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Texte libre

Corinne Lepage,

ministre de

l'environnement

 de 1995 à 1997

et présidente de cap21

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 18:37

L'Institut français de l'environnement (IFEN) est sur le même ton avec cette article.

 

Si des progrès sensibles sont réalisés sur le front de l'environnement, l'étalement urbain s'accélère dangereusement. Les villes ne cessent d'étendre leurs banlieues tentaculaires, dévorant l'espace et bétonnant la terre, multipliant les atteintes à l'environnement et menaçant la biodiversité constate l'Institut français de l'environnement (Ifen).

Dans son dernier rapport quadriennal, l'Institut français de l'environnement (Ifen) tire la sonnette d'alarme sur le recul préoccupant des espaces naturels en France, irrésistiblement grignotés par les lotissements, zones d'activités et routes.
Les zones artificielles couvrent désormais 8% du territoire métropolitain alors que, dix ans auparavant, elles n'en couvraient que 7%, une augmentation qui représente chaque année 60.000 hectares perdus, selon le ministère de l'Ecologie.
Une évolution qui est due plus encore au mode de vie des Français qu'à la croissance démographique, explique Guillaume Sainteny, Directeur des études économiques et de l'évaluation environnementale.
Il évoque le rêve du pavillon individuel, l'aspiration à vivre au vert, l'individualisation des modes de vie, l'augmentation de la surface des logements, la recomposition des familles, sans compter la flambée de l'immobilier qui oblige les familles à faible revenu à s'éloigner de plus en plus des centres-villes pour trouver un logement adéquat.
Résultat, le modèle de ville à l'américaine, très étalée, se développe rapidement sur le vieux continent, pourtant historiquement composé de villes compactes. Or "la ville dense est le modèle le moins polluant et le plus économe en espace, en énergie, en temps et en coût", fait remarquer l'Ifen.
Car l'étalement de la ville renforce la dépendance à l'automobile, avec pour corollaire, toujours plus d'émissions de gaz carbonique (CO2), principal gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique.
La biodiversité est la première victime de ce recul de la nature. De nombreuses espèces sont menacées en France, comme les vertébrés, et d'autres, hier banales, pourraient devenir rares, comme les populations d'oiseaux communs qui ont reculé de 27% depuis 15 ans en milieu agricole, selon l'Ifen.
"L'espace urbain se dilate et la ville diffuse colonise le monde périurbain, à tel point qu'il paraît de plus en plus difficile de réfléchir à l'évolution des territoires en séparant l'urbain du rural", avertit l'institut.
La Délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale (Datar) avait déjà mis en garde contre les risques d'une urbanisation des campagnes dans une étude prospective publiée en 2003 ("Quelle France rurale pour 2020").

Une situation générale qui s'améliore
"De manière générale, les situations les plus critiques de forte pollution localisée se sont beaucoup améliorées", a noté la ministre de l'Ecologie Nelly Olin, en présentant le rapport devant la presse.
"L'économie est de plus en plus éco-efficace", a commenté le directeur de l'Ifen Bruno Tregouët, avec une meilleure maîtrise des pollutions et un poids accru du tertiaire. Depuis 25 ans, "on constate un découplage entre les émissions de CO2 -le principal gaz responsable du réchauffement climatique- et la courbe de la croissance", a-t-il relevé.
Mais si la qualité de l'air des grandes et moyennes agglomérations s'est améliorée depuis 2002, la pollution due aux transports reste préoccupante. Premier émetteur de GES, les transports ont vu leurs émissions se stabiliser depuis 4 ans, alors que le secteur de l'industrie pollue de moins en moins.

FOCUS

Etalement urbain: l'exemple de Toulouse


La ville de Toulouse s'étire le long des axes routiers selon une dynamique de croissance caractéristique du phénomène d'étalement urbain, indique dans son dernier rapport quadriennal, l'Institut français de l'environnement (Ifen).
Les axes de transport (routes, périphériques, RER, tramway) structurent le développement des villes et en particulier des zones périurbaines, souligne l'Ifen. Les axes rapides facilitent en effet la concentration parce qu'ils attirent les activités et les lotissements, et en même temps participent à l'étalement de la ville en en repoussant les limites, explique-t-il.
L'"artificialisation" des terres progresse donc d'abord le long des axes routiers, qu'elle soit le fait de l'habitat ou des activités économiques, indique l'Ifen.
"Dans le cas d'une ville en expansion comme Toulouse, cette extension tentaculaire est particulièrement nette", estime l'institut.
"Pour cette ville, qui peut s'étendre sans contrainte physique sur des terres agricoles, les grands axes routiers dessinent la géographie de l'expansion urbaine", souligne le rapport.
La croissance de la ville gagne d'abord les villages péri-urbains, puis "l'artificialisation s'étire en grappes le long des axes routiers" et progresse ensuite "de manière alvéolaire, en remplissant les vides laissés entre les axes", selon ce rapport.

FOCUS

<a href="http://www.ifen.fr/publications/syntheses/ree2006.htm" target="_blank" title="'L'environnement en France', la synthèse du rapport">'L'environnement en France', la synthèse du rapport

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Published by Dominique Bied - dans urbanisme
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commentaires

THIEBAUT 17/10/2012 16:09


Il ne faut surtout pas continuer à densifier les constructions en Région Parisienne. Pour mémoire:


Paris: 21 000 ha/km²

Londres: 5 000 ha/km²

Berlin : 3500 ha/km²



Où rencontre t-on les pollutions les plus importantes parmi ces 3 villes: (bruit, particules fines PM2.5,...), à Paris évidemment.


Il faut d'urgence imposer que les PLU prennent en compte les contraintes environnementales. Supprimer des espaces verts en Région Parisienne ne devrait pas être possible ainsi que modifier le
profil des rues (rue ouverte--> profil en U). Egalement, il faut interdire de construire des immeubles dont la hauteur dépasse la largeur de la rue pour les rues étroites.