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Texte libre

Corinne Lepage,

ministre de

l'environnement

 de 1995 à 1997

et présidente de cap21

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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 23:15

Voici un article paru dans le gardian en 2006 et qui montre combien la transformation des usages de l'automobile devient un enjeu économique mondial. General Motors et le MIT sont en pointe. Même si GM a des difficultés économiques dans l'immédiat, ils ne renoncent pas à préparer l'avenir en bousculant les lignes stratégiques habituelles du monde automobile. Nul doute qu'ils ne resteront pas à leur place actuelle dans l'économie mondiale.  





autocaddie.jpg

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 20:07
Le vélo marche super bien, ma femme et moi allons au boulot en vélo soit environ 10000 km économisés par an, et même les courses sont faites à vélo. Voir la photo jointe avec tout l'équipement qui rend la chose faisable pour une famille avec 4 enfants.
lambeaux.jpg
Faisons les comptes: 10 000km voiture économisés par an, soit 1.5 tonne de CO2 par an, 0.75 tonne équivalent pétrole par an, au minimum 2200 Euros. Chapeau Olivier !!!! Le vélo doit être mis en avant dans les modes de transport, comme il était censé être dans la loi sur l'air de Corinne datant déjà de Décembre 1996 . 

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 19:15
Les pays émergents ont voulu que soit inscrit dans le rapport final du GIEC la responsabilité des pays industrialisés dans le réchauffement climatique.
Il ne se passe pas une semaine sans que ne soient loués les exploits de tel ou tel sportif ; nous nous satisfaisons aisément de regarder ces compétitions de haut niveau confortablement assis dans un fauteuil, ou au mieux d’imiter  leurs exploits dans une pâle pratique amateur du sport.
Pendant ce temps, la planète brûle, et nous continuons à nous déplacer seuls en voiture, y compris pour des déplacements inférieurs à 5km (les ¾ d’entre eux).
"Oh non, je ne prends pas mon vélo, il pleut, je vais gâcher ma permanente, je vais tâcher mon tailleur, je ne peux pas m’habiller, je ne suis pas présentable, comment vais-je faire avec mes courses, mes enfants, il y a trop de vent, trop de côtes, trop de voitures, il fait froid, il n’y a pas de pistes cyclables". Que de tropisme dans tout cela.
 
Pourtant, à chaque obstacle, il existe une solution. C’est curieux, dans un temps de campagne où on valorise l’effort, le mérite, que tant d’obstacles culturels se dressent sur la route des "autosolistes".
Maud Fontenoy, dans ses vingt ans, écume les mers du monde, seule,  à la rame, à la voile, sans parler d’Hélène Mac Arthur.
Et nous ? Sommes-nous plus ridicules que Maud ou Hélène dans nos efforts? Pourquoi auraient-elles droit aux honneurs et nous aux colibets?
 Ne serions-nous pas capables de faire quelques centaines de mètres, quelques kilomètres à vélo, serions-nous si peu courageux, tout justes bons à se pâmer dans un fauteuil ou sur le siège d’une voiture. L’effort sportif intense et le plaisir associé ne serait-il accessible que pour une poignée d’hommes ou de femmes exceptionnelles comblés de lauriers gagnant beaucoup d’argent grâce à nos modes de vie "sursédentarisés" et gavés de biens matériels.
La plupart d’entre nous avons largement les capacités de nous transporter à vélo et ainsi participer à la régulation du climat.
Travailler plus pour gagner plus. Ne serait-ce pas un slogan bien adapté. Le travail, au sens de la physique, est une force que multiplie un déplacement. Se transporter à vélo est du travail qui fait gagner plus, en argent, en santé. Au lieu de se faire piller par quelque émir de Dubaï, du Qatar, de l'Arabie Saoudite, ou autre roi de la péninsule arabique, l'argent ainsi gagné reste dans nos patrimoines.
Alors prenons-nous en main tant qu’il en est encore temps. Ensembles, tout est possible. 
 

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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 19:31

Si on ne considère que l'écobilan d'usage d'une automobile, C'est à dire l'aval, on risque de se tromper lourdement sur la qualité écologique d'une automobile.

Un cabinet d'études américain a effectué un travail considérable sur une centaine de modèles et sur des milliers de données pour considérer un bilan écologique en cycle entier. Tout est passé à la "moulinette": l'achat de matières premières pour la produire, le mode de production (flux tendu, localisation des fournisseurs, implantation des usines, mode de distribution), le mode d'élimination.

Ce rapport n'est pas destiné à faire de la morale environnementale. Si on considère que les problèmes d'environnement sont globaux, alors on ne peut pas tricher avec la réalité des faits. Les résultats sont surprenants.

En effet, en cycle entier, la Toyota Prius s'avère nettement moins écologique que le Hummer, sensé être, en survol, très polluant.

Cette étude montre que l'écoconception dépasse largement le débat réducteur sur les consommations et émissions des moteurs. Je mets en lien l'étude complète en anglais. C'est une étude très professionnelle, sans concession, sans idéologie.

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/00/42/10/ecobilan.pdf  

Nous pouvons, à cap21, apporter cette compétence dans l'écoconception pour construire l'écologie de demain.  

Cette étude démontre que les discours actuels sur les modes de production d'énergie sont très insuffisants pour aborder les problèmes écologiques.

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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 00:39

L'association Sabine travaille au développement de l'usage du vélo dans l'agglomération rouennaise. Elle a enregistré une adhésion accompagnée d'une lettre que je vous transmets. C'est un habitant de Mont-Saint-Aignan.

Je cite:

"Je vous envoie la somme de 30 Euros" (il faut savoir que la cotisation minimum est de 10 euros)

Je poursuis:

 "Vous savez, à l'âge que j'ai , je ne peux être présent à votre assemblée générale. J'ai toujours fait du vélo depuis l'âge de 12 ans. J'ai eu mon premier vélo en 1927. Je n'ai pas de voiture. Je vais avoir 92 ans le 14 Mars et fait mes courses tous les jours.  Je vous appuie pour ce que vous faites, cela n'est pas facile. Je vous félicite." fin de citation.

Il y a une semaine, j'assistai à une réunion sur les déplacements à Rouen. Le vice-président de l'agglomération en charge des transports en commun, répondant à une question sur la non application de la loi sur l'air (article 20 inclus maintenant dans le code de l'environnement) imposant d'inclure dans les études de réaménagement de voirie les itinéraires vélos (pistes, bandes, axes partagés à faible vitesse pour les voitures, plans de déplacements), développait des arguments visant à balayer d'un revers de main la priorité donnée aux transports doux dans l'agglomération rouennaise.

Les arguments développés ne dépassaient pas le niveau des discussions du café du commerce, indigne du rang d'un élu d'une grande agglomération française. Par exemple, la population française vieillit, donc elle ne peut faire du vélo pour se déplacer, donc ce n'est pas la peine de développer outre mesure ce mode de transport. La population française vieillisante serait-elle si infirme et malade qu'elle ne puisse effectuer ses déplacements à vélo? L'exemple ci-dessus en est un magnifique contre-exemple. La réalité est que si on utilise son vélo pour se déplacer depuis le collège, on vieillit en meilleure santé.

Ce qui est incroyable, c'est que la conception des déplacements doux, et spécifiquement du vélo, de ce vice-président est totalement contraire à tous les documents d'urbanisme de l'agglomération, à ses engagements, aux engagements de son président. Le développement du vélo arrive au même niveau de priorité que celui des transports collectifs dans le PDU de l'agglomération rouennaise et dans le contrat d'agglomération.

Autre exemple. Après avoir travaillé longuement avec l'association Sabine pour le plan communal vélo de Sotteville-les-Rouen, la mairie n'a même pas daigné mentionner une seule fois le mot vélo dans le volet déplacements de son plan local d'urbanisme, le rendant ainsi incohérent par rapport au plan de déplacements urbain d'agglomération, et donc non conforme à la loi qui oblige à la cohérence des documents d'urbanisme à toutes les échelles.  

 L'argument consternant des capacités physiques  a été également utilisé par Yves Calvi dans "c'est dans l'air" sur arte: "la moitié de la population est incapable de rouler à vélo pour cause de mal au dos ou autre bobos". Décidément l'infirmerie France est pleine. Nous sommes au bord de l'effondrement à en croire ces messieurs.

Décidément, tous les procédés sont bons pour discréditer ce mode de transport dont les avantages considérables à tout point de vue ont été démontrés par de nombreuses thèses de recherche (travaux de Frederic Heran au CNRS). 

Poser la question du vélo sous l'angle de la capacité de différents publics à en faire n'est pas la bonne manière de poser le problème.

Pour un élu, la bonne façon de faire est de se référer au droit, le droit au transport exprimé dans la loi d'orientation sur les transports intérieurs de 1982 (loi LOTI), le droit de l'environnement avec la loi sur l'air.

La LOTI institue le droit pour chacun d'utiliser le mode de transport de son choix dans des conditions de sécurité et d'usages acceptables. 

Le problème du vélo sur la voirie doit être examiné sous l'angle de la liberté de choisir et non sous un angle marketing qui est le rôle des entreprises. Il faut remarquer que partout où l'offre vélo est sécurisée, l'usage explose. L'usage suit donc le droit. 

Le développement du vélo en tout milieu est un droit non négociable, donc un devoir pour les élus de le mettre en oeuvre avec la diligence nécessaire, ce qui est loin d'être le cas. Il y a trop d'incohérences dans la conduite de ce dossier.

L'automobile est incontournable dans nombre de déplacements, le vélo aussi. 

 

 

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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 22:12

Voici un arrêté pris par la ville de Paris pour favoriser l'usage de la marche à pied et du vélo dans des rues étroites au quartier des Halles.

Voirie et Déplacements. — Arrêté no 2006-160 portant

création d’une aire piétonne dans la zone des Halles,

à Paris 1er.

Le Maire de Paris,

Vu le Code général des collectivités territoriales, et notamment

ses articles L. 2213-2, L. 2213-4, L. 2512-13 et L. 2512-14 ;

Vu le Code de la route, et notamment ses articles L. 325-1,

L. 325-2, L. 325-3, R. 110-1, R. 110-2, R. 417-10 et 431-9 ;

Vu le Code de l’environnement ;

Vu les arrêtés préfectoraux no 81-10421 du 27 mai 1981,

82-10688 du 8 octobre 1982, 83-10644 du 16 août 1983,

94-111699 du 20 décembre 1994, 00-100037 du 10 janvier 2000

et 01-15010 du 4 janvier 2001, réglementant la circulation et le

stationnement dans le secteur des Halles, à Paris 1er ;

Vu l’arrêté municipal no 2003-00002 du 20 janvier 2003

modifiant la réglementation d’une voie à Paris 1er ;

Considérant la nécessité de réduire la place de l’automobile,

de restreindre l’accès, la circulation et le stationnement des véhicules

motorisés pour préserver l’environnement, la sécurité et la

tranquillité des voies publiques du quartier piétonnier des Halles

et de favoriser la circulation des cycles non motorisés, sans pour

autant écarter le droit d’accès des riverains ;

Considérant qu’il convient, dans ces conditions, de créer une

aire piétonne dans ce quartier ;

Sur proposition du Directeur de la Voirie et des Déplacements

;

Arrête :

Article premier. — Il est institué une aire piétonne dans les

voies ou sections de voies suivantes à Paris 1er :

— rue Berger, entre la place Maurice Quentin et le

boulevard de Sébastopol ;

— place Maurice Quentin ;

— place Joachim du Bellay ;

— rue des Innocents ;

— place Marguerite de Navarre ;

— passage des Lingères ;

— rue Sainte Opportune ;

— place Sainte Opportune ;

— rue Courtalon ;

— rue des Lombards, entre la rue Sainte Opportune et

la rue Saint-Denis ;

— rue de la Reynie, entre la rue Saint-Denis et le

boulevard de Sébastopol ;

— rue Saint-Denis entre la rue des Lombards et la rue

Etienne Marcel ;

— rue de la Cossonnerie ;

— rue des Prêcheurs ;

— rue Pierre Lescot entre la rue Berger et la rue de la

Cossonnerie et la rue des Prêcheurs et la rue Etienne Marcel

;

— rue Rambuteau, entre la rue du Jour et le boulevard

de Sébastopol ;

— rue de la Grande Truanderie ;

— rue de la Petite Truanderie ;

— rue du Cygne.

La circulation et le stationnement des véhicules y compris les

deux roues motorisées sont interdits dans les voies susvisées. Le

stationnement des cycles y est autorisé sur les seules zones prévues

et équipées à cet effet.

Art. 2. — Par dérogation aux dispositions de l’article

ci-dessus, l’accès à ces voies reste autorisé :

— aux véhicules d’intervention urgente et de secours ;

— aux véhicules des services publics utilisés pour l’exercice

de leurs missions ;

— aux véhicules des habitants des immeubles riverains ;

— aux taxis ;

— aux véhicules de livraisons ;

— aux véhicules de transports de fonds.

Art. 3. — Le stationnement ou l’arrêt dans les voies énumérées

à l’article 1er ci-dessus en infraction aux dispositions du présent

arrêté est considéré comme gênant la circulation publique et

2534 BULLETIN MUNICIPAL OFFICIEL DE LA VILLE DE PARIS 17 octobre 2006

sanctionné sur la base des dispositions de l’article 417-10 du

Code de la route et des autres articles y afférents.

Art. 4. — La vitesse des véhicules autorisés à utiliser les

voies désignées à l’article 1er ci-dessus y est limitée à 15 km/h.

Art. 5. — Dans les voies à sens unique, les cycles sont autorisés

à circuler à contre sens de la circulation.

Art. 6. — L’arrêté préfectoral no 81-10421 du 27 mai 1981

est abrogé.

Art. 7. — Le Directeur de la Circulation, des Transports et du

Commerce, le Directeur de l’Ordre Public et de la Circulation et le

Directeur de la Police Urbaine de Proximité sont chargés, chacun

en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté qui sera

publié au « Bulletin Municipal Officiel de la Ville de Paris ».

Fait à Paris, le 9 octobre 2006

Pour le Maire de Paris

et par délégation,

L’Adjoint au Maire

chargé des Transports, de la Circulation,

du Stationnement et de la Voirie

Denis BAUPIN

 

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 19:28

Voici une lettre envoyée aux médias par Guy Fichet de Ouistreham et mon commentaire à la suite:

POLLUTION  QUI  A   DIT  POLLUTION ?

 

 

 

Actuellement vous ne pouvez pas ouvrir un journal ou regarder une télé sans que l’on vous parle de pollution. (A juste titre)

    Mais si nous parlons de pollution, il ne faudrait peut être pas mettre tout le monde dans le même panier.

    Lorsque l’on parle de pollution industrielle, les entreprises sont accusées de trop polluer et de ne pas acheter de droit à polluer.

    Certes , il y à certainement des efforts à faire mais ATTENTION : Si nous sommes trop sévères, elle délocaliseront avec un désastre de plus pour l’emploi. La fumée fera quand même le tour de la terre.

     En ce qui concerne la pollution automobile, c’est encore pire :

 Les automobilistes sont bien obligés de conduire  ce que les constructeurs leurs proposent en évitant tous les parcours inutiles bien sûr.

Beaucoup d’efforts et de recherches ont été faits ( voitures Hybrides,Electrique, ect)

Mais en ce qui concerne le transport de marchandises tout le monde est muet, y compris Nicolas Hulot.

Les LOBBYS routiers sont-ils aussi puissants au point d’avoir rendu tous les médiats et certains défenseurs de la nature complètement aveugles ??

       Un journal spécialisé dans le transport à estimé à 1000 le nombre de camions sens/jour entre le tunnel sous la manche et Perpignan.

Je me suis livré à un petit calcul rapide :

Tunnel…Perpignan égal 1000 Kms : Un poids lourd consomme en moyenne 35 litres/100

CALCULONS : 2000 poids lourds sur 1000Kms avec 35 l/100 égale 700Tonnes de gasoil de brûlés chaque jour.     700 T/J  multiplié par 250 jours ouvrables soit  175000 Tonnes.

 

           Vous avez bien lu 175000 tonnes brûlés par an et sur un seul axe.

 

Dans la même étude nous pouvons lire que 80 pour 100 de ces camions sont étrangers.

               (Portugais , Espagnols ou venant de l’Europe du nord)

Ils traversent notre pays sans aucune retombée économique , polluant, détruisant nos routes et provoquant un grand nombreux d’accidents avec les blessés et les morts qui en découlent.

       La Belgique vient d’interdire les sauts de puces sur son territoire avec les avions à cause de la pollution et du bruit.

Messieurs les politiques Français un peu de courage : Légiférér :

Interdiction de transporter les marchandises par la route sur une distance de plus de 500Kms dans un premier temps. Privilégiez le train ou la voie d’eau.

 Sur l’axe Tunnel.. Perpignan avec 20 Trains jour/sens, la consommation du gasoil sur cet axe

serait ramenée à 35000t/an ce qui est encore trop mais nettement mieux.

Si nous voulons sauver la planète, il faut être ferme .

Si nous ne faisons rien, dans 10 ans nous ne pourrons plus rouler sur les routes FRANCAISES.

 

Guy Fichet

OUISTREHAM

 

mon commentaire:

 
Je me dois de répondre avec des données globales et relatives. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas légiférer sur le point que vous évoquez.
 
Quand on parle de la pollution des transports, il faut analyser l'ensemble. Malheureusement, nous sommes obligés de recadrer les raisonnements en fonction de la réalité actuelle.
 
Le trafic routier dans son ensemble représente 40% des émissions et consommations et les voitures particulières 60%. Le trafic aérien ne représente que quelques% de l'ensemble.
 
Mais vous avez raison sur un point, dans le domaine du transport en général, on arrive vite à des chiffres énormes en consommation d'énergie fossile. Le transport représente environ 1/3 des consommations et 1/4 des émissions de gaz à effet de serre sur la planète. Eff"ectivement, si nous exportons nos modes de vie à la Chine et l'Inde, alors nous courons à la catastrophe environnementale.
 
Comme je le disais, il faut analyser globalement le problème et hiérarchiser les priorités.
 
Un chiffre pour illustrer:
 
Il y a 30 millions d'automobiles en France, 800 millions dans le monde. Chacune consomme 1 tonne équivalent pétrole, soit  30 milions de tonnes équivalent pétrole pour le parc français, 800 millions dans le monde. Les réserves prouvées en 1999 étaient évaluées à 200 milliards de tonnes.
On voit donc que l'effort prioritaire à faire est sur les 450 milliards de kilomètres effectués par les voitures particulières.
 
En terme de trafic, le trafic longue distance en camion ne représente que quelques % du trafic globale. Par exemple, à Rouen, sur les 45000 véhicules qui circulent tous les jours avenue du Mont-Riboudet, 8% représentent les poids lourds.
 
Dans les déplacements poids lourds, 80% font moins de 150km.
 
Dans le tonnage de marchandises transportés, en ville, la moitié est transportée par les particuliers eux-mêmes dans leur voiture.
 
Bien sûr, il faut valoriser le ferroutage, la voie d'eau et légiférer. Mais il ne faut pas s'illusionner sur l'impact positif de ces actions sur l'environnement global de la planète. En sus, il faut que ces nouveaux modes de transports soient industriellement efficaces.
 
On voit qu'en élargissant la réflexion, on sort des discours simplistes développés dans les médias et cela nous oblige à être plus innovants et plus complets dans nos réponses. La face émergée de l'iceberg camion ne doit pas nous dédouanner de réduire notre consommation de kilomètres en voiture particulière, surtout en milieu urbain. Pour les solutions innovantes, je vous renvoie aux quelques articles du blog transports.
 
Le fil rouge des vraies solutions est de développer des logiciels d'organisation des transports pour augmenter les tonnes marchandises par camion, le taux d'occupation des véhicules particuliers, et d'articuler de façon efficace les modes de transport entre eux. Un autre volet à travailler est de favoriser les circuits économiques courts.

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21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 19:00

Louis Schweitzer, ancien PDG de Renault, vient de sortir un livre "Mes années Renault". C'est à ce titre qu'il était interviewé ce matin par Dominique Souchier dans son émission "C'est arrivé demain" à Europe 1, de 9h00 à 10h00. 

Il a exprimé, pour la première fois en public, un point de vue exprimé sur ce blog depuis sa création. Je relate ici certaines de ses déclarations.  

"Le problème de la pollution de l'air dans les villes en occident est réglé par l'amélioration des techniques de combustion des moteurs et l'amélioration des carburants.

 Par contre, la technologie des moteurs de règlera jamais le problème des émissions de gaz à effet de serre donc les émissions CO2. Il est donc normal que l'on limite l'usage de l'automobile dans les centre-villes. L'industrie ne doit pas ignorer l'impact de son activité sur l'environnement, mais traiter les problèmes liés à son développement.

Par ailleurs, il y a un énorme problème de sécurité routière à régler dans le monde avec 1 million de morts par an."

Il y a une part de vérité dans ce point de vue sur la pollution, mais une part seulement. Par contre, le point de vue sur le réchauffement climatique est visionnaire et encourageant pour l'avenir dans l' optique de travailler avec les constructeurs sur une transformation des usages, par exemple sur le projet taxi collectif temps réel souvent évoqué dans plusieurs articles de ce blog et en début de développement.

Attention cependant à ne pas focaliserla réflexion urbaine globale sur les centre-villes, mais sur toutes les zones denses. L'excès d'automobile n'est pas plus tolérable dans Paris centre que dans les villes de première couronne.  La réflexion doit porter sur le paramètre densité de population rapporté à la capacité des voiries et à la configuration de la forme urbaine. 

A nous, cap21 de nous employer pour transformer l'essai et prendre Louis Schweitzer aux mots prononcés ce matin.  

 

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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 22:38

Dans le débat sur les solutions à apporter au problème du réchauffement climatique, il est intéressant de se pencher sur l’opinion du comité des constructeurs français d’automobiles et des automobiles clubs.

 

J’étais présent à une formation d’une journée pour les fonctionnaires sur le thème : « défi climat : comment lutter contre l’effet de serre ? ». Lors de cette journée, André Douaud, directeur technique du comité des constructeurs français d’automobiles a fait un exposé sur la stratégie des constructeurs français en matière de réchauffement climatique.

 

Je rapporte ici un résumé de ses propos. J’y apporterai ensuite un commentaire.

 

Quelle est donc leur position ?

 

L’effet de serre est un phénomène global. Il faut donc construire les raisonnements à l’échelle planétaire. Si nous adoptons une politique nationale de réduction des émissions, cela revient à nous « tirer une balle dans le pied » en matière économique.  

 

 Dans cette façon de regarder, l’industrie automobile française est un très bon élève car le parc de véhicules peu polluants est massif. Certes, la Toyota Prius est performante, mais son implantation dans le parc mondial est négligeable par rapport au diesel HDI par exemple. En masse, les constructeurs français sont donc les meilleurs.

 

Ces deux points sont le socle de la stratégie des constructeurs aujourd’hui, et on ne peut nier qu’ils ont leur part de vérité.

 

Revenons sur le premier point. Les constructeurs auraient raison si nous continuons sur la lancée économique actuelle, c'est-à-dire en effectuant des progrès à la marge.

 

 En fait on peut retourner le problème autrement. Avoir une politique nationale ambitieuse peut consister à mettre le paquet en recherche et développement privé et publique pour développer des technologies de rupture qui nous placeraient dans une position concurrentielle avantageuse dans 10 ou 15 ans. Les constructeurs français ont insuffisamment développé les technologies hybrides et sont restés concentrés sur le diesel.

 

Toyota a pris le parti de développer l’hybride depuis 25 ans avec 500 brevets à la clé. C’est aujourd’hui la marque automobile la plus profitable. Certes, son impact est marginal  globalement, mais économiquement, il est en avance. En fait, le développement de la technologie hybride est marginal car les investissements et la concurrence ont été insuffisants pendant les dernières décennies, encouragé par la faiblesse des politiques publiques de déplacements.

 

Il est donc intéressant, contrairement à l’opinion du CFCA, de mettre l’économie française en marche dès maintenant pour pouvoir exporter les meilleures technologies dans quelques années. Et j’entends par technologie également et surtout les concepts organisationnels qui permettent de modifier les usages.

Là-dessus, j’ai été suivi par Mr Douaud. J’espère donc que l’on pourra travailler ensemble sur le projet taxi collectif temps réel car les technologies logicielles permettant de rendre la mobilité efficace feront faire beaucoup plus d’économies que les moteurs.

 

Le traitement de la question de l’effet de serre par le monde automobile est donc bien affaire de stratégie et d’angle de vue. C’est au monde politique d’impulser par la fiscalité la diversité des orientations stratégiques des constructeurs et de concentrer les aides sur les technologies et les systèmes en émergence par rapport aux stratégies de faible changement et d’adaptation, insuffisante pour tenir les objectifs.  

 

           

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17 décembre 2006 7 17 /12 /décembre /2006 21:55

 J'interviendrai dans le forum équation organisé par la société companieros le 31 Janvier 2007 dans la question "le développement des transports est-il compatible avec le développement durable". Ce forum est destiné à sensibiliser et faire réfléchir les étudiants à ces questions. 

Dans les 5 propositions de Nicolas Hulot, la 5ème c'est de bâtir une grande politique d'éducation et de sensibilisation au développement durable : c'est la vocation du forum EQUATION, qui en sera le 31 janvier prochain à sa 7ème édition : Sensibiliser les étudiants aux grands enjeux du DD !


Le forum EQUATION c'est la possibilité pour les étudiants de venir dialoguer avec 45 acteurs du développement durable (entreprises, ONG, syndicats, responsables politiques, acteurs éducatifs...) au cours de 9 dialogues préparés et animés par des étudiants.
Réunir autour d'une table les parties prenantes d'une problématique, dialoguer, s'écouter... c'est bien la première étape du DD !
Si vous voulez  entrer dans le dialogue qui précède et prépare EQUATION, rendez-vous sur :
http://www.companieros.com/equation/blog/


Pour plus d'information sur EQUATION : http://www.companieros.com

 

 

 

 

 

                    

EQUATION est un projet pédagogique inter grandes écoles et universités, dont l’objectif est de sensibiliser les étudiants aux grands enjeux du développement durable.  

 

 

Le 31 janvier 2007, EQUATION réunira à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne les étudiants de grandes écoles et universités pour une journée de débats avec les acteurs du développement durable : entreprises, ONG et associations, syndicats, élus, acteurs éducatifs, responsables administratifs…  

 

EQUATION est organisé par Companieros en partenariat avec 5 établissements d’enseignement supérieur (Paris 1 Panthéon Sorbonne, ParisTech, ESCP-EAP, l’ESSEC et HEC) et est ouvert à tous les étudiants de grandes écoles et universités.  

 

L’ENTREPRISE, aux côtés de 8 autres entreprises partenaires, poursuit et développe sa participation à cette manifestation originale.  

 

 EQUATION comprend :  

 

è      Une partie Forum, permettant des rencontres individuelles ou en très petits groupes avec les entreprises et acteurs du développement durable.

è      Une « Table ronde » introductive, réunissant l’ensemble des étudiants participants.

è      Deux « Ateliers », réunissant une centaine étudiants chacun.

è      Six « Tables ouvertes », réunissant une trentaine d’étudiants chacune, permettant un dialogue de proximité avec les intervenants.

è      Une conclusion réunissant l’ensemble des participants.

è      Un verre amical en clôture de l’événement. 

 

Tous les débats sont exclusivement menés sous forme de questions/réponses et sont animés de manière à permettre un échange approfondi entre étudiants et intervenants. 

 

Les 9 débats sont préparés et animés par des équipes d’étudiants et co-animés par des professeurs des établissements partenaires spécialistes du développement durable : Companieros encadrera entre octobre 2006 et janvier 2007 les 45 étudiants qui préparent et animent les débats. 

 

L’ENTREPRISE participe cette année aux débats suivants :  

 

Informations : www.companieros.com


 

EQUATION : une nouvelle vision des responsabilités éducative des grandes écoles et universités.

 

 

 

EQUATION est un projet inter grandes écoles et universités, dont l’objectif est de sensibiliser les étudiants aux grands enjeux du développement durable.  

 

5 établissements d’enseignement supérieur (Paris 1 Panthéon Sorbonne, ParisTech, ESCP-EAP, l’ESSEC et HEC) s’engagent ensemble et invitent les élèves de grandes écoles et universités à venir dialoguer autour de 9 débats avec de nombreux acteurs du développement durable : entreprises, syndicats, associations et ONG, acteurs éducatifs, élus, responsables administratifs…  

 

EQUATION s’inscrit dans la volonté des établissements éducatifs supérieurs de faire de la sensibilisation aux enjeux du développement durable un fondement de leur mission éducative : la signature du Pacte Global par la Conférence des Grandes Ecoles le 6 octobre dernier marque une étape décisive sur ce plan. 

 

L’ENTREPRISE marque son soutien à cette démarche et s’associe à ce 7ème forum EQUATION, concrétisant ainsi sa volonté de dialogue avec les représentants de la future génération. 

 

Apprendre à faire participer habitants, entreprises, collectivités  à des choix de société.  

 

EQUATION c’est pour les étudiants une véritable école du dialogue : les débats sont préparés et animés par 45 étudiants et sont exclusivement menés sous forme de questions/réponses, de manière à permettre de vrais échanges entre le public (500 étudiants sont attendus) et les intervenants.  

 

Chaque équipe, composée d’étudiants de différentes provenances, prépare l’un des 9 débats proposés le 31 janvier à l’universités Paris 1 Panthéon – Sorbonne. 

 

Permettre le dialogue, cerner les points de vue, éclairer la complexité, construire des convergences, assurer la participation directe des citoyens aux choix de société qui les concernent … c’est ce que réclame la notion même de développement durable. 

 

A travers le développement durable, une manière constructive de se pencher sur le grands enjeux de la société du XXI siècle.  

 

Transports, diversité, intégration des personnes handicapées, rôle de l’entreprise, formation, normes et réglementations, ingénierie du vivant… c’est notre avenir qui est mis en discussion par ceux qui le vivront, avec ceux qui en sont aujourd’hui en charge. 

 

Des équations à multiples paramètres et inconnues, mais surtout du lien social, de la rencontre, du dialogue, de la proximité, de l’ouverture, des réflexions écoutées et échangées pour imaginer le monde de demain.  

 

 

 

 

Equation 2007

 

 

 

Déroulement de la journée

31 janvier 2007

 

 

 

 

 

 

Paris 1 - Panthéon-Sorbonne

 

 

 

12 place du Panthéon – Paris 5ème

 

 

 

 

 

 

12h30 - Ouverture du Forum

 

 

 

 

 

 

 

Espaces individuels de rencontre

 

 

 

entre étudiants et acteurs du développement durable

 

 

 

 

 

 

 

13h30 – 15h00 - Table ronde introductive

 

 

 

 

 

 

 

¨      Introduction Pierre-Yves HENIN, Président Paris 1 Panthéon Sorbonne.

¨      Quel rôle pour l’entreprise dans le développement durable ? 

 

 

 

-          Animation : Antoine de Gabrielli (Companieros) + étudiants

 

 

 

-          Participants : Bernard Van Craeynest (Pdt CFE-CGC), Marie-Claire Daveu (Sanofi – Aventis), Mireille Chiroleu-Assouline (Paris 1), Gilles Vermot-Desroches (Schneider Electric), André Santini (Maire d’Issy les Moulineaux).

 

 

 

 

15h30 – 17h30 - Deux ateliers en parallèle

 

 

 

 

Les ateliers sont des débats en amphis de 70 à 120 places

 


 

 

 

¨      Le développement durable, levier de compétitivité et de croissance ? ».

 

 

 

-          Animation : Olivier Delbard (ESCP-EAP) + étudiants

 

 

 

-          Participants : Christian Coutin (SEB), Thérèse Martinet (PSA Peugeot Citroën), Philippe Marie (Eco-Emballages), Jean-Luc Neyraut (HEC), Maximilien Rouer (Pdt Be Citizen).

¨      Le développement durable, une problématique de riches ? ».

 

 

 

-          Animation : Bénédicte Tavignot (Master HEC) + étudiants

-          Participants : Tristan Lecomte (Altereco), Maria Nowak (Adie), Laurent Bibard (ESSEC), Philippe Lévèque (Pdt Care France), Michel Clavé (Crédit Agricole), Christine Lagarde (Ministre du Commerce Extérieur).

 

 

 

 

15h30 – 17h30 - 6 Tables ouvertes

 

 

 

 

Les tables ouvertes sont des échanges en salles de 20 à 30 places

 

¨      Le développement des transports est il compatible avec le développement durable?

 

 

 

-          Animation : Emeric Lendjel (Paris 1 Panthéon Sorbonne) + étudiants

-          Participants : Virginie Burel (PSA Peugeot Citroën), Matthieu Orphelin (ADEME), Jean-Luc Denis (Be-Citizen), Dominique Bied (Cap 21).

 

 

 

¨      Formation et développement durable.

 

 

 

-          Animation : Virginie Seghers (ESCP-EAP) + étudiants

-          Participants : Brigitte Drège (Crédit Agricole), Elisabeth Laville (Utopies), Jacques Brégeon (Ecole Centrale Paris), André Madec (Esso France).

¨      Développement durable et ingénierie du vivant.

 

 

 

-          Animation : Bertrand Ney  (Agro - ParisTech)  + étudiants

 

 

 

-          Participants : Marie Claire Daveu (Sanofi – Aventis), Lena Spinazzé (Be Citizen), Hervé Brédif (Paris 1 Panthéon Sorbonne), Marc Grassin (ESSEC), Aurelien Lugardon (Naskeo).

¨      Développement durable : comment définir l’intérêt commun ?

 

 

 

-          Animation : Eve Chiapello (HEC) + étudiants

 

 

 

-          Participants : Olivier Lenoir (Unis-Cité), Bernard Valette (CFE-CGC), François Fatoux (Orse), Gilles Vermot-Desroches (Schneider Electric), Emmanuel Dugranrut (Esso France),

¨      Normes et réglementations : moteurs ou freins au développement durable ?

 

 

 

-          Animation :  Geneviève Burdeau  (Paris 1 Panthéon Sorbonne) + étudiants

 

 

 

-          Participants : Fouad Benseddik (Vigeo), Bertrand Paillat (Eco-Emballages), Jean-Pierre Blanc (Malongo), Jean-Nicolas Moreau (RES Euro Conseil).

¨      Diversité : comment intégrer les personnes handicapées ?

 

 

 

-          Animation :  Thierry Sibieude (ESSEC) + étudiants.

 

 

 

-          Participants : Liz Marouani (Crédit Agricole), Delphine Valtier (Sanofi-Aventis), Ryadh Sallem (Defistival), Gwenael Berthélemé (Entreprises et Handicap), Jérôme Adam (Entreprendre avec sa différence).

17h45 – 18h15 - Conclusion.

 

 

 

 

¨      Alain Juppé, ancien Premier Ministre, Maire de Bordeaux.

 

 

 

 

18h15 – 19h – cocktail amical

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Equation est une manifestation organisée par Companieros,

 

 

 

 

 

 

avec le soutien de :

 

 

 

CFE-CGC – Crédit Agricole – Eco-Emballages – ESSO France – SEB –

PSA-Peugeot-Citroën – Sanofi-Aventis – Schneider Electric – Malongo

 

 

 

et en partenariat avec :

 

 

 

Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Agro-ParisTech, l’ESCP-EAP, l’ESSEC et HEC.

 

 

 

Et la collaboration de

L’EXPRESS

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