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Texte libre

Corinne Lepage,

ministre de

l'environnement

 de 1995 à 1997

et présidente de cap21

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 13:13

index-copie-2      Ce 7 mai, nombreux sont ceux qui ont ressenti un grand espoir, une ferveur du peuple de France, et une réelle volonté de travailler ensemble à la création d'une France innovante et motrice du XXIe siècle.

François Hollande vient de créer une dynamique, il reste à conforter une victoire qui se révèle moins large que celle espérée.

A cela 3 raisons, le vote abstentionniste de premier tour favorable à Nicolas Sarkozy, le report des voix de l'extrême droite plus consistant vers le candidat sortant et surtout la consigne de vote tardive de François Bayrou, très mal suivie.

Trois éléments à prendre en compte au moment où se décident les orientations des législatives, pour donner au nouveau président les leviers parlementaires de son action.

Cela pose une nouvelle fois, et peut être enfin, la question du centre, de son autonomie, mais surtout de son projet, qui ne peut se complaire dans des mots et des postures, au moment ou le plus grand rassemblement national possible est indispensable.

C'est en ce sens que nous parlons d'un pôle démocrate, écologiste et républicain, ancré dans la nouvelle majorité présidentielle, non pas en vigie vétilleuse, ou en "cheval de Troie" de la défunte UDF, mais en force de proposition responsable et inscrite dans la durée.

Ce centre a impérativement besoin de faire de la dimension écologique le nœud de la troisième voie parce qu'elle constitue la base de la troisième révolution industrielle. Or, sans relance de la production, sans transition énergétique et économique, sans décentralisation, il n'est pas possible de changer le modèle de développement pour relancer l'emploi tout en s'inscrivant dans la durée.

L'écologie a impérativement besoin d'être au centre de l'échiquier politique pour convaincre le plus grand nombre à la fois de la nécessité du changement et de sa possibilité.

L'écologie politique doit s'inventer comme force de proposition constructive et modérée pour être acceptée par le plus grand nombre. Elle doit être une écologie positive qui n'est plus contre tout mais pour le bien de tous.

Une telle force doit être populaire, comprise comme un bénéfice partagé, inscrit dans le quotidien de chacun. C'est parce que nos concitoyens percevront clairement qu'ils sont gagnants à être écologistes que notre pays avancera dans la bonne voie. C'est pour cela que cette écologie est centriste, non un centre mou mais une vision politique innovante et radicale car allant à la racine des choses: la vie, la chance de vivre ensemble, de partager, l'espoir de donner à nos enfants un monde meilleur. En un mot, nous devons par cette écologie là, redonner un sens au mot bonheur.

Nous avons une chance historique à double titre. Les 5 années qui viennent seront décisives pour notre pays et l'Europe, pour assurer à la fois le maintien de notre rôle majeur dans le monde et la pérennité de notre modèle social et humaniste. Nous devons collectivement gagner la bataille et faire de l'Europe un sujet de fierté. En second lieu, pour les écologistes, c'est le moment ou jamais d'adopter une attitude positive et constructive et le faire dans le cadre d'un vaste rassemblement responsable, clairement dans la majorité présidentielle et ouvert sur toutes les femmes et les hommes partageant nos valeurs.

Corinne Lepage

Députée Européenne

Présidente de CAP21

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 22:40

 

Cette campagne présidentielle passe complètement à côté des enjeux économiques majeurs auxquels nous avons à faire face. Mais avant de proposer un programme économique, avant de chiffrer ce programme, on attend d'un futur président qu'il donne d'abord la direction, la vision, le projet de société qu'il veut mettre en oeuvre, la philosophie sur laquelle il s'appuie. Aucun candidat ne propose cela.

 

Alors, tentons de le faire, de définir une conception du progrès compatible avec la mondialisation des échanges et les impératifs environnementaux du 21ème siècle.

 

John Rawls, philosophe américain du 20ème siècle, dans la théorie de la justice développe cette pensée: les inégalités dans une société sont tout à fait acceptables si celui qui est tout en bas de l'échelle a les moyens de vivre dignement dans l'environnement où il est et a l'espoir de s'enrichir sur la durée et sur plusieurs générations.

 

Cette définition du progrès permet de quitter ce débat stupide riches contre pauvres. Depuis toujours, la droite pense que l'état confisque les biens des riches pour les attribuer aux pauvres, et la gauche pense que les riches le sont trop et qu'il faut redistribuer par l'impôt, ce qui cristalise le débat autour de cette question. Ce paradigme ne marche plus quand dans un pays plus de la moitié des ménages n'ont plus l'espoir de s'enrichir sur la durée par leur travail, leur intelligence, leur esprit d'initiative, les coûts et charges des fonctions vitales de base dans l'environnement économique de notre société devenant trop lourds.  Le problème dans la France d'aujourd'hui est qu'une bonne moitié des ménages compte à l'euro près à la fin du mois sans pour autant avoir l'espoir que cette situation s'améliore, pire, ce nombre s'accroit . La droite a pensé, à tort, qu'en répartissant les gains de productivité et les richesses au profit des plus aisés (et je vais jusqu'à des revenus de ménages de 4000 euros environ, car selon l'INSEE, 80% des ménages gagnent moins que cela), l'activité économique allait repartir. Il est donc indispensable de mobiliser à nouveau le pays vers la création de richesses nouvelles, la diminution des charges incompressibles qui pèsent sur les ménages et les petites et moyennes entreprises. L'urgence est de fabriquer plus de riches. Il faut aussi mobiliser les 11000 milliards d'épargne des français pour créer de l'activité nouvelle plutôt que de se protéger par de l'assurance vie, aller rechercher les 600 milliards d'évasion fiscale (voir le dernier livre d'Antoine Peillon) qui manquent à la France pour les investir dans les infrastructures, la transition énergétique afin d'améliorer le bien-être de tous.

 

La droite, en cassant la juste distribution en salaire du travail, des gains de productivité, des richesses créées , et la gauche, en ayant pas compris qu'il faut décharger massivement le travail et fiscaliser les charges, n'a pas compris cela.

La transition énergétique sera la richesse du 21ème siècle. Il faudra exercer les fonctions de la vie en consommant un minimum de ressources par une intelligence de la production et de la consommation.

 

Un autre chiffre est ahurissant. Dans le monde, les 0,2% les plus riches détiennent 35 000 000 milliards d'euros. Quand on voit que pour régler le problème de la dette grecque on a mis 110 milliards, on voit à quel point le problème majeur est bien la répartition des richesses produites et des gains de productivité dans le monde, et non l'excès d'état providence.

 

Je conseille d'aller lire ces deux sites internet:

 

http://lecercle.lesechos.fr/presidentielle-2012/221145589/dire-gravite-crise

http://roosevelt-2012-dans-la-presse.posterous.com/le-cercle-les-echos-le-bon-diagnostic-dire-la 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 21:17

Notre président de la république vient d'annoncer le transfert de 13 milliards de cotisations patronales vers la TVA et la CSG pour améliorer la compétitivité des entreprises, et particulièrement de l'industrie.

C'est la direction qu'il faut prendre. Malheureusement, notre président, comme il l'a fait depuis le début de son quinquennat, agit trop peu et trop tard. Le total des cotisations salariales et patronales est de l'ordre de 400 milliards d'euros. Autant dire que ce transfert n'aura qu'un effet très faible sur la relance de notre commerce extérieur. Cette annonce s'apparente à un réglage plus qu'à un changement de politique. Du côté de Messieurs Hollande et Bayrou, rien n'est prévu en matière de compétitivité coût. Il aurait fallu transférer au moins la moitié. L'un fait une compétitivité coût trop faible, de même que du soutien à l'innovation trop faible, l'autre, ne parle que de ce dernier point, sans grande ambition budgétaire. 

 

Les chefs d'entreprise et leurs salariés seront bien déçus dans ces programmes de gouvernement.

 

Quel est l'avantage de faire supporter par l'ensemble des flux monétaires la protection sociale?

 

Les plus innovants ont été les danois dans les années 80-90. Les charges salariales et patronales ne dépassent pas 4% sur un bulletin de salaire. Le résultat est un chômage structurel quasi nul, tirant ainsi mécaniquement les salaires vers le haut. Le pouvoir d'achat est donc élevé. Celui qui est en bas de l'échelle a ainsi plus facilement accès à des logements de qualité, à la consommation haut de gamme sur des biens durables etc...Certes la TVA et les impôts directs sont plus élevés que chez nous, mais la balance est très favorable aux ménages. Globalement, leur économie marche mieux.

 

Cela fait longtemps que les crises de 2008 et 2011 étaient prévisibles. Regarder les chiffres avec un bon sens macroéconomique suffisait à les lire.

On demande à un gouvernement de prévoir et anticiper, et non de réagir après les évènements.

Le président a oublié de parler de la réduction des dépenses de santé. Il est illusoire d'avoir une santé entièrement gratuite. Si on transfère les cotisations chômage et retraite, le chômage diminuant, les dépenses sociales vont diminuer. Il est tout à fait possible de réduire les dépenses de santé en agissant sur le volet santé et environnement, sur l'éducation à la santé dès le plus jeune âge, sur la réduction de la sédentarité, sur le temps de travail en prenant le temps de transport en compte. A ce titre, il serait utile de faire passer une loi sur l'obligation de mettre en oeuvre les plans de déplacement entreprises, en injectant du pouvoir d'achat en diminuant les dépenses contraintes en énergie et transport, en diminuant le poids du logement sur le salaire.

Le président a parlé du logement, mais une fois encore, cela fait 30 ans que le poids du logement dans le budget des ménages est trop fort en île-de-France, 10 ans en province. Pour que les ménages s'enrichissent sur la durée, il ne faudrait pas que le logement dépasse 10% du budget des ménages. On en est loin.

 

Ensuite, vos réformes passeraient mieux si le train de vie global de l'état et des collectivités territoriales était beaucoup plus sobre. On en est très très loin.

Monsieur le président, votre réaction d'aujourd'hui est respectable, va plutôt dans la bonne direction, mais c'est trop tard, il nous faut une autre manière de gouverner pour la suite.

 

 

  

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 15:14

Je relaie ici un article de rue89. Il démontre que le vélo est bien le mode de transport durable le plus efficace que l'on ait jamais inventé. L'efficacité s'entend sur les paramètres coût-dépense énergétique-santé publique-rapidité en porte à porte. Une grande politique vélo en France est indispensable à une mobilité durable. Il faut quitter la logique des strapontins et passer le grand braquet.

 

On connait les leviers efficaces: promouvoir le vélo avec des objectifs contraignants dans les plans de déplacements entreprises et administrations. Faire une promotion ambitieuse dans les collèges, population privilégiée. Plus les collégiens utiliseront le vélo, plus ils seront passionnés, et plus ils retarderont le passage aux véhicules à moteur deux roues et quatre roues. On améliore ainsi considérablement la sécurité routière. Ensuite, les "people" doivent valoriser le vélo comme moyen de transport. Le tour de France devrait être l'occasion pour toute une jeunesse de s'identifier à ce mode transport. Or celui-ci n'est que défilé de voitures et de cars rutilants. Le tour de France devrait être le premier vecteur publicitiaire d'une mobilité durable.

Le dernier levier majeure est de réduire un peu l'espace de stationnement automobile. Sur l'agglomération de Rouen, voici la ventilation des places de stationnement voiture pour une centaine de milliers d'habitants:

 

30889 places sur voiries, non réglementées etgratuites dont 3700 matérialisées

4298 places sur voiries, réglementées

8978 places de parking couverts

  • 4038 places dans 8 parcs en ouvrage appartenant à la Ville de Rouen (parking des Emmurées, parking du Palais, parking Saint-Marc, parking de la Haute-Vieille-Tour, parking du Vieux-Marché, parking de la Pucelle, parking de l'Hôtel de Ville, parking de la Gare).
  • 2596 places dans 4 parcs en ouvrage appartenant à d'autres organismes publics (parking de la Bourse, parking Gambetta-Martainville, parc relais du Mont-Riboudet, parking SNCF).
  • 2344 places dans 2 parcs en ouvrage appartenant à des structures privées (parking Square des Arts, parking Saint-Sever).

Il suffirait de libérer 1000 places voitures (3 petits % du nombre de places gratuites) bien réparties dans la ville pour stationner au moins 10000 vélos. Qu'attend-on à Rouen et ailleurs?

 Voici le lien vers l'article de rue89:

http://www.rue89.com/rue89-sport/2011/12/28/paris-les-coursiers-roulent-autant-que-des-cyclistes-professionnels-227902



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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 21:45

Le parlement européen vient d'adopter son plan sécurité routière dont une des mesures phares est d'instaurer le concept de ville 30 dans toutes les rues résidentielles et les voies urbaines 2X1 voie non équipées de pistes cyclables.

 

C'est une victoire pour une idée que j'avais exprimée lors de la première journée d'étude de la fubicy dans les années 2000 à Lyon afin de faire exploser l'usage du vélo qui s'est effondré en 30 ans. L'Europe veut passer une vitesse sur le sujet. Plus de vélos en ville, c'est moins de vitesse des motorisés et c'est moins d'accidents.

 

Voici le lien:

 

http://www.europarl.europa.eu/fr/pressroom/content/20110926BKG27515/1/html/Prévention

 

Les accidents de la route coûtent aux pays européens 130 milliards d'euros. Voici les autres chiffres.

 

  • 35 000 Européens perdent chaque année leur vie dans un accident de la route.

 

  • 1,5 millions de personnes sont grièvement blessés.

 

  • A distance parcourue égale, le risque de se faire tuer sur la route en tant que motocycliste est 18 fois plus grand que pour un automobiliste, 9 fois plus élevé pour un piéton et 7 fois plus élevé pour un cycliste.

 

  • 55 % des accidents mortels arrivent sur des routes de campagnes, 36 % sur des routes urbaines et 6 % sur autoroutes.

 

  • 60 % des accidents de travail mortels sont imputables à des accidents de la route (si on y inclut les trajets depuis et vers le lieu de travail).

 

  • Le coût social des accidents de la route en UE est estimé à 130 milliards d’euros par an.

Contrairement aux idées reçues, le vélo est un mode de transport mécanisé très sûr pourvu que l'on soit formé à l'utiliser sur la voirie.

 

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 16:22

Je relaie ici un article mentionnée dans le blog du groupe chronos, un des cabinets de sociologues les plus réputés en France. Dans cet article il est mentionné un rapport londonien de la London school of economics (titulaire d'au moins un prix nobel d'économie avec Armatya Sen) sur les bénéfices économiques du développement du vélo en milieu urbain.

 

"On sait depuis un moment déjà que rendre les villes accueillantes aux vélos contribue à la qualité de vie dans ces mêmes villes, à l'amélioration de la santé publique, voire à réduire les congestions. Depuis tout aussi longtemps, nous en appelons dans ces colonnes à l'évaluation des autres bénéfices des modes actifs par les acteurs territoriaux, afin d'en stimuler encore davantage le développement. Quelle bonne surprise de découvrir ce rapport londonien - The british cycling economy - sur les bénéfices économiques du développement du vélo en milieu urbain !

Commis au mois d'août par la London School of Economics, le rapport commence par introduire les facteurs qui ont contribué à l'augmentation de la pratique du vélo dans la capitale britannique. Le développement du réseau de pistes cyclables - qui atteint désormais plus de 19.000 kilomètres - est mentionné, au même titre que l'organisation d'événements locaux et nationaux encourageants l'usage du deux-roue, la prise de conscience des défis environnementaux, ou encore, des problèmes de santé physique dus à un manque d'activité. Selon l'auteur du rapport, rien que pour l'année 2010, cette pratique de plus en plus significative a rapporté au total à l'économie britannique plus de 3,3 milliards d'euros.

 

Les gains concernent les catégories suivantes :

  • plus d'1.8 milliards d'euros sont générés par la vente de vélos
  • environ 989 millions d'euros proviennent de la vente d'accessoires et de la maintenance des deux roues
  • plus de 570 millions d'euros en salaires et 115 millions d'euros en taxes appliquées aux quelques 23.000 personnes impliquées dans des services liées à cette économie (vente, distribution, maintenance)
  • enfin l'auteur estime les bénéfices de cette pratique sur la santé évitent 148 millions de frais liés à l'absentéisme.

 

Au-delà de cette évaluation, l'intérêt du rapport réside dans la tentative de projection que fait le docteur Alexander Grous. La croissance de l'économie du cycle pourrait signifier 2,3 milliards d'économie supplémentaires en dix ans grâce à la réduction de l'absentéisme. En effet, selon une étude empirique, les cyclistes réguliers prennent en moyenne 7.4 jours de congés maladie par an comparés aux 8.7 jours pris par les autres (voir p.16 du rapport). Autres économies : une augmentation de 20% de la pratique du vélo d'ici 2015 permettrait de réduire les coûts associés aux congestions et pollutions de respectivement 240 et 82 millions d'euros. Pour conclure, le rapport indique que la demande latente autour du cyclisme offre encore des gains potentiels d'une valeur estimée à environ 598 millions d'euros.

 

Ces opportunités ne peuvent néanmoins cacher les barrières à l'émergence d'une culture cycliste - ou devrait-on dire de la "cyclabilité" - ? Les questions de sécurité, de confiance dans le réseau cyclable, de temps disponible, sont cités comme des freins. Par ailleurs, bien que 80% des enfants britanniques possèdent un vélo, on observe un doublement du nombre d'enfants qui sont conduits à l'école en voiture. Enfin, alors même que ces scénarios requièrent un véritable engagement du gouvernement, la part du PIB investie dans le développement des infrastructures liées au vélo est significativement plus faible que celle de nombreux pays."

 

Ceci sans compter le gain en pouvoir d'achat et en désendettemment des ménages. Rappelons qu'avec une valorisation de l'épargne de 4% par an nets plus 2% de revenus réinvestis, une économie de 300 euros par mois sur le budget voiture, un ménage peut se contituer un patrimoine de 47000 euros en 10 ans, 132000 euros en 20 ans, 264000 euros en 30 ans, 473000 euros en 40 ans. Or un article du FMI dont nous verrons les éléments dans un autre article a conclu que l'endettement des ménages était à l'origine de la crise mondiale actuelle à cause de la faiblesse des revenus qui obligeait à avoir recours à la dette envers les riches (qui s'enrichissait d'ailleurs dessus) afin de maintenir leur dépenses contraintes et leur consommation. La réduction des dépenses énergétiques des ménages, dont le transport, est un point majeur de la santé de l'économie mondiale, et l'usage du vélo pour se déplacer en fait partie.

 

À lire sur le sujet : 
Vélo en modèle. Modèle du vélo. Un article de Bruno Marzloff
Entretien avec le Docteur Saladin, économiste de la santé par Julie Rieg

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 16:09

Le club des villes et territoires cyclables a fait ce communiqué suite à son congrès de Dijon. Espérons que ces bonnes résolutions se mettent rapidement en place.

 

Il faut que la politique vélo devienne une priorité en matière de transport en France. Il en va de la santé de notre consommation intérieure (diminution des dépenses contraintes de transport des ménages et donc augmentation du pouvoir d'achat), de la santé de l'endettement des ménages et donc des banques, de la santé de notre commerce extérieur (consommation de pétrole), de la santé de l'industrie du cycle française, de notre santé (obésité, sédentarité), de la santé de notre planète.

 

Communiqué – 07/10/2011  « Et plus que jamais, l’avenir ne peut se passer du vélo ! » Jean-Marie DARMIAN, réélu à la présidence du Club des villes et territoires cyclables, le 5 octobre 2011, pour 3 ans, a conclu le Congrès national qui s’est tenu à Dijon les 6 et 7 octobre 2011. « Il y a une ardente nécessité à changer nos modes de vie, nos pratiques de mobilité, nos représentations, nos modes de gouvernance… », une conviction partagée par les 500 participants au congrès : élus, experts, associatifs, industriels… « Nous voulons donc solidairement réaffirmer aujourd’hui qu’il faut une politique nationale vélo dans notre pays, pour une mobilité socialement durable ! » (…)  Jean-Marie DARMIAN a rappelé les « 10 mesures prioritaires proposées par le Club des villes et territoires cyclables, qui « dans la perspective d’un Plan d’action global au niveau de l’Etat, auraient un impact important en ce qu’elles viennent renforcer l’action déjà considérable des collectivités territoriales. Ce programme est réaliste, simple et clair. Il fédère des compétences, des acteurs, des énergies… ».1. L'affectation de 10% du budget des routes nationales et autoroutes pour l'aménagement d'itinéraires cyclables.2. Le jalonnement des grands itinéraires de véloroutes et voies vertes.3. La relance de la démarche "Code de la rue".4. La mise en œuvre d'un plan ambitieux de développement du stationnement.5. Le déploiement du marquage des vélos pour lutter contre le vol (système Bicycode géré par la FUB).6. Un plan d’actions sur le thème : "le vélo quotidien, c'est bon pour la santé".7. Un déploiement à l’échelle nationale des actions d’apprentissage du vélo : les vélo-écoles.8. Un programme pour le développement de l’usage du vélo auprès des salariés.9. Une indemnité kilométrique vélo.10. Le vélo citoyen : une grande campagne de communication. Le ministre des Transports, Thierry MARIANI, s’est engagé à présenter ce Plan national en décembre prochain, « un signe fort de la part des pouvoirs publics pour accorder au vélo une légitimité pleine et entière et impliquer l'ensemble des administrations », selon Philippe GOUJON, député-maire, président du Groupe interministériel d’étude sur le vélo, mis en place le 13 juillet dernier. Philippe GOUJON, dans son message adressé en clôture du Congrès a souligné « le formidable travail d’échanges d’expériences et d’expertise que [le Club des villes et territoires cyclables] mène avec efficacité. [le Club] assure ainsi pleinement son rôle de laboratoire des politiques d’urbanisme, de réflexions sur le partage de la ville et l’aménagement du territoire, et constitue un vrai levier des politiques nationales, comme le Code de la rue ». Philippe GOUJON a rappelé que grâce au contact avec le Club, il a pu faire « inscrire dans le Code du travail le remboursement par l’employeur de l’abonnement des systèmes publics de location de vélos, mais aussi imposer dans les nouvelles constructions des obligations de stationnement vélo. »Pour « Le plan national qui est attendu par tous les cyclistes avec impatience », « les propositions que vous m’avez soumises sont marquées par leur cohérence au service de la vision d’avenir que nous partageons quant à ce mode de déplacement actif et écologique ».  

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 23:23

Le gouvernement britannique compte relever les limites de vitesse sur autoroute de 115 à 130km/h, sous prétexte de favoriser la croissance économique et de faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'état par une consommation de carburant supérieure.

 

Décidément, la crise économique fait perdre la tête à nos élites qui paniquent.

 

On sacrifie la vie des gens pour quelques dixièmes de point de croissance.

 

Le gouvernement britannique oublie les dégâts de l'énergie cinétique pour des visées rétrograde, à l'heure où la vitesse de déplacement est complètement dépassée par la vitesse de transmission de l'information.

 

Il est loin le grenelle de l'environnement à la britannique.

 

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 21:32

Le journal de France 2 de ce soir a publié un reportage sur la centrale solaire de Séville. Cette centrale fournit 119 millions de kilowatt-heures par an, de quoi alimenter 27000 ménages en électricité disait le journaliste, soit 4400 kilowatt-heures par ménage. Or un ménage raisonnable, sobre, de deux adultes et deux enfants consomment entre 2000 et 3000 kilowatt-heures par an. On voit que le développement rationnel des énergies renouvelables va de pair avec une réduction des consommations. Il est temps que les médias le comprennent pour communiquer convenablement là-dessus.

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 22:07

Un des arguments massu utilisé par les élus en réunion pour éviter des politiques publiques ambitieuses en faveur du vélo est le manque d'élégance lorsqu'on se déplace. Bien que ce soit une idée reçu sans grand sens (il suffit d'aller aux Pays-Bas et en Allemagne pour s'en convaincre), j'ai découvert des accessoires très attractifs au salon du cycle de la porte de versailles de cette année. Voyez donc ce casque constitué d'une coque disparaissant sous une coiffe amovible se fixant sur celle-ci à l'aide de bouton pression. Vous pouvez d'ailleurs vous procurer plusieurs coiffes selon les saisons, hiver ou été par exemple. Enfin un casque au design esthétique.

 

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