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Texte libre

Corinne Lepage,

ministre de

l'environnement

 de 1995 à 1997

et présidente de cap21

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 17:03
Cela fait plusieurs fois que Laurent Cabrol déforme  la parole du GIEC sur différents médias en déclarant: "le GIEC dit que l'homme est responsable à 90% du réchauffement climatique."

C'est vraiment de la désinformation. La réalité de la position du GIEC est la suivante:

le réchauffement du climat depuis 1850 est du au surplus de gaz à effet de serre émis dans l'atmosphère avec un niveau de confiance de 90%, ce qui n'est pas du tout la même chose. Laurent confond un niveau de confiance (grandeur utilisée en statistiques) avec la part des émissions humaines dans la variation de concentration carbone dans l'atmosphère. Autrement dit, Laurent confond une grandeur avec un niveau de confiance sur l'analyse de la variation de cette grandeur.

Rappel: les variations naturelles du climat sont corrélées à la concentration carbone dans l'atmosphère (Arrhenius et Fourier  l'avaient intuité au milieu du 19ème siècle). Cette concentration varie de 180 à 280ppm suivant les cycles glaciaires et interglaciaires (cycles de périodicité plusieurs de dizaines de milliers d'années). Nous sommes à l'intérieur d'un cycle interglaciaire depuis très longtemps, et encore loin d'un nouveau cycle glaciaire, donc hors de portée d'une quelconque compensation naturelle possible.  L'homme a porté en un siècle et demi ce chiffre de 280ppm à 380ppm et cela ne s'améliore pas.
Certes d'autres facteurs que la concentration carbone dans la haute atmosphère agissent sur le climat avec des périodicités différentes. Mais les modèles climatiques ont montré que c'était la concentration carbone le paramètre principal.

La conclusion est que, par rapport aux 280ppm, l'homme est responsable d'un tiers du problème, mais avec 90% de confiance. Le GIEC ne dit pas autre chose.

Cette erreur d'interprétation des résultats du GIEC par Laurent  permet aux climatosceptiques d'exister dans les médias et de discréditer la parole du GIEC.

Si ce n'était que ça, ce ne serait pas très grave.

Malheureusement, le message est ainsi brouillé pour le grand public. Hélàs, le problème est que  ce brouillage ne fait que retarder les actions énergiques que nous devons menées à la fois sur nos modes de vie et de développement, mais aussi sur le modèle de développement que nous proposons aux pays émergents, en particulier au niveau des modèle énergétique et agricole.

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Published by Dominique Bied - dans changement climatique
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commentaires

enoch 13/01/2010 12:02


Les hypothèses du réchauffement global :

http://www.esprit-enoch.com/article-hypotheses-sur-le-rechauffement-global-42851935.html


Dominique Guillet Président de Kokopelli et Liberterre 10/01/2010 18:44



Aujourd’hui, une fois de plus, j’ai la rage à fleur de peau et n’en déplaise à la “bien-pensée” écologique (ou qui s’est auto-proclamée telle), il me semble
indispensable de soulever quelques questions impertinentes eu égard à la priorité brûlante de cette lutte contre un prétendu réchauffement climatique anthropique. Tout porte à croire, en effet,
qu’une grande partie des écologistes, et des citoyens, est victime d’une énorme arnaque pseudo-scientifique, médiatique et sémantique, qui occulte, de façon bien orchestrée:

1. La destruction de l’intégralité de la biosphère, et l’empoisonnement de l’humanité, par la mafia de la semence, de la pétro et agrochimie et de la pharmacie, et ce depuis plus de 60 ans, avec
la complicité bienveillante de tous les états Occidentaux.

2. L’utilisation d’une panoplie de peurs instillées par des médias à la botte des Autorités: la peur du terrorisme, la peur des anarcho-autonomes, la peur de la grippe porcine, la peur du CO2, la
peur des canicules... pour faire monter leur Nouvel Ordre Mondial, qui n’est qu’une soupe mal réchauffée de l’ancien.

3. L’imposition de nouvelles taxes aux peuples pendant que la mafia continue de tout empoisonner, de tout polluer, de tout saccager et d’engranger des dividendes. Il semblerait qu’on ait déjà
gommé, de la mémoire collective, le tout récent, et le plus grand, hold-up financier dont l’humanité ait jamais été la victime: des milliers de milliards de dollars injectés pour la prospérité de
la finance, des banques, des assurances...

Au risque de me répéter, permettez-moi d’énumérer quelques faits bien réels, procédant du vécu planétaire quotidien, et non point de la simulation d’ordinateurs virtuels:

- Aujourd’hui, ce sont plus d’un milliard d’êtres humains qui ne mangent pas à leur faim.

- Tous les jours, ce sont 35 000 êtres humains, principalement des enfants, qui meurent de faim: à savoir, ils trépassent.

- Les sols agricoles sont ruinés, biologiquement morts, et selon certaines études, au taux de 76 milliards de tonnes de sols érodés tous les ans, il n’y aura plus un seul gramme de terre arable
en 2050.

- Ce sont 2,6 milliards d’humains qui sont sans assainissement, et ce sont 1,3 milliards d’humains qui sont sans accès à l’eau potable. Tous les ans, 2 millions d’enfants de moins de cinq ans
meurent de maladies diarrhéiques liées au manque d’eau potable.

- La biosphère est cancérisée et une partie de l’humanité se meurt empoisonnée par les aliments et les produits de la chimie, de la pharmacie et de l’agrochimie.

- 300 personnes possèdent autant que les 3 milliards d’individus les plus pauvres de la planète: ces 3 milliards d’individus vivent avec 1 dollar par jour et peut-être moins.

Ces faits, qui sont loin d’être exhaustifs, dans le catalogue des calamités, remettent fort bien en perspective les dangers, réels ou illusoires, liés à une augmentation de la température d’1 ou
de 2°C: à savoir, de vagues montées des eaux, un déplacement de réfugiés “climatiques”, une remontée des vignobles Français vers le nord, et autres épiphénomènes, que le GIEC, et autres affiliés,
nous promettent pour demain, pour après-demain, pour 2050, ou pour 2100...



Dominique Bied 11/01/2010 23:19


Il n'y a pas d'arnaque scientifique sur le climat. Il suffit de lire les publications dans les revues à comité de lecture du laboratoire des sciences du climat à Gif-sur-Yvette. Il est difficile de
mettre en doute l'honnêteté des travaux de Jean Jouzel, Hervé Le treut, et  Valérie Masson-Delmotte dans ce laboratoire. En sus, les modèles se perfectionnent d'année en année.

D'autre part, Il est déplorable de se servir du scepticisme climatique pour défendre les autres thèmes de l'écologie. C'est d'autant moins pertinent que les dérèglements climatiques de court terme
induits par le réchauffement moyen du climat sur la planète sont pour une bonne part à l'origine de tous les problèmes écologiques que vous citez. Quand on traite un problème de qualité dans un
domaine, il faut faire de la réparation certes, mais aussi traiter les causes. Les émissions excessives de carbone dans l'atmosphère sont une de ces causes primaires. Celles-ci sont bien du à nos
modes de production et de consommation. Il est plus important aujourd'hui de décider, d'agir et de dépenser son énergie sur ceux-ci plutôt que de débattre sur l'impact de nos émissions carbone et
les climatosceptiques.

 


jef 10/01/2010 18:41



C’est la panique: la crise climatique, l’urgence climatique, l’ultimatum climatique, l’alerte climatique, le péril climatique. Les Verts prônent l’union sacrée:
selon Cécile Duflot, «le réchauffement climatique dépasse tous les clivages politiques»  et Daniel Cohn-Bendit en appelle à de «nouvelles
majorités». Au nom de la protection du climat.

Le climat serait-il donc le ferment d’un nouvel humanisme ou de nouvelles alliances? Qu’on en juge: les pompiers humanitaires se sont tous précipités à l’appel des écolo-thermistes... pour
refroidir la planète!

- Monsanto qui lutte courageusement, depuis deux décennies, pour recouvrir la planète entière de chimères génétiques résistantes au Roundup et cultivées en “non-labour” économe de CO2. Pour
refroidir la planète.

- Toutes les multinationales qui se sont investies, corps et âmes, dans le secteur des “nécro-carburants” au soja, au maïs, à la canne à sucre, à la betterave, à l’huile de palme: les pétroliers
(Total, Shell, Exxon, Mobil, British Petroleum, Petrobrás, Repsol-YPF...), les cartels de l’agrochimie (Monsanto, Syngenta, Bayer, DuPont...), les constructeurs d’automobiles (Citroën, Peugeot,
Ford...), les géants de l’agro-alimentaire (ADM, Cargill, Bunge, Nidera) et les banques (HSBC, BNP Paribas, Barclays, UBS, Société Générale, Crédit Agricole, Natixis, Banque Populaire...). Pour
refroidir la planète.

- Tous les croisés climatiques, Al Gore, Maurice Strong et Rajendra Pachauri  (le président du GIEC, un économiste) qui se sont investis dans le marché des crédits-carbones pour créer le
“Chicago Climate Exchange” et le “European Climate Exchange” avec le soutien de nombreuses multinationales dévouées à la cause climatique: le pétrolier British Petroleum, le pétrolier Shell,
Goldman Sachs, la banque Barclays, la banque Fortis, la banque Morgan Stanley... Pour refroidir la planète.

- Les nombreuses fondations eugénistes, Rockefeller (les barons-voleurs du pétrole), Ted Turner (le magnat des media US, le plus grand propriétaire terrien aux USA) ... qui financent, de très bon
coeur, les ONGs (Greenpeace, Friends of the Earth, Réseau Action Climat...) afin de promouvoir les alertes climatiques. Pour refroidir la planète.

- Les multinationales de l’agrochimie et de la pharmacie (Monsanto, Syngenta, BASF, Bayer CropScience, Dow Agrosciences, DuPont, Novartis, Sanofi-Aventis, GlaxoSmithKline, Procter et Gamble,
Merck, Mosaic, Pfizer, Sumitomo Chemical, Yara) et les fondations (Fondation Bill Gates, Fondation Rockefeller, Fondation Howard G. Buffett) qui financent les ONGs de Kofi Annan et de Jeffrey
Sachs pour la “justice climatique” et pour la seconde révolution verte en Afrique.  Pour refroidir la planète.

- Et puis, tous les chefs d’états qui font des sueurs en chaire pour tenter de prouver qu’ils y croient, bien évidemment, à cette histoire “du monoxyde de carbone qui détruit la couche
d’ozone”... et qui plaident coupables au nom du petit peuple convié à “contribuer au climat”, et qui tortillent du canicul pour pondre des taxes carbone “équitables et durables”. Pour refroidir
la planète.

Les Caniculs-bénis en appellent donc maintenant à une union du sacrum climatique, car ne sommes-nous pas tous coupables d’une “empreinte carbone plus noire que le péché”, comme le clame James
Lovelock, le prophète de l’Apocalypse climatique? “Notre atmosphère qui êtes aux cieux, pardonnez-nous nos offenses de carbone”. Au nom de Gaïa, du Climat et du
Saint-Galimatias.



enoch 10/01/2010 17:56


Ce qui est valable pour Cabrol l'est tout autant pour le GIEC . mélange des genres et soupes du n'importe quoi !


Les tenants du réchauffement anthropique et du changement climatique nous racontent que l'augmentation du CO2 précède et provoque la montée de la température. Ils ont
tort. Ils nous disent que la fin du 20ème siècle était la plus chaude enregistrée. Ils ont tort. Recourant au tristement célèbre graphique en « crosse de hockey, » ils nous disent que
la période chaude médiévale n’a pas existé. Ils ont tort. Ils nous ont dit que la température du globe monterait en 2008 car les émissions de CO2 ont augmenté. Ils avaient tort. Ils nous ont dit
que les glaces de l'Arctique continueraient à diminuer en 2008. Ils avaient tort. Ils nous disent qu’octobre 2008 a été le deuxième mois d’octobre le plus chaud enregistré. Ils ont tort. Ils nous
disent que 1998 a été l'année la plus chaude enregistrée aux États-Unis. Ils ont tort, c’était en 1934. Ils nous disent que le taux atmosphérique actuel de CO2 est le plus élevé enregistré. Ils
ont tort. Ils nous racontent que le taux du CO2 atmosphérique avant l’ère industrielle comptait environ 100 parties par million (ppm) de moins que les 385 ppm du taux actuel. Ils ont tort. Ce
dernier point est primordial car il s’agit du fondement du discours rendant l’homme responsable du réchauffement et du changement climatique, à cause de la montée du taux de CO2 dans l'atmosphère
tout au long de l'ère industrielle. En fait, à l'ère pré-industrielle le taux de CO2 était à peu près le même qu'aujourd'hui. Mais comment ont-ils conclu que le taux était plus faible à
cette époque ?

Dans un document soumis à l'audience devant la Commission sénatoriale étasunienne sur le Commerce, la Science, et le Transport, le professeur Zbigniew Jaworowski explique :


La plupart des conclusions du GIEC sur la cause anthropique et les prévisions du changement climatique, se basent sur l’hypothèse d’un faible taux de CO2 dans
l’atmosphère à l'ère pré-industrielle. Cette supposition, établie sur les études glaciologiques, est erronée.

Les carottes de glace fournissent les archives historiques et les données collectées à Mauna Loa les relevés récents. Ces deux enregistrements sont modifiés radicalement pour produire des courbes
lisses continues, avec peu de variabilité. C’était nécessaire pour consolider la preuve, finalisée faussement à partir de nombreuses mesures du 19ème siècle, selon laquelle le taux pré-industriel
était aux alentours de 280 ppm et ne variaient pas beaucoup. Ainsi, ils ont construit des courbes lisses et ignoré le fait que le 19ème siècle montre une moyenne mondiale de 335 ppm et une
variabilité considérable d'année en année.

La plupart des gens ignorent que des milliers de mesures du CO2 sont faites directement dans l'atmosphère depuis 1812. Les scientifiques ont fait les relevés grâce à des mesures précises
d’instruments étalonnés, comme l’ont parfaitement documenté les travaux de Ernst-Georg Beck. Guy Callendar Stewart s’est intéressé très tôt à ces enregistrements. Il a écarté la plupart d’entre
eux, constituant 69% des enregistrements du 19ème siècle, et a choisi uniquement certains de ceux qui établissaient le taux de CO2 pré-industriel à 280 ppm. Voici un graphe des enregistrements
avec, encerclés, ceux choisis par Callendar.

Il est évident que seules les mesures basses ont été choisies. Remarquez aussi comment la pente et la tendance sont modifiées par rapport à l'ensemble des relevés.