politique

Vendredi 13 octobre 2006 5 13 /10 /2006 21:52

Une fois n'est pas coutume, cet article sera politique car les élections présidentielles se profilent. Il n'y en aura pas beaucoup sur ce blog, mais les plus importants seront reproduits.

Ce blog transport est très technique et pose les bases d'un transport durable. A cap21, nous avons une réel approche projet avec des idées et des méthodes très innovantes qui font de nous un parti politique original.

 Notre discours s'adresse au plus grand nombre, et surtout à notre descendance qui ne nous pardonnera pas de ne pas avoir mis en oeuvre ce qu'il fallait pour garder une planète vivable. Notre programme se base sur des stratégies gagnant gagnant pour la vie quotidienne de tous les français. L'air, l'eau, les sols, sont les bases de la vie humaine. Force est de constater qu'ils ont été massacrés à toute vitesse par nos modes de vie depuis un siècle et demi. Or aucune politique n'a été mise en oeuvre avec l'ambition nécessaire pour arrêter l'hémorragie. Pire, on continue la fuite en avant en espérant que les technologies pourront tout résoudre sans remettre en cause en profondeur notre organisation sociale. La guerre froide, puis le chômage et l'insécurité, le déficit de l'état ont occulté, voir entièrement effacé la question environnementale depuis la constitution de 1958. CAP21 est  là pour la mettre au premier plan.

La profession de foi en 10 mesures de Corinne Lepage, que je reproduis ci-dessous, montre à quel point nous sommes déterminés, avec les compétences des membres du mouvement, à mettre en oeuvre un programme ambitieux comme il en a jamais été depuis l'après guerre. Corinne est la seule personnalité reconnue au niveau mondial pour ses travaux sur l'environnement. C'est donc avec elle et son mouvement que devra se construire l'avenir du pays. Celui-ci ne pourra pas se construire sans elle, si on considère que la situation de l'environnement en France réclame une médecine d'urgence.

Voici le texte officiel du communiqué de presse de Corinne:

Corinne LEPAGE : Pour que notre futur ait un avenir

Depuis 30 ans, je me bats comme avocate ou responsable associatif contre la destruction de notre environnement. J'ai eu l'honneur, à ce titre, d'être classée par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement parmi les 25 femmes dans le monde qui agissent pour l'environnement

La prise en compte des facteurs environnementaux est aujourd'hui fondamentale. Nous ne pouvons plus concevoir d'action dans les sphères économiques, politiques ou sociales sans mesurer leur impact environnemental. Plus que de l'inconscience, c'est un acte criminel dont nous paierons les conséquences dans les dix ans à venir. Oui, seuls deux mandats présidentiels nous séparent de l'irrémédiable.

Oui, je suis candidate à l'élection présidentielle, et à ce titre, je défends un programme innovant qui place l'écologie au centre de notre vie démocratique. Mais je n'ai pas le monopole de la raison. Le temps des constats est derrière nous, nous entrons dans l'ère des solutions.

Pour cela, j'appelle toutes les candidates et tous les candidats à s'engager dans le respect de ces dix points qui sont le minimum vital.

Par-delà nos différences réelles, nous appelons à l'engagement de réformes structurelles minimisant notre emprise sur notre Terre. Nous signons cet appel et nous nous engageons une fois au pouvoir à bâtir toute politique dans le respect de ces dix points comme socle préalable à toute politique.

   1. Climat : Mise en place d'une politique ambitieuse de réduction de nos émissions de GES a minima de 20% en 5 ans.
   2. Recherche : Mise en place d'une procédure contradictoire scientifique pour toutes nouvelles technologies avant sa mise sur le marché ou essai à grande échelle (OGM, nanotechnologie…). Application d'un véritable principe de précaution.
   3. Energie : Mise en place d'une politique nationale d'économie d'énergie (lieux publics, entreprises, particuliers…) et développement des ENR. Moratoire sur l'EPR.
   4. Agriculture : Mise en place d'une politique agricole respectueuse de l'environnement en favorisant la filière de l'agriculture biologique et en divisant par deux l'usage des produits chimiques dans la filière classique. Abandon des pratiques agricoles surconsommatrices d'eau. Moratoire sur les OGM.
   5. Transport : Moratoire sur les autoroutes et report des crédits affectés sur des projets de transports collectifs et de frets à faible émission de CO2.
   6. Fiscalité : Mise en place d'une fiscalité favorisant l'émergence des Nouvelles Technologies Environnementales et leur financement. Arrêt des aides publiques aux activités destructrices de l'environnement.
   7. Santé : Interdiction des produits contenant des substances cancérigènes identifiées par le programme REACH.
   8. Déchets : Moratoire sur les incinérateurs et mise en place d'une politique de réduction à la source.
   9. Biodiversité : Interdiction des importations de produits portant atteinte à la biodiversité.
   10. International : Création d'une organisation mondiale pour l'environnement dotée d'un budget spécifique de financement de projets de développement respectueux de l'environnement et d'un tribunal international de lutte contre la pollution.

Corinne Lepage.

Communiqué de presse du 12/10/2006
 
Par Dominique Bied - Publié dans : politique
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Mardi 31 octobre 2006 2 31 /10 /2006 23:28

Voici 12 freins au progrès que nous rencontrons fréquemment quand nous voyageons dans le monde de l'innovation. C'est très spécifiquement le cas en France, où nous avons tout un tas de décideurs plus campés sur des positions fixes, sans grande dynamique, avec des objectifs loin des enjeux. Les idées fortes et originales, peu coûteuses, efficaces, à composante gagnant gagnant, sont souvent rejetées avant même de les avoir analyser.  cap21 fait partie de ces mouvements d'avant garde sur les plans politiques, économiques et sociaux. Il se heurtera à tous ces freins, ces peurs irraisonnées de l'avenir et des changements.

1. On a déjà essayé, ça n'a pas marché.

effet: arrête la réflexion et empêche de remonter à la cause racine de l'échec.

parade: analyser en profondeur pourquoi cela n'a pas marché

2. On l'a jamais fait, si ça marchait, on l'aurait déjà fait.

effet: empêche d'agir sans aucune donnée formelle puisqu'on ne l'a jamais fait !

parade: pourquoi pas essayer? On a tout à gagner.....

3. Ils vont être contre.

effet: arrête la réflexion et crée un sentiment d'impuissance et de fatalité sans fondements.

parade: leur a-t-on au moins demandé? On peut bel et bien le justifier.

4. On n'a pas assez de moyens?

effet: crée un sentiment d'incapacité, sans études des résultats prévus et de faisabilité.

parade: on se donnera les moyens nécessaires en fonction des résultats à atteindre.

5. C'est une bonne idée, mais elle arrive trop tard, ou trop tôt.

effet: ajoute une contrainte de temps sans réelle évaluation de la mise en oeuvre.

parade: mieux vaut tard que jamais. Il vaut mieux agir en contretemps que ne pas agir. L'essentiel est de faire mieux qu'hier.

6. C'est une bonne idée, mais il y en a peut-être d'autres.

Effet: déconcerte, tend à faire abandonner la réflexion en cours sur cette idée, disperse les esprits.

parade: Oui c'est une bonne idée, creusons là un peu plus.

7. Je suis trop occupé pour ça.

effet: arrête la machine en route, décourage et démotive les autres, sans avoir identifié la charge de travail.

parade: on s'assure que l'action demandée est concise et on peut répartir des tâches quand une action est utile. Définir précisément avec l'intéressé le résultat sur lequel il peut s'engager.

8. En théorie, ça a l'air bien, mais en pratique....

effet: arrête la réflexion et décourage.

parade: il faut s'avoir s'adapter. Restons pragmatiques. Néanmoins, comprendre la méthode est déjà un résultat pratique. Et on ne le saura qu'en mettant la théorie en oeuvre.

9. Vous n'avez rien d'autre à faire?

effet: Montre le dédain et décourage. On s'écarte pourtant d'un problème réel.

parade:  rappeler le problème, justifier le choix de la démarche, dans le pire des cas ignorer.

10. Je ne pense pas que cela fasse partie de la stratégie.

effet: ce grand mot déconcerte, remet en cause la réflexion et dès lors l'interrompt.

parade: chercher à s'améliorer fait toujours partie de la stratégie! c'est de la responsabilité de tous.

11. Je ne veux pas être et je ne suis pas responsable de cela.

effet: démotive le groupe de travail, le plus souvent avant d'avoir identifié et affecté la tâche à effectuer.

parade: on n peut pas forcer quelqu'un à améliorer la situation s'il ne se sent pas capable. Demander de justifier le refus et proposer des solutions.

12. ce n'est pas assez ambitieux.

effet: c'est juger et critiquer une proposition d'un point de vue unique. Dévalorise et freine les initiatives.

parade: il n'y a pas d'amélioration trop petite. Et c'est un pas dans la bonne direction.

Par Dominique Bied - Publié dans : politique
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Dimanche 26 novembre 2006 7 26 /11 /2006 23:14

"L’essor des déplacements de personnes et de marchandises est de l’ordre de 5% chaque année en France.
Le secteur routier se taille la part du lion (plus de 80%) au détriment des voies ferrées et navigables.
Symbole du dynamisme et de la mobilité, le trafic routier constitue en même temps un des principaux défis écologiques : automobiles et poids lourds prélèvent 65% de la consommation française de produits pétroliers (contre 34% il y a trente ans) ; l’augmentation de la circulation renforce les émissions de gaz carbonique (un tiers environ des rejets).

 

En développant une sorte de «système global» fondé sur la mobilité, le transport routier précipite la société dans une spirale insoutenable. Il faut donc modifier l’offre de transport.  

En bridant la puissance des moteurs.

 Les rendre conformes aux limitations de vitesse réduirait d’environ 20 % leur consommation et leurs émissions de gaz carbonique.
En donnant la priorité au rail. Les trains consomment moins d’espace et d’énergie, ils polluent peu. Leur développement passe par l’extension des voies, des dessertes et des cadencements des trains express régionaux.


En favorisant les transports en commun et les moyens de circulation douce.
 

Augmenter l’offre en modes de déplacement collectifs (transports en commun) et individuels (marche, vélo) attractifs, efficaces et adaptés aux horaires des rythmes urbains.


En taxant les véhicules les plus polluants.

 

 Le coût du transport par poids lourd doit intégrer ses coûts indirects et les automobiles les plus gourmandes et les plus polluantes être mises à contribution selon le principe du pollueur-payeur.
En réaménageant le territoire. Relocaliser les activités économiques, rapprocher les services, densifier de petites unités urbaines, organiser des circuits courts de distribution."

 

 

Ce pacte écologique transport pourrait être signé des deux mains par tous les candidats. Ces mesures sont déjà prônées depuis longtemps par cap21, les verts, et même la commission européenne, sans grande traduction concrète, encore moins en France qu’ailleurs. Je me souviens en 1995 de l’intervention de l’abbé Pierre sur la fracture sociale. L’ensemble des politiques, pas trop fiers, avait adopté un profil bas, tout en ayant pris conscience du problème. Dix ans après, la fracture sociale s’est agrandie, rien n’a changé.

 

Le problème va être de juger de la sincérité des candidats à l’élection présidentielle à appliquer ces mesures, à s’engager sur des résultats chiffrés à la hauteur des enjeux, à mettre des moyens financiers pour aboutir. 

 

Ce pacte contient effectivement des mesures visant à réduire massivement le transport routier. Attention cependant à ne pas perdre pied par rapport à la réalité concrète. 

 

Pour le transport des personnes, les mesures de restriction du type péage urbain, du type augmentation du coût de fonctionnement de l’automobile, seront très largement insuffisantes pour atteindre les objectifs dans les délais. Il faut en sus construire des solutions innovantes, revoir complètement la stratégie de l’industrie automobile, la stratégie d’usage de l’automobile, moyen de transport incontournable pour beaucoup de gens, afin que croissance des mobilités soit moins génératrice de croissance des transports. C’est à l’état de créer les conditions pour que cette mutation se fasse.

 

 Le projet que j’ai lancé pour cap21 de création d’un système de gestion en temps réel d’une flotte de taxis collectifs à grande échelle est dans cette logique d’offrir, sans contraindre, un mode de transport souple, sur mesure et confortable. Voilà une mesure qui a un fort impact avec peu d’argent public et qui correspond bien à notre tissu urbain, à la structure de notre économie.

 

A aucun moment dans ce pacte n'est évoqué le management de la mobilité, pourtant sujet numéro1 dans les travaux de recherche de la plateforme européenne de transports terrestres ERTRAC. Les bureaux des temps et  les plans de déplacements ne sont pas cités. Il faut cependant remarquer que Nicolas Hulot dit adapter les transports aux rythmes urbains. On est effectivement là dans la logique de l'analyse des temps de la ville. Il faudrait cependant qu'il revienne à cap21 pour prendre des cours de formation continue sur le sujet. De nombreux chercheurs travaillent le sujet depuis 5ans.

En sus, chose la plus importante, il faut que l'ensemble des acteurs travaillent d'arrache pied en réseaux et de façon continue pour réussir la mutation demandée. C'est là que le bas blesse le plus souvent. 

 

 

Pour le transport des marchandises, il faut savoir que 80% des déplacements poids lourds font moins de 150km. 40% des consommations d’énergie fossile proviennent du transport de marchandises en véhicules légers. En ville, les ménages eux-mêmes avec leur voiture, assurent la moitié des transports de marchandises. Le ferroviaire ne résoudra donc pas le problème. La notion de circuit court est donc à ce titre intéressante. Cela veut dire aussi, par exemple, faire ses courses plus souvent et à côté de chez soi. Cela veut dire aussi déconcentrer la livraison. C’est l’ensemble des acteurs de la distribution qu’il faut mobiliser dans une action quotidienne et négociée. 

 

Ces quelques exemples montrent que Nicolas Hulot a besoin de l’apport en compétences des gens qui travaillent depuis longtemps sur le sujet pour que son message se traduise rapidement dans la réalité avec des mesures efficaces. CAP21 est capable d'apporter cette compétence.  

Par Dominique Bied - Publié dans : politique
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Samedi 6 janvier 2007 6 06 /01 /2007 17:10

Je relaie ici un texte percutant de Corinne Lepage publié sur agoravox. La société de modération prônée par Nicolas Sarkozy sera insuffisante pour mettre l'économie française sur le bon chemin, celui qui permet de satisfaire les besoins de la vie à consommation de ressoruces minimum et non simplement modérée. Corinne Lepage a la légitimité sur le long terme pour incarner un projet sociétal durable.

Voici le texte:

"J'appartiens à une génération bienheureuse. Née après la guerre, j’ai grandi avec cette société de consommation qui en Occident nous a donné accès à un ensemble de biens et de services que mes grands-parents n’auraient pas même imaginés. Chaque année nous apportait une offre croissante que notre pouvoir d’achat en perpétuelle augmentation nous permettait d’acquérir. Ce qui relevait de la vie d’un millionnaire américain en 1930 (voyage en avion, vacances à l’autre bout du monde, biens de consommation en abondance, une à deux voitures particulières...) est devenu la norme des classes moyennes. J’ai profité, comme tout le monde, de cette mondialisation qui faisait rêver les puissants et trembler les ouvriers des usines délocalisées. Mais j’ai aussi mené la bataille de communes bretonnes qui ne voulait pas être les dégâts collatéraux raisonnables de cette frénésie du toujours plus. A chaque combat juridique (marées noires, pont de l’île de Ré, lignes THT, OGM...), j’ai senti l’arrogance des forts qui pensent incarner le progrès technologique sans contrôle, la croissance en Majesté. Je suis fière de ces combats menés avec tant de gens différents tous animés par la même détermination contre les injustices. Mais je suis aussi frustrée d’intervenir souvent après la décision pour empêcher son exécution, ou après le drame, pour obtenir compensation. Si aujourd’hui, je me couchais chaque soir paisible, avec la certitude rivée au corps d’avoir mené à bien ma petite barque, c’est que je serais devenue aveugle et lâche.

« Et ces hommes clignent des yeux en disant nous avons trouvé le bonheur », écrivit Nietzsche... Notre monde rempli de matière ne nous a pas apporté le bonheur. Sommes-nous plus heureux parce que nous avons accumulé tant de biens matériels ? Dans cette Europe de paix, dans ce monde occidental plus serein, nous avons semé de biens mauvaises graines. Nous avons largement entamé les ressources et détruit le patrimoine de notre planète sans vouloir entendre l’alarme des scientifiques. La négation du réel nous laisse croire que notre petit monde pourra durer un peu plus longtemps, jusqu’au prochain renouvellement de mandat. La presse ne veut pas blesser ses annonceurs qui assurent leur survie par l’achat quotidien d’espaces publicitaires, quand elle n’est pas directement détenue par l’industrie. Mais notre impérative urgence de ne rien faire et l’idée que nos mots ralentiraient les maux ont été lourdes de conséquence : dérèglement climatique, sixième extinction animale, déforestation, surexploitation des mers, empoisonnement de l’air, de l’eau , stérilisation des sols... liste non exhaustive de maux qui se cumulent avec un effet exponentiel. Je ne peux me contenter d’arriver après, en tant qu’avocate. Il faut que je sois là avant, pour anticiper les catastrophes, changer la donne, initier un nouveau projet de société qui soit enfin viable et où nous retrouverions le goût du bonheur. C’est cela faire de la politique.

Le pouvoir politique, médiatique et économique a été élevé en vase clos. Issus des mêmes écoles que leurs conseillers et l’ensemble des hauts fonctionnaires, ses responsables sont formatés pour une gestion de l’existant. Ils croient fermement que nous avons atteint le stade ultime du développement humain, cette « fin de l’histoire » que décrivit Francis Fukuyama. Leurs outils de mesure sont la croissance économique et le PIB. Ce qui ne rentre pas dans leur grille n’existe pas. Sept millions de Françaises et de Français vivent en dessous du seuil de pauvreté ? Une ligne statistique qui ne perturbe pas le chiffre du commerce extérieur. Le taux de suicide effarant chez les jeunes adultes, la consommation de neuroleptiques, d’antidépresseurs ? Du chiffre d’affaires pour les laboratoires qui les fabriquent, les pharmaciens qui les distribuent, encore du PIB. Une femme décède tous les quatre jours sous les coups de son partenaire ? Rien. Leurs outils sont systématiquement tournés vers la création de profils financiers. Et jusque-là tout allait bien, jusqu’à cette damnée croissance en berne. Cette croissance économique est un aveuglement idéologique. Regardons notre pays à travers d’autres indices, et nous ne pouvons que constater la chute de la France dans les évaluations. Avec l’indice de développement humain, nous voici déjà mauvais élèves. La mesure de la corruption ne nous place pas mieux. Quant à la place des femmes dans notre société, elle nous permet d’occuper les profondeurs du classement. Notre société exclut et détruit. Elle criminalise et envoie les « déviants » dans des prisons indignes d’une démocratie après des années d’attente d’un jugement pour des innocents qui en sortent anéantis.

Et pourtant. Je retrouve Montaigne : « Pour moi donc j’aime la vie », et je lutte. Peu importe que sur le chemin de la présidentielle, il me soit opposé les sondages, le refus des médias ou le vote utile. Je ne me soumets qu’au seul jugement des électeurs auxquels je livre un projet cohérent et complet. J’ai pour cela proposé une nouvelle constitution et un livre-programme réconciliant écologie et économie, Ecoresp, pour un New Deal écologique. Le volet sociétal est sur l’établi... Aucun de celles et deceux qui voteront pour moi le 22 avril n’aura à avoir honte de son choix. Je n’incarne pas un vote de rejet, mais l’adhésion à un projet, un vote utile pour mes concitoyens. Je me bats pour que notre futur ait un avenir. Et je crois au pouvoir nouveau du dialogue démocratique par les nouvelles technologies de l’information et de la communication, grâce à la révolution du prolétariat, selon l’expression consacrée de Joël de Rosnay. Je donne à toutes et à tous un message, et j’appelle celles et ceux qui y adhèrent à le transmettre, à en débattre, à l’enrichir.

Alors nous aurons gagné le pari de l’intelligence collective contre l’arrogance médiatique télévisuelle qui nous sert le brouet indigeste d’une élection déjà faite et croit détenir un droit de propriété sur « du temps de cerveau disponible ».

-agoravox.Texte de Corinne LEPAGE .

 

  

Par Dominique Bied - Publié dans : politique
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Dimanche 7 janvier 2007 7 07 /01 /2007 23:33

06.01.2007

La lettre de Corinne Lepage-n°14 - Agir pour être

LA MALADIE DU « ON » 

 Combien de fois n’ai-je entendu ce « on » quasi maladif qui semble justifier la pire résignation et l’abandon. On ne peut rien faire, on nous cache tout. À cela s’ajoute l’autre, celui qui agit contre le bien commun.
Les États-Unis qui polluent bien plus que nous et réduisent à néant mes efforts pour limiter mes émissions de CO2. L’agriculteur qui gaspille la ressource en eau en irriguant son maïs subventionné… La liste est longue de ces autres qui m’inciteraient à ne rien faire. Je voudrais profiter de cette année nouvelle pour faire un voeux, celui de la substitution du « on » par un « nous » collectif et intelligent.
Je souhaite que nous cessions de croire que nous subissons alors que nous sommes bien les acteurs de notre vie. C’est par nos actes que nous donnons sens à notre démocratie, en tant que partie prenante active d’un tout que nous construisons collectivement. Une année d’élection présidentielle, ce pourrait être cela, la prise en compte par chacun d’entre nous de son pouvoir effectif, par-delà le vote.
Les Françaises et les Français semblent avoir perdu confiance avec le monde politique et la classe médiatique. Ce petit monde confit qui se pare des meilleures intentions pour lasser avec un conservatisme d’ancien régime.
La politique, cette force vivante de toute démocratie, est aujourd’hui dans les assemblées spontanées, les conseils d’associations, sur le net. Mais doit-elle pour autant abandonner nos institutions à mille petits marquis qui se partagent les rôles dans un théâtre d’ombre ? Ce désaveux constaté devrait m’inciter à rester active dans mon métier d’avocate de l’environnement et de membre associative.
Ce serait alors tout simplement admettre l’échec de notre République, accepter que deux mondes cohabitent en s’ignorant. Je crois fermement que nous devons réinvestir tous les champs du réel et tenir pour acquis que la sphère politique nous appartient.

Par Dominique Bied - Publié dans : politique
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Vendredi 12 janvier 2007 5 12 /01 /2007 21:47
Une campagne financée par EDF, Bouygues, L'Oréal... ne peut correspondre à l'éthique verte.
Pourquoi je ne me rallierai pas à l'animateur vedette
Par Corinne LEPAGE
Corinne Lepage candidate à l'élection présidentielle
L'éthique s'oppose à ce que Nicolas Hulot soit le candidat des écologistes. Pour moi, l'écologie revêt avant tout une dimension éthique. Se préoccuper de la planète, des générations futures, conduira à prendre pour la nôtre des choix cruciaux, et cela n'est concevable que si les moyens sont compatibles avec les fins. Le combat écologiste conduit inévitablement à affronter des intérêts économiques puissants, à prendre des coups. Tous les écologistes et, au-delà, des centaines de milliers de Français qui se battent contre des autoroutes, des incinérateurs, des antennes-relais, des porcheries ou des installations chimiques le savent. Comment un animateur vedette qui n'a pas mené ces combats associatifs contre les puissants et compte dans sa fondation des entreprises contre lesquelles le combat écologiste est quotidien pourrait-il représenter les écologistes à l'élection présidentielle ? Du reste, le but de la Fondation est l'éducation, vocation louable et indispensable, mais qui permet précisément de jouer du mécénat sans aucune conséquence. Le Pacte parle beaucoup du climat, mais aucune de ses propositions ne gêne directement les entreprises qui financent la FNH.
L'interpellation citoyenne est nécessaire et Nicolas Hulot le fait avec beaucoup de talent. Mais elle deviendrait vite inconciliable avec l'éthique écologiste si elle se transformait en démarche politique.
Le combat pour l'écologie est un combat pour la morale. Je m'étonne que des députés verts ­ présumés antinucléaires ­ fassent un appel pour voter pour un candidat dont le conseiller principal sur le changement climatique, Jean-Marc Jancovici, par ailleurs consultant pour Areva et EDF, déclare que mieux vaut les quelques milliers de morts de Tchernobyl ­ qui, eux, existent ­ que les millions de morts du changement climatique que nous visons précisément à éviter pour justifier le recours à l'énergie nucléaire. L'humanisme, le respect de la vie sont les valeurs fondamentales sans lesquelles l'écologie n'a aucun sens.
 
Le combat pour l'écologie ­ s'il devient politique ­ se doit d'être exemplaire quant au respect des règles du jeu. Comment concevoir que la campagne du «candidat de l'écologie» soit financée depuis huit mois par une Fondation alimentée par des entreprises comme EDF, L'Oréal, Bouygues, Autoroutes du sud de la France, et par TF1 directement via Ushuaïa ? Même si ces sommes devaient être remboursées, il est difficilement pensable qu'un tel candidat soit celui de l'écologie.
 
Enfin, le combat pour l'écologie est politique. Il vise à faire triompher une cause en prenant en compte les dimensions de justice sociale et d'efficacité politique. La stratégie de campagne de Nicolas Hulot, les reports successifs de sa décision n'ont eu pour effet ­ voulu ou non ­ que de détruire les efforts de construction et de reconstruction de l'écologie politique en visant à en discréditer ses représentants politiques et en faisant échouer les assises de l'écologie que nous voulions organiser avec les Verts et l'Alliance au moment de la réunion des experts gouvernementaux du climat (Giec), prévue à Paris à la fin du mois de février.
 
Ce combat médiatique en faveur de l'écologie pourrait rapidement se transformer ­ grâce à l'aide efficace des pollueurs possesseurs de médias et donneurs d'ordre de publicité ­ en une entreprise de destruction du travail militant de trente ans.
Non, je ne me rallierai pas à la candidature de Nicolas Hulot, si candidature il y a, et je pense, de plus, que, sur le plan politique, deux candidatures se réclamant de l'écologie se complètent car il y a bien deux voies politiques pour parvenir à un objectif commun : répondre efficacement à l'urgence écologique
Par Dominique Bied - Publié dans : politique
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Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /2007 12:53

La manière dont on pose la question de l'impôt dans cette campagne présidentielle est d'une part biaisée, d'autre part archaïque et d'une démagogie dépassant l'entendement. Le débat se cristallise sur l'impôt sur le revenu alors qu'il ne réprésente que 17% des recettes fiscales. On paye beaucoup plus d'impôts sur le travail que sur le revenu. Quand va-t-on parler enfin de la répartition des différents impôts?

 

 

Cristalliser le débat sur la suppression ou non des impôts sur le revenu des personnes gagnant plus de 4000 Euros nets par mois est passablement réducteur, simpliste et injuste. Parler de cette tranche de population avec un tel impact médiatique signifie ignorer 90% des français.

Voilà une singulière manière de vouloir rassembler le pays vers un objectif partagé. 

Et puis sait-on vraiment qui est riche et qui est pauvre en France (voir le numéro de Janvier d'alternatives économiques)? A-t-on une idée largement partagée de la répartition des revenus en France. En fait, ces débats caractérisent l'incapacité des politiques à répondre aux difficultés quotidiennes d'une immense majorité de français et à concevoir une fiscalité juste et équitable, efficace.  

 

 Il devient urgent, pour que le travail, le risque et l'investissement soit mieux rémunéré en France de regarder cette répartition. Le débat présidentiel devrait tourner autour de la ventilation de l'impôt sur le travail, la TVA , le capital, la TIPP , le patrimoine de rentes, le patrimoine d'habitation, le patrimoine productif, celui impactant négativement l'environnement. C'est aussi à cette seule condition que le travail reviendra dans notre pays.   

 

Ensuite, les français subissent des prélèvements déguisés sur leur revenu. En effet, notre inconséquence en matière d'urbanisme et de mobilité oblige la plupart des français à prendre leur voiture seul pour aller au travail. La hausse générale des prix de l'immobilier a aussi considérablement réduit leur revenu disponible.  

 

En fait, les français surpaient leur logement et leur mobilité par la défaillance de la puissance publique à ce niveau, c'est à dire la manière de gérer l'espace public et le partage de l'espace public et l'espace privé.  

 

C'est ce que l'on fait à cap21. Prendre l'environnement comme tête de pont des politiques publiques permet de trouver les clés pour fabriquer une économie et un social compétitifs en jouant sur la diminution des dépenses non compressibles des ménages. 

 

 

 

 

 

 

Par Dominique Bied - Publié dans : politique
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Dimanche 4 février 2007 7 04 /02 /2007 22:22

Un certain nombre d’écrits commence à attirer l'attention du public sur des thèmes glissants. L'écologie serait une dictature car elle mènerait à une intrusion dans les choix de vie quotidienne des populations. Elle serait castratrice de liberté. S’ajoute à cela la stigmatisation des écologistes. On les montre du doigt en les décrivant comme des agitateurs de peurs, ce qui renforce cette idée de dictature. En effet, la peur induit le manque de confiance en soi, donc le recours à l’homme providentiel toujours tenté d’imposer des solutions par des contraintes fortes. Elle empêche la population de se prendre elle-même en main pour régler collectivement ses propres problèmes de fonctionnement, donc de s’émanciper, de se donner de la liberté durable.  

 

Il est légitime de se poser cette question. Elle amène cependant à discréditer  un discours pour écarter politiquement des mouvements émergents proposant des solutions innovantes.  

 

Se poser la question du développement durable revisite notre conception de la liberté, ou plutôt l’inventaire des différentes libertés. On peut opposer la liberté instantanée et la liberté durable, la liberté individuelle et la liberté collective.  

 

 L’exemple de l’usage de l’automobile et de la mobilité est très illustratif.  

 

Liberté instantanée :   je veux aller de la porte de chez moi à la porte de la destination aussi vite que je veux et quand je veux. 

Liberté durable : si je fais cela, je ne vivrai pas longtemps car l’accident de la route est proche. 

Liberté collective : si je fais cela, je risque de renverser des piétons et donc de priver des personnes de la liberté de vivre. 

Liberté collective encore : si chacun fait cela, on crée des embouteillages gigantesques et on bride la liberté de se déplacer. 

Liberté collective à nouveau : si les 6 milliards d’habitants de la planète font cela, alors les dégâts climatiques seront tels que les désordres des sociétés mettront en danger les démocraties.  

 

La question n’est donc pas tant « est-ce que l’écologie est une dictature ? », mais plutôt « comment peut-on mener le projet écologiste de façon démocratique en visant l’optimum des libertés.  

 

C’est tout le sens du combat pour l’autonomie des agriculteurs et du débat sur les OGM face aux semenciers, de celui des maisons autonomes en énergie pour ne pas assécher les populations à faibles revenus, des indépendances nationales par rapport aux énergies fossiles, des agriculteurs à l’Est de Las Vegas qui se battent contre l’agence de l’eau de la ville pour garder la liberté de vivre de leur travail, des cyclistes urbains qui se battent pour pouvoir se déplacer en sécurité, etc….  

 

Non, vraiment, se battre pour l’écologie c’est lutter pour la liberté de choix compatible avec un vivre ensemble acceptable. L’écologie, c’est regarder la réalité en face pour proposer des solutions adaptées. C’est faire en sorte que les populations s’approprient celles-ci et mettent en œuvre ensemble des modes d’action librement consenties. C’est faire la part des choses entre toutes les sortes de libertés.    

 

Par Dominique Bied - Publié dans : politique
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Vendredi 9 mars 2007 5 09 /03 /2007 22:10

Une fois de plus, Nicolas Sarkozy a stigmatisé les écologistes en public. Ainsi, d'après lui, ils feraient revenir l'humanité à l'état sauvage. La méthode de communication Sarkozy est toujours la même. On commence par dénigrer un corps social pour l'abattre en diffusant des contre-vérités. Puis il vient signer en grand seigneur un pacte écologique qui est une version minimum du programme des écologistes depuis des années. La contradiction et la désinformation règne. La loi sur l'énergie met en priorité les économies d'énergie. Rien de tout cela dans le programme UMP. Le discours est d'ailleurs à peu près le même chez Marinne Le Pen. L'incompétence et le manque de connaissance des dossiers règne. Les solutions simplistes émergent (nucléaire ou charbon propre par exemple).

Il n'y a rien d'innovant à l'UMP et au PS sur la politique énergétique, les transports, l'agriculture, les bâtiments, l'écoconception. Chez eux, on reproduit les schémas du passé en ajoutant à la marge un zest d'écologie.  

Les écologistes n'ont jamais interdit quoique ce soit, même pas les verts. Il ont seulement dénoncé les excès de modes de consommation et de production. Faire de l'écologie est tout au contraire rentrer de plein pied dans la modernité, c'est plus de savoir, de recherche, de savoir faire, d'intelligence. C'est, ne pas reproduire un système économique et social à bout de souffle.

La pauvreté du programme écologique de l'UMP et à un degré moindre du PS a été validé par la notation de l'alliance. Les notes sont en dessous de 10 pour l'UMP, celui de Corinne Lepage et Dominique Voynet culmine au dessus de 15. Le programme ECORESP2 est d'une autre consistance, c'est un "new deal" écologique de haute tenue relèguant dans le championnat de France amateur les grands partis. 

  • Dominique Voynet (les Verts) et Corinne Lepage (Cap 21) : 16,5
  • Ségolène Royal (PS) : 13
  • François Bayrou (UDF) et Marie George Buffet (PCF) : 9
  • Nicolas Sarkozy (UMP) : 8,5
  • Olivier Besancenot (LCR) : 8
  • Philippe de Villiers (MPF) : 7
  • Jean-Marie Le Pen (FN) et Arlette Laguiller (LO) : 5

Mais attention, les Etats-Unis sont en train de lancer dans une centaine d'universités, sans le clamer sur tous les toits, un programme d'innovation écologique sans précédent avec des moyens énormes. A force de ne pas prendre en compte sérieusement ces questions, nous allons être largués économiquement par des gens plus innovants que nous.

Le contenu du programme économique de Mr Sarkozy est porteur d'illusion, et donc de déception, en sus de la faiblesse environnementale. C'est la cohésion sociale qui alors volera en éclat. La population ne supportera pas financièrement la hausse inévitable du coût de l'énergie et notre dépendance énergétique.

   

Par Dominique Bied - Publié dans : politique
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Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /2007 19:33

Le programme de François Bayrou a été considérablement enrichi grâce à l'apport des travaux ECORESP2 de CAP21 et au travail de Corinne Lepage. François Bayrou a décidé de mettre l'écologie au coeur de son programme. Voici le volet environnement.




Positions de François Bayrou en matière de Développement Durable


1.Relever les défis énergétiques et climatiques

1.1. Réduire nos consommations d’énergie et modifier nos sources d’approvisionnement pour diviser par quatre nos émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050

La crise climatique n’est pas un fantasme mais une réalité. Cela place tous les pays de la planète, et en particulier les démocraties, devant une responsabilité inédite pour préserver l’avenir de l’espèce humaine : cela impose notamment de changer les attitudes et les habitudes du combat politique. L’objectif de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050 est désormais partagé par tous, mais rien n’a encore été entrepris pour nous mettre en capacité de réussir ce challenge.

Or, face à l’ampleur de ce défi, il est absolument nécessaire de définir une politique orientée sur le long terme visant à ce que chaque citoyen, chaque entreprise et chaque administration puisse devenir un acteur impliqué dans la lutte contre les gaz à effet de serre.

Nous devons dès maintenant nous mettre en ordre de bataille dans ce sens, ce qui signifie que pour la prochaine mandature nous devons nous fixer l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 15%. Ce plan d’adaptation au changement climatique doit selon moi s’appuyer sur les cinq leviers suivants :
-l’élévation des normes techniques d’efficience énergétique, notamment dans le bâtiment où nos logements sont notoirement moins performants que ceux construits en Allemagne par exemple.
-une fiscalité réorientée pour susciter chez chaque acteur des comportements plus éco-responsables. Cela passe par des taxes pénalisantes pour les comportements les plus polluants et aussi par des avantages fiscaux incitatifs pour ceux qui choisissent des équipements ou des technologies écologiques ;
-une mise à plat complète de notre « mix énergétique », avec un développement ambitieux des énergies renouvelables (solaire thermique, éolien, bois énergie et également biocarburants de seconde génération, biogaz, géothermie) et un maintien maîtrisé et transparent du nucléaire civil ;
-la formation de la population : je suis convaincu que les français sont prêts à modifier leurs comportements, à condition que chacun ait conscience des raisons qui rendent nécessaire cette modification ;
-enfin un effort de recherche sans précédent, qui n’aura le volume nécessaire que s’il est conduit au niveau européen, et qui visera le développement des énergies nouvelles (énergies marines, solaire, piles à combustibles ou biocarburants de nouvelle génération) et de la séquestration du carbone.

La filière nucléaire de production d’électricité fait partie des instruments indispensables et de nos atouts pour lutter contre l’effet de serre. Mais nous avons besoin d’une expertise scientifique sur l’EPR. Derrière ce projet se pose la question du renouvellement de nos réacteurs actuels et une décision aussi structurante pour notre politique énergétique doit se prendre à l’issue d’un débat le plus large et le plus démocratique possible. Je ne suis donc pas d’accord pour que la décision soit prise en catimini. Il faut organiser avant l’été un débat national, pour prendre les décisions à long terme sur notre politique énergétique.

1.2. Relever en priorité les défis des transports et du bâtiment

C’est bien sûr dans les domaines des transports et du bâtiment qu’il faudra appliquer cette politique de la manière la plus résolue, puisque ces deux secteurs représentent à eux deux environ 50% des émissions, et que ce sont dans ces deux domaines que l’évolution actuelle est la plus préoccupante.

Dans ces deux domaines, la mesure qui me semble la plus efficace est la mise en œuvre d’une « taxe carbone » sur les carburants d’origine fossile. Les taux de cette taxe seront faibles au départ pour être augmentés progressivement. Bien entendu sa mise en place devra être annoncée à l’avance pour laisser à chacun le temps de s’adapter, et promue autant que possible dans un cadre européen pour éviter tout effet de dumping fiscal.

Ainsi, en matière de transports, je propose :
-de rétablir la priorité des financements publics en faveur du développement d’infrastructures de transport en commun fiables, confortables et accessibles au plus grand nombre, et du développement du fret fluvial et ferroviaire. -de développer le potentiel du fret fluvial et du cabotage, et de rendre le fret ferroviaire techniquement et économiquement viable en se fixant comme objectif l’obligation du ferroutage pour les camions traversant la France à l’horizon 2025. Financement : les ressources de la taxe carbone.
-d’inciter à des comportements nouveaux (arbitrages en fonction de l’impact « carbone », covoiturage, télétravail, suppression des déplacements aériens et routiers inutiles…)
-de tirer profit au plus vite du potentiel offert par les bio ressources pour diminuer notre dépendance au pétrole ;
-d’encourager la recherche et le développement de véhicules nouveaux : performances des moteurs, contrôle électronique, redescente en gamme pour rapprocher les véhicules de leur usage réel (diminution de poids, de puissance et de vitesse), motorisations sans émission de CO2.

Dans le domaine du bâtiment, je propose également :

-de rendre rapidement les normes pour les nouvelles constructions plus exigeantes pour la performance énergétique des logements et bureaux (vitrages peu émissifs, isolants performants, chaudières à condensation, pompes à chaleur géothermales, solaire thermique pour l’eau chaude sanitaire et le chauffage, construction à énergie positive...) ; toutes ces technologies doivent nous permettre de fixer avant 2010 une norme maximale pour les constructions neuves de logements à 50 KWh/m2 pour les consommations d’énergie primaire liées au chauffage.
-de mettre en œuvre des allégements de fiscalité vraiment incitatifs pour la construction aux normes de la qualité environnementale (du type des 14 cibles HQE et référentiels similaires) ;
-de lancer une vaste opération de réhabilitation du patrimoine bâti. Avec un rythme de renouvellement du parc de logements de 1% par an, nous ne pouvons aucunement nous permettre d’attendre le seul renouvellement naturel de celui-ci. Je propose donc une modulation de la taxe sur le foncier bâti en fonction des performances énergétiques des bâtiments pour inciter à la rénovation. Obliger toute nouvelle construction d’aller dans le sens de la réduction des G.E.S, en particulier à avoir un dispositif d’énergie renouvelable.

2.Assurer la protection de notre planète, de sa biodiversité et de la santé des êtres qui la peuplent

2.1. Un aménagement du territoire plus rationnel et soucieux de biodiversité et d’équité sociale

L’aménagement du territoire, c'est-à-dire l’utilisation rationnelle de l’espace, est indissociable du développement durable.

Cela passera par : - la limitation de l’étalement perpétuel de la ville qui menace l’équilibre de notre pays, coûte cher en transport, carburant et carbone, favorise les exclusions sociales et ravage nos paysages ;
- une politique de préservation et de reconquête des sols faces aux pollutions et à l'imperméabilisation ;
- la prise en compte plus sérieuse des risques technologiques et naturels ainsi que des nuisances sonores et olfactives dans les projets de construction et d’infrastructure. Il ne faut plus subir mais prévenir les catastrophes (AZF à Toulouse, inondations de Nîmes, Aramon, Vaison la Romaine…) ;
- un aménagement du territoire qui se soucie de la biodiversité car la faune et la flore doivent disposer d’espaces protégés reliés entre eux par des zones préservées ; ainsi elles pâtiront moins des « frontières » que constituent pour elles l’urbanisation anarchique et les axes de circulation ;
- le recours systématique aux règles de « quartiers durables » pour la réhabilitation ou la conception de zones urbaines ;
- le renforcement desprojets d’aménagement et de développement durable (PADD) des plans locaux d’urbanisme (PLU) des communes en les rendant opposables ;
- la suppression de toute dérogation à la loi « SRU » imposant 20% de logements sociaux ;
- l’obligation pour chaque commune et collectivité locale de plus de 10000 habitants de faire procéder à un état des lieux indépendant sur ses impacts de développement durable et définir un plan local de développement durable (Agenda 21).

Une économie plus sobre, plus solidaire et responsable est une économie qui respecte et protège son patrimoine naturel.

Il est impératif de :
-réaliser et rendre public un état des lieux national indépendant de la faune et la flore, à partir des structures existantes (observatoires et offices nationaux et locaux) et en partenariat avec les associations écologistes, de chasseurs et de pêcheurs ;
- promouvoir le rôle des associations de protection de l’environnement en pérennisant leur financement et leurs modes d’actions et en les associant à l’action des organismes publics (ministère, collectivités …)
- suivre systématiquement l’impact sur la biodiversité des projets d’infrastructure ou d’urbanisme, d’intégrer un bilan en amont, pendant et après les travaux ;
- dresser un bilan indépendant de la législation actuelle et notamment de l’application de la directive Natura 2000 et de la loi de protection du littoral ;
- proposer un observatoire européen de la biodiversité ayant un pouvoir d’alerte des parlements européen et nationaux ;
- développer la pédagogie citoyenne et la lutte contre l’emploi irraisonné des pesticides à usages domestiques.

2.2. Se protéger des risques sanitaires & environnementaux

Des maladies liées à l’activité humaine apparaissent et se développent. Nous avons besoin de mieux les connaître et d’être efficacement protégés ; c’est pour cela que je suis favorable à la création d’une Autorité indépendante chargée de l’alerte sanitaire et environnementale. Elle aura pour vocation de développer des inventaires des risques et des études épidémiologiques indépendantes, notamment sur les impacts sanitaires des dégradations de l’environnement, à commencer par le réchauffement climatique, la pollution de l’air, des eaux et des sols, ainsi que l’importance des perturbateurs endocriniens.

N’oublions pas que les pays les plus pauvres demandent déjà l’accès aux soins alors qu’ils subissent souvent les pollutions des pays les plus riches sans pouvoir se protéger.
Il faut donc :
- accorder à l’OMS un droit d’ingérence sanitaire pour prendre en charge les situations d’urgence, pour construire des systèmes de soins par délégation et organiser les licences obligatoires de médicaments et le respect du « droit à la santé » ;
- réfléchir à une fiscalité mondiale sur une assiette large et globale (télécommunications par exemple) pour financer les programmes de lutte contre les risques de base pour les populations en danger (enfants, mères, pandémies…) sur le modèle à prolonger de l’Unitaid.
-Développer en France la médecine environnementale. Permettre aux associations environnementales d’être présente dans la gestion de la sécurité sociale.
3.Promouvoir une économie écologiquement et socialement responsable

3.1. Une logique de durabilité et de responsabilité

Je suis pour la promotion d’une économie plus responsable, d’une croissance « sobre » sur le plan environnemental et social.
Il faut pour cela :
- Faire appliquer les obligations d’informations des impacts sociaux et environnementaux des entreprises cotées et l’étendre aux entreprises publiques ;
- Appliquer rigoureusement le règlement de Reach, pour préserver la santé et l’environnement des substances chimiques
- Promouvoir activement l’investissement socialement responsable (fonds développement durable, solidaires ou éthiques) en déterminant une définition légale, en imposant des critères de durabilité aux placements publics (à l’instar des pratiques du Fonds de Réserve pour les Retraites) et en les encourageant fiscalement ;
- Encourager la consommation de produits à plus value sociale et environnementale (commerce équitable, bio…) en clarifiant notamment les labels, en multipliant les actions pédagogiques et en communiquant l’empreinte sociale et environnementale des produits et services ;
- Réaliser un inventaire mondial des matières non renouvelables et en vue d’en limiter ou interdire l’utilisation ou encore mettre en place des plans de transition, à partir de quotas ;
- Mettre en œuvre des dispositifs luttant contre les publicités « écologiquement » mensongères ; remplacer le Bureau de Vérification de la Publicité par une autorité administrative indépendante de la publicité.

- Inscrire, parmi ces orientations, celles qui doivent l’être dans les programmes scolaires.

En outre, le déchet le moins polluant étant celui qu’on évite de produire, je souhaite mettre en œuvre une politique volontariste de réduction à la source des déchets. Sur la prochaine mandature l’objectif que nous nous fixerons sera de réduire de 20% la quantité de déchets produite. Les mesures qui nous permettront de tenir ce cap sont les suivantes :
- Imposer l’éco-conception au stade de la fabrication et le recyclage des produits en fin de vie (étendre le principe de la directive européenne D3E sur les déchets électriques et électroniques à d’autres produits) ;
- Favoriser les produits « durables » ou réutilisables au profit des « jetables » quand les conditions sanitaires le permettent ;
- Faire évoluer le financement des systèmes de collecte et de traitement des ordures ménagères vers des redevances pour toutes les collectivités qui seraient calculées sur les volumes de déchets collectés pour inciter chacun à optimiser sa production de déchets ; généraliser la pesée embarquée pour encourager le tri.
-Favoriser l’économie circulaire, pour que les déchets d’une entreprise devienne la matière première de l’autre.
-Moratoire sur les incinérateurs : il faut revoir le système des déchets en France.


Ces actions et mesures doivent faire partie des objectifs urgents de la gouvernance européenne et mondiale. La France doit cependant initier dans un premier temps au niveau national ce type d’actions, en se faisant le laboratoire d’une économie durable.

3.2. Une agriculture durable pour l’environnement et les agriculteurs

A voir les résultats économiques, sociaux et environnementaux du modèle agricole actuel, je pense qu’il est nécessaire de changer de cap. Ce changement doit être progressif et socialement acceptable pour nos agriculteurs. Il faut pour cela :
- une politique agricole régulée fondée sur les prix et non plus sur les primes, dans des zones homogènes de libre échange pour garantir des approvisionnements en produits sains, la protection de l’environnement et un tissu dense d’agriculteurs ;
- une recherche de débouchés nouveaux car l’agriculture peut rompre notre dépendance au pétrole et répondre à nos défis écologiques (biocarburants, filière bois énergie, matériaux d’origine végétale, captation du carbone…) ;
- une limitation des pesticides comme y est parvenu le Danemark, sans que cela nuise aux exploitants agricoles ;
- une diminution des intrants azotés, par exemple en programmant une diminution de 500 000 tonnes des engrais azotés de notre agriculture, pouvant être réalisée par la définition d’un bilan azoté à l’échelle de l’exploitation, et soit un "permis de consommation" de l’azote, soit un système de bonus-malus, à discuter avec la profession ;
- une réorientation des cultures pour limiter l’irrigation et la consommation en eau ;
- une agriculture biologique encouragée et les principes de l’agriculture intégrée progressivement imposés;
- une déductibilité des investissements écologiques (comme la récupération des eaux pluviales, l’utilisation des engrais naturels, de la biomasse,…) pour encourager les exploitants à des pratiques plus vertueuses.

Enfin, élu à la Présidence de la République, je demanderai au plus vite l’organisation d’ungrand débat national sur les OGM, nourri d’un rapport présenté par les scientifiques de notre pays et qui s’appuiera sur une commission composée en particulier de pharmacologues. En attendant les résultats scientifiques, je suis favorable à un moratoire immédiat sur les OGM. Il ne doit pas y avoir de semis en plein champ avant que nous ayions un recul suffisant sur leurs conséquences sur le milieu et sur la santé humaine.

3.3. Une recherche ayant les moyens de préparer la croissance durable de demain

L’environnement et l’éco-innovation sont un levier fort pour notre croissance et nos emplois, en Europe, et spécialement en France. Pour cela, :
- mettre en place une grande politique de la recherche française et européenne en augmentant les investissements dans les domaines des énergies du futur, des biomatériaux, de la chimie du végétal, des biotechnologies ou encore du génome ;
- encourager les chercheurs à développer des entreprises à la suite de leurs travaux par une réforme des aides à l’investissement ;
- intégrer dans la comptabilité des entreprises la publication des charges et investissements relatifs à la recherche et au développement d’éco-innovations et octroyer des crédits d’impôts aux entreprises actives dans ce secteur.
-Consacrer 5% des crédits des nanotechnologies à étudier leur impact environnemental et sanitaire.

4.Mettre en place une gouvernance publique à la hauteur de nos défis

4.1. Un fonctionnement de l’Etat au service d’un développement durable

Créer un poste de n°2 du Gouvernement chargé du long terme, de la transversalité et de l’évaluation des décisions au regard du développement durable. Mais il ne doit pas s’agir du regroupement de plusieurs ministères existant aujourd’hui dans un seul ou d’un super-ministère de l’environnement, au sein duquel l'écologie serait réduite à la portion congrue ou au rôle de figurant, mais bien d’une autorité au sein du gouvernement en charge du long terme, un « sage » qui aura pour mission de penser l’impact sur l’avenir de chacune des décisions que le gouvernement prépare. Les décisions qui le concernent devront obligatoirement recevoir son contreseing.

Nous devons développer la démocratie participative et le débat public, outils fondamentaux pour un développement durable mais qui sont trop souvent aujourd’hui utilisés comme des leurres. Il faut au plus vite une loi qui pose la méthode et les principes incontournables de la concertation sur le statut du médiateur, l’obligation de réponse, les délais acceptables, la prise en compte réelle par le décideur final, le contrôle… La concertation éclairera alors efficacement les choix publics.

Il faut par ailleurs que chaque grande collectivité rende plus de comptes sur la politique de développement durable menée. Un audit indépendant, sur le modèle des agences de notation sociale et environnementale des entreprises serait un outil pertinent.

Il faut mettre en place, à côté du PIB, des indicateurs éco-environnementaux, du type Bien Etre Economique, et indicateur de Développement humain.

Enfin, nous souffrons d’un manque de culture du développement durable que nous devons combler. Il faut renforcer l’information au grand public sur les enjeux d’un développement économique responsable, soucieux de progrès social et de respect de l’environnement. Sur ce dernier point, nous devons encourager les éco-gestes, notamment en matière de maîtrise de l’énergie, des déchets et de l’eau et surtout systématiser la question écologique dans toutes les formations, du primaire aux études supérieures et professionnelles et diffuser les bonnes pratiques de chaque catégorie d’acteur (entreprises, citoyens, pouvoirs publics…).

4.2. Un renforcement urgent de la régulation supranationale

Je pense qu’il est urgent de mettre en place une économie mieux régulée, plus sobre et plus responsable.

Cela passe nécessairement par la construction d’une gouvernance internationale plus forte, et ce :
- au niveau européen, construction d’une Europe politique qui fait de l’environnement un des moteurs de son projet et du développement durable l’objectif commun à tous les Etats membres. Je propose la mise en place d’instances permettant une véritable politique européenne de l’énergie et de l’écologie ayant pour objectif l'indépendance énergétique de l'Europe et la réduction des gaz à effet de serre, la recherche dans de nouvelles technologies, l'accroissement du pouvoir de négociation de l'Europe sur les marchés mondiaux et la préservation et l'amélioration de notre environnement.
- Au niveau international, constitution au plus vite d’une Organisation Mondiale de l’Environnement (OME) pour assurer une régulation internationale effective. Cette instance doit être mise en place au sein de l’ONU, seule organisation internationale disposant de l’audience nécessaire pour réguler les marchés financiers, pour imposer des règles et minima environnementaux et pour résoudre les inégalités écologiques Nord-Sud et leurs conséquences dramatiques. Elle disposerait de ressources propres permettant d’exercer un rôle de contrôle, d’arbitrage et de sanction pour toutes les atteintes à l’environnement dans le monde. Sur de nombreux sujets fondamentaux nous devons prendre des mesures rapidement. En matière d’éthique financière par exemple, il faut faire de la lutte contre les paradis fiscaux une priorité, ceux-ci conduisant souvent au dumping environnemental et social. En matière de transport maritime, il est temps de rendre les assurances pour la pollution environnementale obligatoire comme aux Etats-Unis et de créer par exemple un fonds mondial financé sur un pourcentage du trafic et permettant de réparer les dommages environnementaux créés.
Il faut répondre à l’urgence et en même temps bâtir un projet de société pour la France, l’Europe, la planète.

4.3. Le développement durable, une mission planétaire pour la France

Donner unenouvelle impulsion à la diplomatie environnementale de la France pour ouvrir la voie d’une gouvernance mondiale inspirée des principes du développement durable. Il revient au Président de la République Française de dire aux autres peuples que nous avons une responsabilité en commun.

Il s’agit, à l’instar de la stratégie développée par le Royaume-Uni pour le changement climatique, de s’approprier des dossiers globaux concrets et en souffrance, notamment ceux de la biodiversité, du développement intégré des territoires, des effets migratoires du changement climatique, de l’environnement et de la santé. Nous avons de nombreuses ressources, en idées, en hommes et en budget pour le faire, mais aussi une expérience et une légitimité reconnues sur certains de ces sujets. Il faut aussi donner à cette diplomatie une nouvelle dimension : porte-parole des droits de l’Homme, la France doit aussi devenir le porte-parole des droits des générations futures.

Conclusion

Il n’y a pas de projet de développement durable qui vaille :
- sans un investissement politique fort au niveau international ;
- sans construction de l’Europe politique ;
- sans un Parlement français qui fonctionne ;
- sans le dépassement des clivages politiques traditionnels ;
- sans investissement dans la recherche et l’éducation ;
- sans croissance économique, sans finances publiques saines et amélioration du pouvoir d’achat de nos concitoyens pour financer les mutations technologiques et les investissements nécessaires ;
-sans solidarité envers ceux qui sont les laissés pour compte de notre société et qui souffrent le plus de nos modèles de croissance « insoutenables ».


 

 

Par Dominique Bied - Publié dans : politique
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