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Texte libre

Corinne Lepage,

ministre de

l'environnement

 de 1995 à 1997

et présidente de cap21

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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 22:34

Il est bigrement intéressant de regarder dans le passé si des scientifiques avaient eu l'intuition de l'influence de l'homme sur le climat de la planète.

En 1824, Joseph Fourier (1786-1830), grand précurseur de la physique moderne, publie ses remarques générales sur les températures du globe terrestre et des espaces planétaires. Il expose l'idée que l'enveloppe atmosphérique du globe se comporterait comme le vitrage d'une serre.

Jacques Joseph Ebelmen (1814-1852) déclare: "plusieurs circonstances tendent néanmoins à prouver qu'aux anciennes époques géologiques, l'atmosphère était plus dense et plus riche en acide carbonique, et peut-être en oxygène, qu'à l'époque actuelle. A une plus grande pesanteur de l'enveloppe gazeuse devaient correspondre une plus forte condensation de la chaleur solaire, et des phénomènes atmosphériques d'une bien plus grande intensité."

John Tyndall, chimiste irlandais, (1820-1893), publie les premières données expérimentales sur l'absorption et l'émission des infrarouges par les gaz. Il déclare que toutes les mutations du climat que les recherches des géologues révèlent peuvent être liées à des variations des teneurs atmosphériques en gaz à effet de serre.

Enfin Arrhénius (1859,1927), prix nobel de chimie en 1903, émet l'hypothèse voulant qu'à cause de l'augmentation de la concentration du dioxyde de carbone dans l'atmosphère, la température de la Terre augmenterait. Pourtant, depuis cette période, les dirigeants politiques et les élites scientifiques n'ont tenu aucun compte de cette hypothèse pour imaginer un modèle de développement durable.

L'hypothèse du réchauffement climatique et de l'influence de l'homme n'est donc pas nouvelle. Notre reponsabilité est de corriger cette erreur de cap et surtout de ne pas faire parcourir le même chemin aux pays émergents. Nous avons déjà raté l'entrée dans le virage, espérons que nous saurons contrôler le dérapage.  

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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 21:04

Malgré le consensus assez largement partagé de l'influence de l'homme sur le climat de la terre par le croisement de deux facteurs, les modes de vie basés sur l'énergie fossile induisant une augmentation des concentrations de carbone dans l'atmosphère et l'explosion démographique, il existe encore chez de nombreuses personnes un doute sur cette influence. C'est la cas de Claude Allègre, qui continue à se répandre dans les médias pour dire que l'homme n'y est pour rien. C'est le cas aussi d'un auditeur d'Europe 1 s'exprimant sur les modèles climatiques et représentant un courant de pensée populaire. C'est pourquoi j'ai décidé d'écrire sur ce blog quelques articles sur ce sujet, que j'espère accessible au plus grand nombre. Il complètera le site de Jean-Marc Jancovici. Ces articles seront une synthèse de la revue "les dossiers de la recherche" N°17 de fin 2004 et du livre sorti en Octobre 2006 "le méthane et de destin de la terre; les hydrates de méthanes: rêve ou cauchemar" aux éditions EDP sciences auteurs: Gérard Lambert, Jérôme Chappelaz, Jean-Paul Foucher, Gilles Ramstein préfacé par Edouard Bard. Ce livre fait état des recherches les plus récentes sur le sujet. Ces articles pourront aider les gens de cap21 à répondre aux questions qui leur seront posées au "café du commerce".

Une idée assez répandu chez les gens n'ayant pas développé de culture sur le changement climatique est: "comment pouvez-vous prévoir le climat à l'échelle du siècle, du millénaire, alors que la météorologie ne peut faire des prévisions à l'échelle de quelques jours". Les modèles climatiques sont régulièrement mises en cause sur ce point. Il convient donc de réexpliquer la différence entre un modèle climatique et la météorologie.

Les variations du climat sur des centaines, milliers, millions, milliards d'années ne sont pas construites autour d'une statistique du passé servant à prédire l'avenir. L'intérêt des modèles climatiques est que c'est la mise en équation du système terre-océans-atmosphère en utilisant deux grands champs de la physique:

1.les relations de la thermodynamique, c'est à dire ce qui régit la pression, le volume, la température des fluides, les échanges énergétiques à l'intérieur du système.

2.les relations de la dynamique des fluides.

Ces équations sont appliquées au système globe-atmosphère en le décomposant en éléments finis de petite taille (qu'on appelera petites boîtes). Elles décrivent les phénomènes à l'intérieur des boîtes et les interactions entre les boîtes. C'est l'explosion de la puissance de calcul des ordinateurs qui a permis au GIEC de tirer des conclusions sur le changement climatique.

Il est donc important de comprendre que le modèle est physique et non statistique. Par contre, il possède une incertitude (au sens de la physique et non du diagnostic) car  la description n'est ni parfaite ni exhaustive. Les résultats du modèle sont donc affectés d'une probabilité de se vérifier.

Toutefois, il est possible de vérifier la validité du modèle. Il suffit de mesurer les variables intervenant dans les équations en remontant dans le passé (concentration des gaz à effet de serre, température de l'atmosphère, de la surface des océans, pression, circulation océanique, niveau de glace, des océans, l'intensité du rayonnement solaire etc...) , puis de les rentrer dans le modèle, et enfin de voir si les résultats obtenus sont conformes à ce qu'ont donné ces mesures. Or les résultats sont conformes aux attentes. On reconstitue la description du climat du passé grâce aux modèles auxquels on a donné à manger les mesures des variations d'insolation et de concentration CO2 par exemple (travaux de l'université de Louvain, André Berger et Marie-France Loutre). On peut donc se servir du modèle en prenant les valeurs actuelles des paramètres (CO2 et insolation), leurs évolutions futures dans différents scenarii, pour prédire le climat et construire un futur de l'image de la terre (par exemple la configuration des océans, des glaces etc...). 

Comment, me direz-vous, mesure-t-on les évènements du passé? Il existe plusieurs méthodes: les carottages glaciaires, sédimentaires (paléoclimatologie), le relevé des isotopes (différents types de noyaux d'un même élément à nombre de neutrons différent pour un même nombre de protons et d'électrons), le relevé de la mémoire magnétique dans les sédiments et les roches volcaniques (paléomagnétisme).

Enfin, ce qui renforce la validité des modèles climatiques, c'est qu'ils donnent tous quasiment le même résultat alors qu'ils sont construits par des laboratoires différents. Il y a corrélation entre la concentration de carbone dans la haute atmosphère et le réchauffement de la température moyenne de la planète. L'homme est reponsable pour une bonne part de ce réchauffement, on le verra par la suite.

Maintenant, quelque soit les doutes que l'on puisse avoir sur cette influence, il est important de considérer que changer nos modes de vie nous apportera plus de confort, moins de nuisances, plus de ressources financières. Ce que nous épargnerons à la planète va forcément nous revenir en monnaie sonnante et trébuchante. Nous avons aussi une chance de limiter les dégâts associés à la mise en jeu d'énergies thermodynamiques considérables dans un temps court pour l'échelle géologique. Notre vitesse de réaction va être prépondérante.

 

 

 

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 18:54

Les concepts de sécurité routière en milieu urbain sont complètement à revoir dans une optique de développement durable en France. Des architectes ont réellement innové dans ce domaine. Ils ont pour nom Hans Monderman en Allemagne, Ben Hamilton-Baillie en Grande-Bretagne, David Engwicht en Australie. Le concept d'espace partagé consiste à apaiser les vitesses de pointe en supprimant une grande partie de la signalisation routière, très déresponsabilisante pour les automobilistes, leur donnant le sentiment d'être en sécurité et de donner de la sécurité. Or l'excès de signalisation et de règlements amène à une accidentologie supérieure et à une fluidité faible, donc à une performance médiocre pour un coût prohibitif.

Au contraire, l'espace partagé inverse le rapport de force entre les véhicules motorisés, les piétons et les vélos, ce qui apaise les vitesses de pointe, et de façon surprenante, améliore la fluidité du trafic et l'environnement.

Ce concept des "routes nues" est déjà appliqué depuis 2004 sur des routes en Allemagne, Angleterre, au Danemark, en Belgique et aux Pays-Bas. Les signalisations ont été enlevées.
Dans les années 1970, l'urbaniste Hans Monderman était visionnaire car il avait commencé à instaurer cela dans les villes néerlandaises de Makkinga et Drachten.

Aujourd'hui, selon l'urbaniste Ben Hamilton-Baillie (chef de la branche britannique du programme "Shared Space" "Espace partagé". Ce programme vise à tester la viabilité du concept des "routes nues" et il est financé par l'Union européenne), "Les automobilistes se comportent entre eux de manière beaucoup plus civilisée", et notamment à Drachten où les feux ont disparu de la place Laweiplein en 2003. Il précise : "Ils ont même élaboré leurs propres signaux manuels pour communiquer entre eux". D'après les autorités, la place Laweiplein voit circuler 22.000 véhicules par jour, dont des dizaines de
bus. Avant, ces derniers mettaient 53 secondes en moyenne pour traverser ce carrefour contre 24 à 36 actuellement. Et en 2004 et 2005, il y a eu deux accidents ayant fait des blessés, au lieu de dix en 2002.

Les Etats-Unis s'intéressent à ce concept. Des urbanistes américains sont
venus observer son fonctionnement à Drachten."

Voici un document plus détaillé:

Voirie pour tous - espace pour tous - shared space Convivialité sur la chaussée

 

La convivialité n'est pas un concept abstrait, c'est la rencontre au quotidien avec autrui, dans un contexte de courtoisie et de compréhension mutuelle, comme le prévoit la "Voirie pour tous".

 

Le rapport "Une voirie pour tous" (rédigé par Hubert Peigné, Conseil National des Transports, juin 2005) est une aubaine pour notre propos. Réunissant les réflexions et discussions du groupe de travail sur le "partage de la rue" (rebaptisé "voirie pour tous" afin d'éviter la confusion lié au double sens du mot "partage" 1) co-utilisation, mais aussi 2) ségrégation, séparation des flux).

 

Maîtrise des flux et sécurité - 1

 

La première génération de maîtrise des flux était basée sur une approche intellectuelle et répressive, nécessitant contrôles et contraventions. Elle faisait appel à la raison, sur la chaussée il fallait lire les panneaux, déchiffrer les indications. Sans apprentissage, cela était impossible. La pléthore de panneaux et leur signification devait être inculquées… et le résultat était le non respect du plus faible, un accroissement de la déshumanisation de l’espace public et l’essor de comportements irrespectueux, voire hostiles, dans l‘espace commun devenu espace anonyme, l’espace des grands chemins de la lutte de tous contre tous.

 

Maîtrise des flux et sécurité - 2

 

Inversement, la seconde génération de maîtrise de la circulation procède autrement. Finis les panneaux, les marquages au sol et le travail intellectuel insensés. C’est au sentiment et au bon sens que l’on fait appel. Au lieu d’interdire, on laisse libre ; au lieu de faire appel à l’intellect, on crée une ambiance qui génère un sentiment de participation, et le tout grâce à des aménagements de l'espace.

 

Le sentiment provoqué peut être celui de chaos ou d’insécurité, notamment chez l’automobiliste, par le flou, l’imprévisible et le vide que laisse l'absence de signalétique. Pas de règles autres que 1) rouler à droite, et 2) priorité à droite. Le reste, c’est au « feeling ». Et ce feeling ne trompe pas. Si les priorités entre piétons, vélos, motorisés ne sont pas définies par la séparation des flux, mais s'agencent par la co-utilisation de l’espace (shared space), il s’ensuit que les motorisés ralentissent spontanément.

 

Créer une ambiance

 

C’est donc cette ambiance que dégage « l’espace rue » qui aura un impact bénéfique bien plus durable sur le comportement des automobilistes que la réglementation rigide et la multiplication des signalisations (panneaux, lignes

 


séparatrices et autres marquages au sol, interdictions et consignes de toute sorte).

 

Les effets pervers de la signalisation à outrance

 

L’esprit humain est d’une organisation formidable, mais ce n’est pas un ordinateur. Bien des informations sont enregistrées dans le domaine subliminal, c’est-à-dire de manière inconsciente. Ainsi, les panneaux, nous ne les voyons plus, mais ils ont une influence sur nous :

 

§         pour les uns, ils remplissent la fonction rassurante de se trouver en terrain connoté connu - on sait, rien de neuf, mais un sentiment d'habitude;

 

§         pour les autres, les panneaux confèrent un sentiment de protection - on pense pour moi, il suffit de faire ce qui est indiqué;

 

§         pour certains, les panneaux provoquent un agacement, une agressivité, une forme d’exigence de subordination à laquelle ils ont envie de se soustraire pour décider eux-mêmes - je fonce parce que je maîtrise;

 

§         et d'autres encore n'y voient que leur priorité permanente qui est censée les protéger.

 

Toutes sortes de comportements pervers découlent de l'outrance de signalisation et réglementation (Quelques exemples : le raisonnement que "si ce n'est pas interdit, c'est permis", donne comme résultat le stationnement sauvage partout; tant qu'il n'y pas au moins deux panneaux de "rappel" pour une limitation de vitesse, on ne la prend pas au sérieux; le panneau "entrée de ville" sans le panneau de la limitation à 50km/h fait qu'on oublie allègrement de lever le pied car aucun panneau ne nous l'impose...).

 

Le monde réglé - le monde déréglé

 

La notion de « sécurité »

 

Nous avons pris l’habitude de déléguer la sécurité à des panneaux, au lieu de faire de la sécurité une cause propre à chaque utilisateur. La seule véritable « sécurité» de tous est le contact visuel qui permet de sonder les intentions mutuelles. Le contact visuel des usagers de la rue écarte le danger plus que ne le font les feux rouges et autres dispositifs soi-disant de sécurité.

 

Or, le contact visuel ne peut être établi qu’à une vitesse maximale de 30km/h - une vitesse encore « humaine » qui permet que notre cerveau personnalise son environnement, perçoive l’expression faciale de l’autre - à pied, à vélo, au volant. L’autre a donc un visage pour nous et devient ainsi un co-utilisateur, un partenaire de la chaussée.

 


Vitesse et anonymat

 

Au-delà de 30 km/h, l’espace devient anonyme, comme dans les jeux vidéo basés sur la vitesse, et qui font débouler les images à l’écran à toute allure - pas besoin d’être un bon dessinateur pour créer ce genre de produit puisque le regard ne peut pas s'y arrêter et on ne voit rien.……

 

En revanche, les urbanistes de l’époque du carrosse savaient pourquoi les perspectives et l’agencement des différents plans qui apparaissent et défilent, étaient si importants - puisque la vitesse du carrosse permettait de les apprécier et de rendre ainsi hommage à l’artiste-urbaniste. Rappelons que le vélo avance à la vitesse du carrosse.

 

Une voirie pour tous - espace pour tous - shared space

 

La seconde génération de maîtrise de la circulation, communément nommée "principles of shared space", vise la même atmosphère : ré-humaniser la ville par l’apaisement de la vitesse et par l’aménagement de l’espace commun en faveur des flux libres des piétons et des cyclistes. En effet, comme le précise l’ingénieur Hans Monderman, le domaine public est un espace que nous partageons avec beaucoup d’autres personnes et qui a beaucoup de fonctions. La fonction « circulation » n’en est qu’une parmi d’autres.

 

En définissant des « zones de trafic » et des « zones sociales », Monderman a réussi à donner un cadre théorique à l’aménagement des rues, et à encourager un traitement différent selon leur appartenance à la zone trafic ou à la zone sociale.

 

Malgré ce constat clair, le « code de la route » s’applique invariablement à tout le réseau routier, qu’il s’agisse de l’autoroute ou d’un sentier.

 

Code de la rue

 

Selon les mêmes raisonnements - que la route de la zone trafic n’a pas la même fonction que la rue dans la zone sociale, et que les usager ne sont donc pas les mêmes - la Belgique a instauré le code de la rue qui s’applique précisément aux rues qui ont une autre vocation que les « routes ».

 

Une voirie pour tous est le rapport final du groupe de travail d’Hubert Peigné (Conseil National des Transports, juin 2005) qui aboutit au même constat. La rue a des fonctions différentes dont il faut tenir compte. Un seul type d’aménagement, en faveur de la seule voiture et de la seule vitesse, est inapproprié. Les exigences de plus en plus tenaces des habitants pour un cadre de vie de meilleure qualité - où la voiture, sans être bannie, n’est pourtant plus prioritaire - sont ainsi reconnues comme légitimes.

 


S'inspirant du concept de « shared space » un programme européen est né avec l'objectif de développer de nouvelles politiques pour aménager l'espace public. Dans ce but, une nouvelle vision concernant la planification dans l'espace public est appliquée sur sept sites pilotes. en faveur d'aménagements concrets dans d'autres villes européennes dont Haren (NL), Oostende (B), Bohmte (D), Ejby (DK). Le site présente les sept projets en cours. Aucun projet en France….

 

Mais cela ne nous empêche pas d’adhérer aux principes de « l’espace pour tous » dans nos villes. Des zones 30 étendues avec abolition du marquage au sol sont un excellent début, à favoriser partout en France.

 

La force des phrases est bien faible comparée aux images des aménagements par exemple des villes de Drachten, Makkinga et Oostervolde (NL) ainsi que des projets du programme européen « shared space ».

 

 

Britta Boutry-Stadelmann

 

VeloBuc, association piétons et vélos 6 place Camille Corot

 

78530 Buc

 

velobuc@free.fr

 

 

Références

 

 

Le bon sens des utilisateurs que nous sommes tous

 

6 janvier 2006

 

 

, rapport d’Hubert Peigné sur la base du groupe de travail « Partage de la rue » (Conseil National des Transports, juin 2005). Téléchargeable :

 

http://www.cnt.fr/NEWS/RAPPORTS/2005-06/30. Une_voirie_pour_tous.shtml

 

Le code de la rue belge. Téléchargeable :

 

http://www. ibsr. be/main/PublicatieMateriaal/Informatie/catalogDetail .shtml?detail =70687181 6&language=fr

 

Le site européen de « shared space » : http://www.shared-space.org/ L’urbaniste Ben Hamilton-Baillie : http://www.hamilton-baillie.co.uk/index.htm

 

L’ingénieur Hans Monderman :

 

http://id . blogspirit.com/archive/2005/0 1/index. html

 

Nouvelle vie pour des villes souffrant du transit automobile http://www. newlifeformainroads.org. uk/

 

Notre site VeloBuc : http://velobuc.free.fr/ notamment les pages « voirie pour tous », « convivialité », « zone 30 » , « apaiser la vitesse », « code de la rue » et « shared space ».

 


Encadré 1

 

1ère génération de la maîtrise des flux et de la gestion de la sécurité

 

 

priorité à la seule fonction de vitesse

 

faire appel à l’intellect

 

l’usager est soumis au contexte

 

la répression sert à faire appliquer les règles

 

signalisation à outrance

 

l’environnement est laid et agressif

 

l’anonymat des usagers est la norme

 

2e génération de la maîtrise des flux et de la gestion de la sécurité

 

 

redonner priorité à la multiplicité

 

provoquer un sentiment

 

faire participer l’usager au contexte

 

gratifier l’autodiscipline

 

abolir la signalisation

 

calmer l’environnement esthétique

 

favoriser le contact visuel et la relation humaine sont la norme

 

 

Encadré 2

 

Le monde réglé - technocratique

 

§        la vitesse comme vertu

 

§        ségrégation des flux

 

§        signalisation à outrance

 

§        répression pour aligner les comportements

 

§        la voiture comme signe de liberté et de progrès

 

Le monde déréglé - chaotique et créatif

 

§        le rythme humain comme vertu

 

§        mixité des flux

 

§        absence de signalisation

 

§        en revanche : contact visuel entre usagers

 

§        appel à l’auto-discipline, “je suis responsable”

 

§        essor de modes de transport moins nuisants

 

§        la voiture utilisée à bon escient

 


Encadré 3 Hans Monderman : Zone trafic - Zone sociale Zone trafic

 

§        un seul objectif

 

§        uniforme

 

§        régulée

 

§        impersonnelle

 

§        prévisible

 

Zone sociale

 

§        multifonctionnelle

 

§        diversifiée

 

§        définie culturellement

 

§        personnelle

 

§        imprévisible

 


 

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 17:10

Je relaie ici un texte percutant de Corinne Lepage publié sur agoravox. La société de modération prônée par Nicolas Sarkozy sera insuffisante pour mettre l'économie française sur le bon chemin, celui qui permet de satisfaire les besoins de la vie à consommation de ressoruces minimum et non simplement modérée. Corinne Lepage a la légitimité sur le long terme pour incarner un projet sociétal durable.

Voici le texte:

"J'appartiens à une génération bienheureuse. Née après la guerre, j’ai grandi avec cette société de consommation qui en Occident nous a donné accès à un ensemble de biens et de services que mes grands-parents n’auraient pas même imaginés. Chaque année nous apportait une offre croissante que notre pouvoir d’achat en perpétuelle augmentation nous permettait d’acquérir. Ce qui relevait de la vie d’un millionnaire américain en 1930 (voyage en avion, vacances à l’autre bout du monde, biens de consommation en abondance, une à deux voitures particulières...) est devenu la norme des classes moyennes. J’ai profité, comme tout le monde, de cette mondialisation qui faisait rêver les puissants et trembler les ouvriers des usines délocalisées. Mais j’ai aussi mené la bataille de communes bretonnes qui ne voulait pas être les dégâts collatéraux raisonnables de cette frénésie du toujours plus. A chaque combat juridique (marées noires, pont de l’île de Ré, lignes THT, OGM...), j’ai senti l’arrogance des forts qui pensent incarner le progrès technologique sans contrôle, la croissance en Majesté. Je suis fière de ces combats menés avec tant de gens différents tous animés par la même détermination contre les injustices. Mais je suis aussi frustrée d’intervenir souvent après la décision pour empêcher son exécution, ou après le drame, pour obtenir compensation. Si aujourd’hui, je me couchais chaque soir paisible, avec la certitude rivée au corps d’avoir mené à bien ma petite barque, c’est que je serais devenue aveugle et lâche.

« Et ces hommes clignent des yeux en disant nous avons trouvé le bonheur », écrivit Nietzsche... Notre monde rempli de matière ne nous a pas apporté le bonheur. Sommes-nous plus heureux parce que nous avons accumulé tant de biens matériels ? Dans cette Europe de paix, dans ce monde occidental plus serein, nous avons semé de biens mauvaises graines. Nous avons largement entamé les ressources et détruit le patrimoine de notre planète sans vouloir entendre l’alarme des scientifiques. La négation du réel nous laisse croire que notre petit monde pourra durer un peu plus longtemps, jusqu’au prochain renouvellement de mandat. La presse ne veut pas blesser ses annonceurs qui assurent leur survie par l’achat quotidien d’espaces publicitaires, quand elle n’est pas directement détenue par l’industrie. Mais notre impérative urgence de ne rien faire et l’idée que nos mots ralentiraient les maux ont été lourdes de conséquence : dérèglement climatique, sixième extinction animale, déforestation, surexploitation des mers, empoisonnement de l’air, de l’eau , stérilisation des sols... liste non exhaustive de maux qui se cumulent avec un effet exponentiel. Je ne peux me contenter d’arriver après, en tant qu’avocate. Il faut que je sois là avant, pour anticiper les catastrophes, changer la donne, initier un nouveau projet de société qui soit enfin viable et où nous retrouverions le goût du bonheur. C’est cela faire de la politique.

Le pouvoir politique, médiatique et économique a été élevé en vase clos. Issus des mêmes écoles que leurs conseillers et l’ensemble des hauts fonctionnaires, ses responsables sont formatés pour une gestion de l’existant. Ils croient fermement que nous avons atteint le stade ultime du développement humain, cette « fin de l’histoire » que décrivit Francis Fukuyama. Leurs outils de mesure sont la croissance économique et le PIB. Ce qui ne rentre pas dans leur grille n’existe pas. Sept millions de Françaises et de Français vivent en dessous du seuil de pauvreté ? Une ligne statistique qui ne perturbe pas le chiffre du commerce extérieur. Le taux de suicide effarant chez les jeunes adultes, la consommation de neuroleptiques, d’antidépresseurs ? Du chiffre d’affaires pour les laboratoires qui les fabriquent, les pharmaciens qui les distribuent, encore du PIB. Une femme décède tous les quatre jours sous les coups de son partenaire ? Rien. Leurs outils sont systématiquement tournés vers la création de profils financiers. Et jusque-là tout allait bien, jusqu’à cette damnée croissance en berne. Cette croissance économique est un aveuglement idéologique. Regardons notre pays à travers d’autres indices, et nous ne pouvons que constater la chute de la France dans les évaluations. Avec l’indice de développement humain, nous voici déjà mauvais élèves. La mesure de la corruption ne nous place pas mieux. Quant à la place des femmes dans notre société, elle nous permet d’occuper les profondeurs du classement. Notre société exclut et détruit. Elle criminalise et envoie les « déviants » dans des prisons indignes d’une démocratie après des années d’attente d’un jugement pour des innocents qui en sortent anéantis.

Et pourtant. Je retrouve Montaigne : « Pour moi donc j’aime la vie », et je lutte. Peu importe que sur le chemin de la présidentielle, il me soit opposé les sondages, le refus des médias ou le vote utile. Je ne me soumets qu’au seul jugement des électeurs auxquels je livre un projet cohérent et complet. J’ai pour cela proposé une nouvelle constitution et un livre-programme réconciliant écologie et économie, Ecoresp, pour un New Deal écologique. Le volet sociétal est sur l’établi... Aucun de celles et deceux qui voteront pour moi le 22 avril n’aura à avoir honte de son choix. Je n’incarne pas un vote de rejet, mais l’adhésion à un projet, un vote utile pour mes concitoyens. Je me bats pour que notre futur ait un avenir. Et je crois au pouvoir nouveau du dialogue démocratique par les nouvelles technologies de l’information et de la communication, grâce à la révolution du prolétariat, selon l’expression consacrée de Joël de Rosnay. Je donne à toutes et à tous un message, et j’appelle celles et ceux qui y adhèrent à le transmettre, à en débattre, à l’enrichir.

Alors nous aurons gagné le pari de l’intelligence collective contre l’arrogance médiatique télévisuelle qui nous sert le brouet indigeste d’une élection déjà faite et croit détenir un droit de propriété sur « du temps de cerveau disponible ».

-agoravox.Texte de Corinne LEPAGE .

 

  

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 12:01

L'émission de Yann Artus Bertrand du Jeudi 4 Janvier sur le problème du partage de l'eau dans le monde est révélateur des défis qui se présentent à nous. L'exemple le plus caricatural nous a été donné par la directrice de l'agence de l'eau de Las Vegas, Patricia Mulroy, symbole de la catastrophe environnementale, de nos dérives mégalomaniaques.

Quelques chiffres sur Las Vegas, ville en plein désert:

1000 litres d'eau consommés par jour et par personne, dont les 3/4 par les parcs, jardins, et les 50 golfs.

1.5 million d'habitants et 3 à l'horizon 2015.

Voici ce que déclare Patricia Mulroy:

"Mon rôle est d'apporter de l'eau quelque soit l'utilisation qui en est faite. Je ne dois en aucun cas intervenir sur le développement de la ville, ni me prononcer sur la façon dont elle se développe. Las Vegas est unique en son genre. Quand les touristes viennent ici, ils veulent faire l'expérience de la réalité virtuelle, ils ne veulent pas que la réalité gâche leur week-end."

Las Vegas ne peut plus s'approvisionner au lac Mead car les quotas de prélèvement sont dépassés. Alors rien n'arrête la mégalomanie de l'agence de l'eau. Il ne faut surtout pas faire fuir les touristes et les investisseurs. Il faut fournir du rêve sur le rêve. Ce n'est jamais assez.

Alors naît le projet pharaonique d'aller cherche l'eau à 500km à l'Est au moyen d'un aqueduc. Seulement voilà, dans cette vallée, il y a 6000 agriculteurs et éleveurs, déjà en pénurie d'eau, à qui on va enlever les moyens de vivre. Liberté de touristes contre liberté de vivre.

Patricia Mulroy déclare à nouveau, à propose de ces éleveurs: "oui, ils ont peur, ils nous expliquent leurs inquiétudes, mais cette eau ne leur appartient pas."

Nous voilà au 19ème siècle à la plus belle époque des westerns, à la plus belle époque des indiens. Ce type de développement n'est plus tenable en terme social et environnemental. Le cynisme de l'agence de l'eau de Las Vegas est saisissant.  

Seuls le droit, la justice et la démocratie permettront d'avancer vers plus de raison. Il nous faut une régulation mondiale sur l'usage des biens communs.  

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 12:00

Le 1er février 2007, dans toute la France :
Participez à la plus grande mobilisation des citoyens contre le Changement Climatique !
 
L’Alliance pour la Planète (groupement national d’associations environnementales) lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.
 
Pourquoi le 1er février ? Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d’experts climatiques des Nations Unies. Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale.
 
Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l’élection présidentielle!
 
Faites circuler au maximum cet appel autour de vous et dans tous vos réseaux ! Faites-le aussi apparaître sur votre site Internet et dans vos news letters.
 
Contact/ information : Cyrielle, Les Amis de la Terre : 01 48 51 18 95.

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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 22:38

Dans le débat sur les solutions à apporter au problème du réchauffement climatique, il est intéressant de se pencher sur l’opinion du comité des constructeurs français d’automobiles et des automobiles clubs.

 

J’étais présent à une formation d’une journée pour les fonctionnaires sur le thème : « défi climat : comment lutter contre l’effet de serre ? ». Lors de cette journée, André Douaud, directeur technique du comité des constructeurs français d’automobiles a fait un exposé sur la stratégie des constructeurs français en matière de réchauffement climatique.

 

Je rapporte ici un résumé de ses propos. J’y apporterai ensuite un commentaire.

 

Quelle est donc leur position ?

 

L’effet de serre est un phénomène global. Il faut donc construire les raisonnements à l’échelle planétaire. Si nous adoptons une politique nationale de réduction des émissions, cela revient à nous « tirer une balle dans le pied » en matière économique.  

 

 Dans cette façon de regarder, l’industrie automobile française est un très bon élève car le parc de véhicules peu polluants est massif. Certes, la Toyota Prius est performante, mais son implantation dans le parc mondial est négligeable par rapport au diesel HDI par exemple. En masse, les constructeurs français sont donc les meilleurs.

 

Ces deux points sont le socle de la stratégie des constructeurs aujourd’hui, et on ne peut nier qu’ils ont leur part de vérité.

 

Revenons sur le premier point. Les constructeurs auraient raison si nous continuons sur la lancée économique actuelle, c'est-à-dire en effectuant des progrès à la marge.

 

 En fait on peut retourner le problème autrement. Avoir une politique nationale ambitieuse peut consister à mettre le paquet en recherche et développement privé et publique pour développer des technologies de rupture qui nous placeraient dans une position concurrentielle avantageuse dans 10 ou 15 ans. Les constructeurs français ont insuffisamment développé les technologies hybrides et sont restés concentrés sur le diesel.

 

Toyota a pris le parti de développer l’hybride depuis 25 ans avec 500 brevets à la clé. C’est aujourd’hui la marque automobile la plus profitable. Certes, son impact est marginal  globalement, mais économiquement, il est en avance. En fait, le développement de la technologie hybride est marginal car les investissements et la concurrence ont été insuffisants pendant les dernières décennies, encouragé par la faiblesse des politiques publiques de déplacements.

 

Il est donc intéressant, contrairement à l’opinion du CFCA, de mettre l’économie française en marche dès maintenant pour pouvoir exporter les meilleures technologies dans quelques années. Et j’entends par technologie également et surtout les concepts organisationnels qui permettent de modifier les usages.

Là-dessus, j’ai été suivi par Mr Douaud. J’espère donc que l’on pourra travailler ensemble sur le projet taxi collectif temps réel car les technologies logicielles permettant de rendre la mobilité efficace feront faire beaucoup plus d’économies que les moteurs.

 

Le traitement de la question de l’effet de serre par le monde automobile est donc bien affaire de stratégie et d’angle de vue. C’est au monde politique d’impulser par la fiscalité la diversité des orientations stratégiques des constructeurs et de concentrer les aides sur les technologies et les systèmes en émergence par rapport aux stratégies de faible changement et d’adaptation, insuffisante pour tenir les objectifs.  

 

           

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17 décembre 2006 7 17 /12 /décembre /2006 21:55

 J'interviendrai dans le forum équation organisé par la société companieros le 31 Janvier 2007 dans la question "le développement des transports est-il compatible avec le développement durable". Ce forum est destiné à sensibiliser et faire réfléchir les étudiants à ces questions. 

Dans les 5 propositions de Nicolas Hulot, la 5ème c'est de bâtir une grande politique d'éducation et de sensibilisation au développement durable : c'est la vocation du forum EQUATION, qui en sera le 31 janvier prochain à sa 7ème édition : Sensibiliser les étudiants aux grands enjeux du DD !


Le forum EQUATION c'est la possibilité pour les étudiants de venir dialoguer avec 45 acteurs du développement durable (entreprises, ONG, syndicats, responsables politiques, acteurs éducatifs...) au cours de 9 dialogues préparés et animés par des étudiants.
Réunir autour d'une table les parties prenantes d'une problématique, dialoguer, s'écouter... c'est bien la première étape du DD !
Si vous voulez  entrer dans le dialogue qui précède et prépare EQUATION, rendez-vous sur :
http://www.companieros.com/equation/blog/


Pour plus d'information sur EQUATION : http://www.companieros.com

 

 

 

 

 

                    

EQUATION est un projet pédagogique inter grandes écoles et universités, dont l’objectif est de sensibiliser les étudiants aux grands enjeux du développement durable.  

 

 

Le 31 janvier 2007, EQUATION réunira à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne les étudiants de grandes écoles et universités pour une journée de débats avec les acteurs du développement durable : entreprises, ONG et associations, syndicats, élus, acteurs éducatifs, responsables administratifs…  

 

EQUATION est organisé par Companieros en partenariat avec 5 établissements d’enseignement supérieur (Paris 1 Panthéon Sorbonne, ParisTech, ESCP-EAP, l’ESSEC et HEC) et est ouvert à tous les étudiants de grandes écoles et universités.  

 

L’ENTREPRISE, aux côtés de 8 autres entreprises partenaires, poursuit et développe sa participation à cette manifestation originale.  

 

 EQUATION comprend :  

 

è      Une partie Forum, permettant des rencontres individuelles ou en très petits groupes avec les entreprises et acteurs du développement durable.

è      Une « Table ronde » introductive, réunissant l’ensemble des étudiants participants.

è      Deux « Ateliers », réunissant une centaine étudiants chacun.

è      Six « Tables ouvertes », réunissant une trentaine d’étudiants chacune, permettant un dialogue de proximité avec les intervenants.

è      Une conclusion réunissant l’ensemble des participants.

è      Un verre amical en clôture de l’événement. 

 

Tous les débats sont exclusivement menés sous forme de questions/réponses et sont animés de manière à permettre un échange approfondi entre étudiants et intervenants. 

 

Les 9 débats sont préparés et animés par des équipes d’étudiants et co-animés par des professeurs des établissements partenaires spécialistes du développement durable : Companieros encadrera entre octobre 2006 et janvier 2007 les 45 étudiants qui préparent et animent les débats. 

 

L’ENTREPRISE participe cette année aux débats suivants :  

 

Informations : www.companieros.com

 

EQUATION : une nouvelle vision des responsabilités éducative des grandes écoles et universités.

 

 

 

EQUATION est un projet inter grandes écoles et universités, dont l’objectif est de sensibiliser les étudiants aux grands enjeux du développement durable.  

 

5 établissements d’enseignement supérieur (Paris 1 Panthéon Sorbonne, ParisTech, ESCP-EAP, l’ESSEC et HEC) s’engagent ensemble et invitent les élèves de grandes écoles et universités à venir dialoguer autour de 9 débats avec de nombreux acteurs du développement durable : entreprises, syndicats, associations et ONG, acteurs éducatifs, élus, responsables administratifs…  

 

EQUATION s’inscrit dans la volonté des établissements éducatifs supérieurs de faire de la sensibilisation aux enjeux du développement durable un fondement de leur mission éducative : la signature du Pacte Global par la Conférence des Grandes Ecoles le 6 octobre dernier marque une étape décisive sur ce plan. 

 

L’ENTREPRISE marque son soutien à cette démarche et s’associe à ce 7ème forum EQUATION, concrétisant ainsi sa volonté de dialogue avec les représentants de la future génération. 

 

Apprendre à faire participer habitants, entreprises, collectivités  à des choix de société.  

 

EQUATION c’est pour les étudiants une véritable école du dialogue : les débats sont préparés et animés par 45 étudiants et sont exclusivement menés sous forme de questions/réponses, de manière à permettre de vrais échanges entre le public (500 étudiants sont attendus) et les intervenants.  

 

Chaque équipe, composée d’étudiants de différentes provenances, prépare l’un des 9 débats proposés le 31 janvier à l’universités Paris 1 Panthéon – Sorbonne. 

 

Permettre le dialogue, cerner les points de vue, éclairer la complexité, construire des convergences, assurer la participation directe des citoyens aux choix de société qui les concernent … c’est ce que réclame la notion même de développement durable. 

 

A travers le développement durable, une manière constructive de se pencher sur le grands enjeux de la société du XXI siècle.  

 

Transports, diversité, intégration des personnes handicapées, rôle de l’entreprise, formation, normes et réglementations, ingénierie du vivant… c’est notre avenir qui est mis en discussion par ceux qui le vivront, avec ceux qui en sont aujourd’hui en charge. 

 

Des équations à multiples paramètres et inconnues, mais surtout du lien social, de la rencontre, du dialogue, de la proximité, de l’ouverture, des réflexions écoutées et échangées pour imaginer le monde de demain.  

 

 

 

 

Equation 2007

 

 

 

Déroulement de la journée

31 janvier 2007

 

 

 

 

 

 

Paris 1 - Panthéon-Sorbonne

 

 

 

12 place du Panthéon – Paris 5ème

 

 

 

 

 

 

12h30 - Ouverture du Forum

 

 

 

 

 

 

 

Espaces individuels de rencontre

 

 

 

entre étudiants et acteurs du développement durable

 

 

 

 

 

 

 

13h30 – 15h00 - Table ronde introductive

 

 

 

 

 

 

 

¨      Introduction Pierre-Yves HENIN, Président Paris 1 Panthéon Sorbonne.

¨      Quel rôle pour l’entreprise dans le développement durable ? 

 

 

 

-          Animation : Antoine de Gabrielli (Companieros) + étudiants

 

 

 

-          Participants : Bernard Van Craeynest (Pdt CFE-CGC), Marie-Claire Daveu (Sanofi – Aventis), Mireille Chiroleu-Assouline (Paris 1), Gilles Vermot-Desroches (Schneider Electric), André Santini (Maire d’Issy les Moulineaux).

 

 

 

 

15h30 – 17h30 - Deux ateliers en parallèle

 

 

 

 

Les ateliers sont des débats en amphis de 70 à 120 places

 


 

 

 

¨      Le développement durable, levier de compétitivité et de croissance ? ».

 

 

 

-          Animation : Olivier Delbard (ESCP-EAP) + étudiants

 

 

 

-          Participants : Christian Coutin (SEB), Thérèse Martinet (PSA Peugeot Citroën), Philippe Marie (Eco-Emballages), Jean-Luc Neyraut (HEC), Maximilien Rouer (Pdt Be Citizen).

¨      Le développement durable, une problématique de riches ? ».

 

 

 

-          Animation : Bénédicte Tavignot (Master HEC) + étudiants

-          Participants : Tristan Lecomte (Altereco), Maria Nowak (Adie), Laurent Bibard (ESSEC), Philippe Lévèque (Pdt Care France), Michel Clavé (Crédit Agricole), Christine Lagarde (Ministre du Commerce Extérieur).

 

 

 

 

15h30 – 17h30 - 6 Tables ouvertes

 

 

 

 

Les tables ouvertes sont des échanges en salles de 20 à 30 places

 

¨      Le développement des transports est il compatible avec le développement durable?

 

 

 

-          Animation : Emeric Lendjel (Paris 1 Panthéon Sorbonne) + étudiants

-          Participants : Virginie Burel (PSA Peugeot Citroën), Matthieu Orphelin (ADEME), Jean-Luc Denis (Be-Citizen), Dominique Bied (Cap 21).

 

 

 

¨      Formation et développement durable.

 

 

 

-          Animation : Virginie Seghers (ESCP-EAP) + étudiants

-          Participants : Brigitte Drège (Crédit Agricole), Elisabeth Laville (Utopies), Jacques Brégeon (Ecole Centrale Paris), André Madec (Esso France).

¨      Développement durable et ingénierie du vivant.

 

 

 

-          Animation : Bertrand Ney  (Agro - ParisTech)  + étudiants

 

 

 

-          Participants : Marie Claire Daveu (Sanofi – Aventis), Lena Spinazzé (Be Citizen), Hervé Brédif (Paris 1 Panthéon Sorbonne), Marc Grassin (ESSEC), Aurelien Lugardon (Naskeo).

¨      Développement durable : comment définir l’intérêt commun ?

 

 

 

-          Animation : Eve Chiapello (HEC) + étudiants

 

 

 

-          Participants : Olivier Lenoir (Unis-Cité), Bernard Valette (CFE-CGC), François Fatoux (Orse), Gilles Vermot-Desroches (Schneider Electric), Emmanuel Dugranrut (Esso France),

¨      Normes et réglementations : moteurs ou freins au développement durable ?

 

 

 

-          Animation :  Geneviève Burdeau  (Paris 1 Panthéon Sorbonne) + étudiants

 

 

 

-          Participants : Fouad Benseddik (Vigeo), Bertrand Paillat (Eco-Emballages), Jean-Pierre Blanc (Malongo), Jean-Nicolas Moreau (RES Euro Conseil).

¨      Diversité : comment intégrer les personnes handicapées ?

 

 

 

-          Animation :  Thierry Sibieude (ESSEC) + étudiants.

 

 

 

-          Participants : Liz Marouani (Crédit Agricole), Delphine Valtier (Sanofi-Aventis), Ryadh Sallem (Defistival), Gwenael Berthélemé (Entreprises et Handicap), Jérôme Adam (Entreprendre avec sa différence).

17h45 – 18h15 - Conclusion.

 

 

 

 

¨      Alain Juppé, ancien Premier Ministre, Maire de Bordeaux.

 

 

 

 

18h15 – 19h – cocktail amical

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Equation est une manifestation organisée par Companieros,

 

 

 

 

 

 

avec le soutien de :

 

 

 

CFE-CGC – Crédit Agricole – Eco-Emballages – ESSO France – SEB –

PSA-Peugeot-Citroën – Sanofi-Aventis – Schneider Electric – Malongo

 

 

 

et en partenariat avec :

 

 

 

Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Agro-ParisTech, l’ESCP-EAP, l’ESSEC et HEC.

 

 

 

Et la collaboration de

L’EXPRESS

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14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 21:30

 Une fois de plus, le gouvernement annonce des mesures en faveur du pouvoir d'achat sans se rendre vraiment compte des ordres de grandeur qui pourraient permettre de changer en profondeur les conditions de vie des ménages. Les quelques mesures correspondent à quelques places de cinéma par personne et par mois. L'ordre de grandeur est la dizaine d'euros. Ce dont on besoin les ménages français, c'est un odre de grandeur de la centaine d'euros. Comment y arriver?

Aussi bien Jacques Chérèque de la CFDT que Robert Rochefort du CREDOC ce matin sur France-Inter ont bien identidié le problème. Le logement et le transport sont les deux postes qui plombent le budget des ménages français. En fait ils représentent la moitié de ce budget. 

Etant donné que les entreprises ne peuvent supporter une augmentation des salaires bruts car les prélèvements sociaux des entreprises françaises sont les plus lourds au monde et cela nuirait à leur compétitivité de celles-ci, la seule marge de manoeuvre se situe au niveau de la réduction des dépenses minimum nécessaires à une vie digne.

C'est donc sur le levier du transport et du logement que sont les marges de manoeuvre. Or les mesures prises sur ces deux postes sont monétaires (des aides) alors qu'aucune mesure organisationnelle n'est évoquée. Par exemple, construire un urbanisme, une organisation des transports, une organisation des mobilités qui évitent à un ménage d'être contraint d'avoir deux voitures au lieu d'une permettrait de faire une économie de 200 euros par mois minimum.

Les plans de déplacement entreprises, écoles, administrations, sont une méthode peu chère pour l'état permettant d'atteindre cet objectif. Rien n'a été fait en France, à grande échelle, sur l'organisation des mobilités. Il serait temps que pour la compétitivité de notre économie et des territoires, le pouvoir d'achat des ménages, les problèmes d'environnement, et finalement notre liberté, nous organisions une intelligence collective des mobilités grâce aux outils informatiques existants. 

L'automobile peut être un plaisir. C'est un cauchemar lorsque la structure de notre urbanisme et de nos modes de vie nous contraint à circuler seul pour satisfaire nos besoins, lorsqu'elle nous ruine, ainsi que notre commerce extérieur, nous fait perdre plusieurs millions d'heures de travail et plusieurs millions d'heures de temps libre par an en France.

Le diagnostic des syndicats, du CREDOC est bon. Les solutions sont archaïques, d'un autre âge, manquent totalement d'innovation. Donner plusieurs centaines d'euros de marge de manoeuvre aux ménages se fera en travaillant collectivement sur notre manière d'exercer les fonctions de base de la vie que sont le logement, les déplacements, l'énergie. Il est temps de changer de paradigme. Nous ne dépendons de personne pour réaliser cela. Nous avons toutes les cartes en main. Nous pouvons donc le faire.  

 

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26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 23:14

"L’essor des déplacements de personnes et de marchandises est de l’ordre de 5% chaque année en France.
Le secteur routier se taille la part du lion (plus de 80%) au détriment des voies ferrées et navigables.
Symbole du dynamisme et de la mobilité, le trafic routier constitue en même temps un des principaux défis écologiques : automobiles et poids lourds prélèvent 65% de la consommation française de produits pétroliers (contre 34% il y a trente ans) ; l’augmentation de la circulation renforce les émissions de gaz carbonique (un tiers environ des rejets).

 

En développant une sorte de «système global» fondé sur la mobilité, le transport routier précipite la société dans une spirale insoutenable. Il faut donc modifier l’offre de transport.  

En bridant la puissance des moteurs.

 Les rendre conformes aux limitations de vitesse réduirait d’environ 20 % leur consommation et leurs émissions de gaz carbonique.
En donnant la priorité au rail. Les trains consomment moins d’espace et d’énergie, ils polluent peu. Leur développement passe par l’extension des voies, des dessertes et des cadencements des trains express régionaux.


En favorisant les transports en commun et les moyens de circulation douce.
 

Augmenter l’offre en modes de déplacement collectifs (transports en commun) et individuels (marche, vélo) attractifs, efficaces et adaptés aux horaires des rythmes urbains.


En taxant les véhicules les plus polluants.

 

 Le coût du transport par poids lourd doit intégrer ses coûts indirects et les automobiles les plus gourmandes et les plus polluantes être mises à contribution selon le principe du pollueur-payeur.
En réaménageant le territoire. Relocaliser les activités économiques, rapprocher les services, densifier de petites unités urbaines, organiser des circuits courts de distribution."

 

 

Ce pacte écologique transport pourrait être signé des deux mains par tous les candidats. Ces mesures sont déjà prônées depuis longtemps par cap21, les verts, et même la commission européenne, sans grande traduction concrète, encore moins en France qu’ailleurs. Je me souviens en 1995 de l’intervention de l’abbé Pierre sur la fracture sociale. L’ensemble des politiques, pas trop fiers, avait adopté un profil bas, tout en ayant pris conscience du problème. Dix ans après, la fracture sociale s’est agrandie, rien n’a changé.

 

Le problème va être de juger de la sincérité des candidats à l’élection présidentielle à appliquer ces mesures, à s’engager sur des résultats chiffrés à la hauteur des enjeux, à mettre des moyens financiers pour aboutir. 

 

Ce pacte contient effectivement des mesures visant à réduire massivement le transport routier. Attention cependant à ne pas perdre pied par rapport à la réalité concrète. 

 

Pour le transport des personnes, les mesures de restriction du type péage urbain, du type augmentation du coût de fonctionnement de l’automobile, seront très largement insuffisantes pour atteindre les objectifs dans les délais. Il faut en sus construire des solutions innovantes, revoir complètement la stratégie de l’industrie automobile, la stratégie d’usage de l’automobile, moyen de transport incontournable pour beaucoup de gens, afin que croissance des mobilités soit moins génératrice de croissance des transports. C’est à l’état de créer les conditions pour que cette mutation se fasse.

 

 Le projet que j’ai lancé pour cap21 de création d’un système de gestion en temps réel d’une flotte de taxis collectifs à grande échelle est dans cette logique d’offrir, sans contraindre, un mode de transport souple, sur mesure et confortable. Voilà une mesure qui a un fort impact avec peu d’argent public et qui correspond bien à notre tissu urbain, à la structure de notre économie.

 

A aucun moment dans ce pacte n'est évoqué le management de la mobilité, pourtant sujet numéro1 dans les travaux de recherche de la plateforme européenne de transports terrestres ERTRAC. Les bureaux des temps et  les plans de déplacements ne sont pas cités. Il faut cependant remarquer que Nicolas Hulot dit adapter les transports aux rythmes urbains. On est effectivement là dans la logique de l'analyse des temps de la ville. Il faudrait cependant qu'il revienne à cap21 pour prendre des cours de formation continue sur le sujet. De nombreux chercheurs travaillent le sujet depuis 5ans.

En sus, chose la plus importante, il faut que l'ensemble des acteurs travaillent d'arrache pied en réseaux et de façon continue pour réussir la mutation demandée. C'est là que le bas blesse le plus souvent. 

 

 

Pour le transport des marchandises, il faut savoir que 80% des déplacements poids lourds font moins de 150km. 40% des consommations d’énergie fossile proviennent du transport de marchandises en véhicules légers. En ville, les ménages eux-mêmes avec leur voiture, assurent la moitié des transports de marchandises. Le ferroviaire ne résoudra donc pas le problème. La notion de circuit court est donc à ce titre intéressante. Cela veut dire aussi, par exemple, faire ses courses plus souvent et à côté de chez soi. Cela veut dire aussi déconcentrer la livraison. C’est l’ensemble des acteurs de la distribution qu’il faut mobiliser dans une action quotidienne et négociée. 

 

Ces quelques exemples montrent que Nicolas Hulot a besoin de l’apport en compétences des gens qui travaillent depuis longtemps sur le sujet pour que son message se traduise rapidement dans la réalité avec des mesures efficaces. CAP21 est capable d'apporter cette compétence.  

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