Une expérimentation est en cours en Normandie pour mesurer finement la pollution de l'air intérieur d'une voiture, cartographier en fonction de la position de la voiture dans le trafic, comparer
avec la carte des résultats de la pollution extérieure. Les résultats complets seront publiés à l'automne par air normand. Dors et déjà, la moyenne des concentrations de polluants est de 2 à 4
fois supérieures à celle situé en bord de trafic.
Rendez-vous à l'automne donc.
Jean de la Fontaine était décidément un visionnaire sur les questions d'environnement avec sa fable le rat des villes et le rat des champs.
Il convient en effet de bousculer quelques idées reçues. L'exil dans les milieux périurbains n'est pas forcément le rêve qu'on croit.
L'ozone, véritable poison pour la santé au niveau du système respiratoire, est un polluant secondaire créée par l'action du soleil sur les gaz d'échappements des véhicules et des usines. Ce polluant peut être transporté, suivant la force et la direction des vents, sur des centaines de kilomètres.
Ce rappel fait par Nathalie Fonterelle dans sa chronique environnement d'aujourd'hui sur France Info, montre à quel point il est nécessaire d'agir au niveau de l'Europe et du monde pour diminuer l'intensité du trafic routier par une intelligence des mobilités.
Plus généralement, introduire les questions environnementales dans nos arbres de décision nous fait revoir le périmètre du mot liberté.
Là première personne à être pollué est l'automobiliste lui-même, contrairement aux idées reçues.

