeu est la santé des bénévoles ayant travaillé sur le chantier de dépollution. Clairement, le reportage faisait apparaître un danger pour ceux qui avaient manipulé le produit à mains nues. Une récente étude scientifique de 2004 publié en 2006 décrite dans l'émission met en évidence une modification de l'ADN des moules, ainsi qu'une modification de l'ADN humain par le produit de l'Erika, pouvant faire apparaître des cancers à long terme (horizon 20 ans.). Le visage inquiet et médusé du responsable communication de total dans l'émission était révélateur.

Tous ceux qui ont travaillé dans des grands groupes connaissent à la fois la rigueur et les normes qui s'appliquent aux processus industriels. Certains sont très surveillés car très dangereux. Mais nous savons aussi que la concurrence, la loi du marché, la tension sur les délais par le raccourcissement des cycles, fait pratiquer à ces industries lourdes des processus parfois à la limite de la légalité, voire légèrement au delà. Les coûts externes sur la santé ne sont pas supportés par ces activités, d'autant que les rares études scientifiques sont publiées avec beaucoup de retard, quand elles ne sont pas étouffées au nom du chantage à l'emploi ou de la compétitivité économique. Un des grands enjeux du développement durable est la lutte contre la corruption, l'indulgence des états à l'égard de pratiques douteuses de multinationales, pourtant garant de la sécurité des citoyens et de leur santé. Seule une république renouvelée permettra de rétablir la confiance entre les citoyens et les outils industriels.

Le manque de transparence, d'études épidémiologiques sur le long terme a détruit cette confiance. Corinne Lepage et cap21 s'engagent sur cette volonté de faire bouger les lignes républicaines pour que cessent les opacités, pratiques indignes de notre siècle. Il en va de la santé des citoyens de ce pays. 

Le débat sur l'écologie à Europe 1 Jeudi 25 Février de 18h et 21h était révélateur de ce qu'a fait ce gouvernement depuis 2002. Mr Busserau niait le retard pris par notre pays sur les sujets environnementaux en s'appuyant sur des projets réalisés, mais qui sont plus des coups d'un jour qu'une politique environnementale résolue et persévérante.

Il a même été extrêmement désobligeant envers Corinne Lepage en lui disant qu'elle racontait des histoires pour faire tourner son fond de commerce, qui est la défense, avec succès, des populations contre les dégâts induits par les grands lobbies industriels. Voilà un bien triste gouvernement. Au lieu de regarder les problèmes en face et les résoudre, il préfère se cantonner à de petites phrases éliminant toute possibilité de débat. Il en va de même pour le nuclaire et pour les OGM. 

Il est grand temps de changer de république.        

 

    

 

Par Dominique Bied - Publié dans : transports maritimes
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 27 janvier 2007 6 27 /01 /2007 23:41

Le procès de l'Erika va s'ouvrir en Février. L'émission "pièces à conviction" d'hier résumait les centaines de pages de ce dossier.

L'élément le plus marquant, en dehors de la pollution des côtes et du désastre écologique, est la découverte de l'effet hautement cancérogène de la cargaison de l'Erika, avec un doute sérieux sur l'identification de cette cargaison (1 ou 2 produits?), et des expertises à résultats contradictoires sur cette identification. L'Erika ne transportait-il que du fuel lourd N°2 ou y avait-il aussi des déchets de cracking hautement toxiques. Le discours rassurant du responsable communication de Total à l'époque tranchait avec le scepticisme des associations et des laboratoires indépendants.

Le débat se tend car l'enjeu est la santé des bénévoles ayant travaillé sur le chantier de dépollution. Clairement, le reportage faisait apparaître un danger pour ceux qui avaient manipulé le produit à mains nues. Une récente étude scientifique de 2004 publié en 2006 décrite dans l'émission met en évidence une modification de l'ADN des moules, ainsi qu'une modification de l'ADN humain par le produit de l'Erika, pouvant faire apparaître des cancers à long terme (horizon 20 ans.). Le visage inquiet et médusé du responsable communication de total dans l'émission était révélateur.

Tous ceux qui ont travaillé dans des grands groupes connaissent à la fois la rigueur et les normes qui s'appliquent aux processus industriels. Certains sont très surveillés car très dangereux. Mais nous savons aussi que la concurrence, la loi du marché, la tension sur les délais par le raccourcissement des cycles, fait pratiquer à ces industries lourdes des processus parfois à la limite de la légalité, voire légèrement au delà. Les coûts externes sur la santé ne sont pas supportés par ces activités, d'autant que les rares études scientifiques sont publiées avec beaucoup de retard, quand elles ne sont pas étouffées au nom du chantage à l'emploi ou de la compétitivité économique. Un des grands enjeux du développement durable est la lutte contre la corruption, l'indulgence des états à l'égard de pratiques douteuses de multinationales, pourtant garant de la sécurité des citoyens et de leur santé. Seule une république renouvelée permettra de rétablir la confiance entre les citoyens et les outils industriels.

Le manque de transparence, d'études épidémiologiques sur le long terme a détruit cette confiance. Corinne Lepage et cap21 s'engagent sur cette volonté de faire bouger les lignes républicaines pour que cessent les opacités, pratiques indignes de notre siècle. Il en va de la santé des citoyens de ce pays. 

Le débat sur l'écologie à Europe 1 Jeudi 25 Février de 18h et 21h était révélateur de ce qu'a fait ce gouvernement depuis 2002. Mr Busserau niait le retard pris par notre pays sur les sujets environnementaux en s'appuyant sur des projets réalisés, mais qui sont plus des coups d'un jour qu'une politique environnementale résolue et persévérante.

Il a même été extrêmement désobligeant envers Corinne Lepage en lui disant qu'elle racontait des histoires pour faire tourner son fond de commerce, qui est la défense, avec succès, des populations contre les dégâts induits par les grands lobbies industriels. Voilà un bien triste gouvernement. Au lieu de regarder les problèmes en face et les résoudre, il préfère se cantonner à de petites phrases éliminant toute possibilité de débat. Il en va de même pour le nuclaire et pour les OGM. 

Il est grand temps de changer de république.        

 

    

 

Par Dominique Bied - Publié dans : transports maritimes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /2007 19:00

Louis Schweitzer, ancien PDG de Renault, vient de sortir un livre "Mes années Renault". C'est à ce titre qu'il était interviewé ce matin par Dominique Souchier dans son émission "C'est arrivé demain" à Europe 1, de 9h00 à 10h00. 

Il a exprimé, pour la première fois en public, un point de vue exprimé sur ce blog depuis sa création. Je relate ici certaines de ses déclarations.  

"Le problème de la pollution de l'air dans les villes en occident est réglé par l'amélioration des techniques de combustion des moteurs et l'amélioration des carburants.

 Par contre, la technologie des moteurs de règlera jamais le problème des émissions de gaz à effet de serre donc les émissions CO2. Il est donc normal que l'on limite l'usage de l'automobile dans les centre-villes. L'industrie ne doit pas ignorer l'impact de son activité sur l'environnement, mais traiter les problèmes liés à son développement.

Par ailleurs, il y a un énorme problème de sécurité routière à régler dans le monde avec 1 million de morts par an."

Il y a une part de vérité dans ce point de vue sur la pollution, mais une part seulement. Par contre, le point de vue sur le réchauffement climatique est visionnaire et encourageant pour l'avenir dans l' optique de travailler avec les constructeurs sur une transformation des usages, par exemple sur le projet taxi collectif temps réel souvent évoqué dans plusieurs articles de ce blog et en début de développement.

Attention cependant à ne pas focaliserla réflexion urbaine globale sur les centre-villes, mais sur toutes les zones denses. L'excès d'automobile n'est pas plus tolérable dans Paris centre que dans les villes de première couronne.  La réflexion doit porter sur le paramètre densité de population rapporté à la capacité des voiries et à la configuration de la forme urbaine. 

A nous, cap21 de nous employer pour transformer l'essai et prendre Louis Schweitzer aux mots prononcés ce matin.  

 

Par Dominique Bied - Publié dans : transports de personnes
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /2007 12:53

La manière dont on pose la question de l'impôt dans cette campagne présidentielle est d'une part biaisée, d'autre part archaïque et d'une démagogie dépassant l'entendement. Le débat se cristallise sur l'impôt sur le revenu alors qu'il ne réprésente que 17% des recettes fiscales. On paye beaucoup plus d'impôts sur le travail que sur le revenu. Quand va-t-on parler enfin de la répartition des différents impôts?

 

 

Cristalliser le débat sur la suppression ou non des impôts sur le revenu des personnes gagnant plus de 4000 Euros nets par mois est passablement réducteur, simpliste et injuste. Parler de cette tranche de population avec un tel impact médiatique signifie ignorer 90% des français.

Voilà une singulière manière de vouloir rassembler le pays vers un objectif partagé. 

Et puis sait-on vraiment qui est riche et qui est pauvre en France (voir le numéro de Janvier d'alternatives économiques)? A-t-on une idée largement partagée de la répartition des revenus en France. En fait, ces débats caractérisent l'incapacité des politiques à répondre aux difficultés quotidiennes d'une immense majorité de français et à concevoir une fiscalité juste et équitable, efficace.  

 

 Il devient urgent, pour que le travail, le risque et l'investissement soit mieux rémunéré en France de regarder cette répartition. Le débat présidentiel devrait tourner autour de la ventilation de l'impôt sur le travail, la TVA , le capital, la TIPP , le patrimoine de rentes, le patrimoine d'habitation, le patrimoine productif, celui impactant négativement l'environnement. C'est aussi à cette seule condition que le travail reviendra dans notre pays.   

 

Ensuite, les français subissent des prélèvements déguisés sur leur revenu. En effet, notre inconséquence en matière d'urbanisme et de mobilité oblige la plupart des français à prendre leur voiture seul pour aller au travail. La hausse générale des prix de l'immobilier a aussi considérablement réduit leur revenu disponible.  

 

En fait, les français surpaient leur logement et leur mobilité par la défaillance de la puissance publique à ce niveau, c'est à dire la manière de gérer l'espace public et le partage de l'espace public et l'espace privé.  

 

C'est ce que l'on fait à cap21. Prendre l'environnement comme tête de pont des politiques publiques permet de trouver les clés pour fabriquer une économie et un social compétitifs en jouant sur la diminution des dépenses non compressibles des ménages. 

 

 

 

 

 

 

Par Dominique Bied - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 21:25

Je vous invite à consulter le dossier complet sur la technologie de moteur hybride cleanova. La grande innovation par rapport aux moteurs hybrides type Toyota Prius est que c'est la partie électrique qui domine, ce qui réduit considérablement la consommation. La technologie cleanova est plus adaptée à l'usage actuel des automobiles en France: 40km par jour sur 1h15 en 3.3 fois. La partie essence permet de supprimer l'inconvénient majeur qui freinait le développement de l'énergie électrique dans les voitures, et qui était l'autonomie.

Le dossier est dans la rubrique lien de ce blog.

Par Dominique Bied - Publié dans : carburants propres
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 21:04

Il n'y avait pas, sur ce blog, d'article sur le moteur à air comprimé. Je corrige donc ce manque. Pour plus de détails, je vous renvoie au site www.MDI.lu

Guy NEGRE, ingénieur motoriste de renom, a tout au long de sa carrière particulièrement travaillé sur l'étanchéité des moteurs à distribution rotative. Une fois mise au point, cette distribution sans soupape a donné des résultats exceptionnels en terme de puissance et  de souplesse d'utilisation.

 

 

De retour dans l'automobile, Guy NEGRE ne tarde pas à équiper des voitures de ses moteurs performants, et à la fin des années 80, il franchit le pas en mettant au point un moteur de formule 1 avec un fabuleux potentiel : 12 cylindre en W, 3,5 litres de cylindrée, et distribution rotative. Son poids et sa compacité sont révolutionnaires. Malheureusement, l'écurie de F1 devant être équipée vivait alors sa dernière saison et le moteur n'a pas eu l'occasion de s'exprimer en course.

 

L'heure n'étant plus aux moteurs puissants et polluants, il planche sur la création d'un moteur à la pollution la plus réduite possible.

 

De fil en aiguille, plusieurs générations de moteurs se succèdent (une douzaine), tantôt utilisant du carburant, tantôt de l'air comprimé, voire les deux à la fois.

 

La première voiture à être équipée fût une Citroën AX. Les essais étant concluants, Guy NEGRE a entrepris de concevoir sa propre voiture, et s'oriente vers la fabrication d'un taxi.

 


La fabrication, sous licence, est prévue selon un concept nouveau dans l'univers automobile, via des usines à échelle humaine, d'où sort une voiture toutes les demi-heures.

 

La technologie progresse au fil du temps, et afin de supprimer toute pollution, il fait fonctionner ses moteurs exclusivement à l'air comprimé.

 

 

Un premier taxi est créé, équipé d'un moteur mono-énergie air comprimé. Il permet de confirmer définitivement la validité du concept.

 

 

De là naîtront encore d'autres générations de moteurs, dont l'autonomie ne fait que croître.

 

 

A partir de 1998, une gamme de véhicules est développée, toute aussi novatrice que les moteurs.

Fin 2003, MDI revient à l'utilisation de carburant, fossile comme naturel, dans le but d'accroître considérablement l'autonomie. Brevetant un nouveau cycle thermodynamique, les rejets polluants sont nuls en ville et ultra-réduits en usage extra-urbain.

 

Ces technologies seront prochainement disponibles, dans un premier temps dans des groupes électrogènes avant, d'équiper des voitures.

 

 

 

Par Dominique Bied - Publié dans : carburants propres
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Samedi 13 janvier 2007 6 13 /01 /2007 12:49

La logique actuelle de l'entreprise est de maximiser ses ventes et de diminuer ses prix de revient pour maximiser ses profits. Il s'agit donc bien de vendre un bien ou un service en minimisant les prélèvements sur ces ressources.

Les politiques publiques compatibles avec le développement durable sont aussi celles qui permettent de fournir à une population les outils pour vivre au quotidien en minimisant les prélèvements de ressources sur la planète, que l'on peut considérer comme un capital. 

La logique de la qualité dans l'entreprise est de diminuer les rebuts et les retravaillages de produits pour baisser ses coûts de non qualité.

La logique de la qualité dans l'environnement est de faire décroître les activités réduisant le capital de la planète et de faire croître les autres. C'est au politique de le faire.

Ces 4 phrases montrent qu'environnement n'est pas en opposition avec économie, mais que faire de l'environnement, c'est faire de l'économie et donc du social. Le 21ème siècle doit inverser les priorités entre ces trois domaines. L'environnement doit être au coeur des politiques publiques. Aujourd'hui, c'est un strapontin.

La réforme de la manière dont on compte dans un bilan d'entreprise ou dans un budget de l'état est indispensable. Il faut revoir les normes comptables au niveau mondial. 

Par Dominique Bied - Publié dans : environnement et économie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Recherche

Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés