Là première personne à être pollué est l'automobiliste lui-même, contrairement aux idées reçues.
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Là première personne à être pollué est l'automobiliste lui-même, contrairement aux idées reçues.
Jean de la Fontaine était décidément un visionnaire sur les questions d'environnement avec sa fable le rat des villes et le rat des champs.
Il convient en effet de bousculer quelques idées reçues. L'exil dans les milieux périurbains n'est pas forcément le rêve qu'on croit.
L'ozone, véritable poison pour la santé au niveau du système respiratoire, est un polluant secondaire créée par l'action du soleil sur les gaz d'échappements des véhicules et des usines. Ce polluant peut être transporté, suivant la force et la direction des vents, sur des centaines de kilomètres.
Ce rappel fait par Nathalie Fonterelle dans sa chronique environnement d'aujourd'hui sur France Info, montre à quel point il est nécessaire d'agir au niveau de l'Europe et du monde pour diminuer l'intensité du trafic routier par une intelligence des mobilités.
Plus généralement, introduire les questions environnementales dans nos arbres de décision nous fait revoir le périmètre du mot liberté.
Une expérimentation est en cours en Normandie pour mesurer finement la pollution de l'air intérieur d'une voiture, cartographier en fonction de la position de la voiture dans le trafic, comparer
avec la carte des résultats de la pollution extérieure. Les résultats complets seront publiés à l'automne par air normand. Dors et déjà, la moyenne des concentrations de polluants est de 2 à 4
fois supérieures à celle situé en bord de trafic.
Rendez-vous à l'automne donc.
Rendu célèbre par l'affaire Litvinenko, le Polonium 210 est bien moins exotique qu'il n'y paraît : l'élément radioactif – parmi les plus toxiques qui soient – qui a servi à assassiner l'ancien espion du KGB est inhalé, chaque jour, par près de 1,25 milliard de fumeurs que compte la planète. Selon une étude publiée dans le numéro de septembre de l'American Journal of Public Health citée par Le Figaro, l'industrie cigarettière connaissait depuis plus de quarante ans la présence dans les feuilles de tabac de ce composé hautement cancérigène.
Philipp Morris, British American Tobacco, RJ Reynolds et toutes les multinationales du tabac ont volontairement caché, pendant ces quarante années, cette information qui aurait pu gravement refroidir les ardeurs des fumeurs. En décortiquant plus de 60 millions de documents internes des firmes productrices – déclassifiés après un procès perdu en 1998 contre l'Etat du Minnesota –, Monique Muggli, une chercheuse de la Mayo Clinic, aux Etats-Unis, est arrivée à la conclusion que "les industriels savaient tout et n'ont rien dit", écrit Le Figaro.
12 000 MORTS PAR AN
D'après cette enquête, les industriels ont découvert la présence de polonium dans le tabac dès 1964. Selon Monique Muggli, interrogée par 20minutes.fr, les fabricants de tabac ont essayé, dans les années 1970 et 1980, de supprimer la teneur en polonium de leurs produits. Peine perdue : les dirigeants des firmes concernées ont eu peur que les différents traitements expérimentés ne "changent le goût de leur produit, mais surtout que le grand public apprenne les objectifs de ces recherches", explique Mme Muggli. Silence, donc. Un mémo adressé en 1978 au vice-président de Philip Morris, conseillait d'étouffer l'affaire : "Nous risquerions de réveiller un géant endormi !"
Le géant en question a en effet de quoi effrayer. "Le polonium 210 est un émetteur de radiations alpha si instable et dangereux qu'il est un des rares à n'avoir jamais été utilisé en médecine, explique Le Figaro. Il provoque des cancers du poumon par inhalation : il se dépose aux embranchements des bronches où il provoque le processus de cancérisation." Selon Monique Muggli, le polonium Po est à l'origine de 1 % de tous les cancers du poumon aux Etats-Unis. Il serait responsable d'environ 12 000 morts par an dans le monde. Sa présence dans le tabac est due à l'utilisation d'engrais riches en phosphates qui contaminent les feuilles.
Interrogée par Libération, Emanuelle Beguinot, directrice du Comité national contre le tabagisme, relativise la portée de ces révélations. Pas vraiment rassurante, Mme Beguinot rappelle que le polonium "n'est qu'un des 4 000 composés toxiques d'une cigarette".
Tôt, j’ai mangé de l’autocar
Avec ses jantes, avec ses phares
Ensuite, j’ai fumé une berline
Aux pures essences raffinées de benzine
Paris, j’aime ton gasoil
L’odeur de ton excitation-moteur
Paris, tu es la capitale
La lettre P, en sonore initiale
Car tu sens si bon, l’été
Sous ta chape de plomb, souffrez
Que j’ai m’inspiration fatale
Tu seras toulours romantique
Même au temps des pics
Qui goudronnent tes monuments
Et font pleurer tous les yeux des amants
On a souvent chanté tes ponts
A coup d’excès d’accordéon
Pour l’heure, voilà que ces flonflons
Vont louer tes pics de pollution
Avenue Bel-air ou sur les quais
On voudrait respirer en paix, quand on sait
Que tes gaz sont fatals
Ça fait sourire ce P, en initial
Car tu sens si bon, l’été
Sous ta chape de plomb, souffrez
Que j’ai m’inspiration fatale
Tu seras toulours romantique
Même au temps des pics
Qui goudronnent tes monuments
Et font pleurer tous les yeux des amants
Un P, comme pas vu, pas pris
Un A, comme atmosphère
Un R, comme le bon air de Paris
I, c’est l’asphyxie
Et S, vraiment bon esprit
De nous faire inhaler ainsi
Parmi les squares et les allées
De si dangereux fumets
Car tu sens si bon, l’été
Sous ta chape de plomb, souffrez
Que j’ai m’inspiration fatale
Tu seras toulours romantique
Même au temps des pics
Qui goudronnent tes monuments
Et font pleurer tous les yeux des amants
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