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Texte libre

Corinne Lepage,

ministre de

l'environnement

 de 1995 à 1997

et présidente de cap21

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 21:34

 

Le gouvernement cède à la démagogie en subvantionnant les énergies fossiles, c'est à dire en intervenant sur le prix des carburants pour soi-disant donner un coup de pouce au pouvoir d'achat des ménages.

 

Jugeons  plutôt:

 

Années   Smic horaire   Prix d'un litre d'essence  Nb de litres pour une heure de travail
         
1980     2,0  €   0,48  € 4,2
1990     4,9  €   0,80  € 6,1
2000     6,4  €   1,10  € 5,8
2010     8,9  €   1,25  € 7,9
2012     9,2  €   1,50  € 6,1

 

 

Avec une heure de travail on obtient donc 50% d'essence en plus en 2012 qu'en 1980.

 

On ne peut donc avoir deux discours, l'un où on déclare que la maison brûle et qu'il faut changer de mode de vie, et l'autre qui fait l'inverse.

 

La politique écologique du gouvernement est illisible depuis longtemps et cela continue.

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 12:43

La croissance du PIB d'un pays est fortement corrélé à l'énergie fossile disponible pour assurer les flux physiques générés par la production. Or la production mondiale de pétrole et de gaz est stable depuis 2005 alors que la demande mondiale augmente. Il y a donc moins de pétrole et de gaz disponible pour la France. Le PIB pourra donc au mieux rester stable, plus vraissemblablement décroître légèrement sur la durée, le temps qu'une nouvelle économie se mette en marche, moins dépendante de la production d'énergie. C'est bien un changement des modes de vie que l'on attend, avec des villes plus denses mais mieux réparties sur le territoire, des modes de transport modernes où la consommation par passager diminue. Cela veut dire, pour l'automobile, d'autres usages plus collectifs. Cela veut dire aussi décarboner d'urgence l'industrie lourde pour éviter sa délocalisation et la perte de nombreuses industries manufacturières par voie de conséquence.

La décroissance volontaire prônée par une branche radicale de l'écologie risque donc bien d'arriver de façon non choisie. L'état se prépare donc des jours budgétaires assez sombres. Le défi de la transition énergétique et de la conversion écologique de l'économie est urgent et gigantesque, mais en même temps enthousiasmant.

Voici le video de Jean-Marc Jancovici expliquant cela.

 

http://www.xerficanal.com/jean-marc-jancovici-le-grand-defi-energetique-du-gouvernement-433.html

 

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 21:32

Le journal de France 2 de ce soir a publié un reportage sur la centrale solaire de Séville. Cette centrale fournit 119 millions de kilowatt-heures par an, de quoi alimenter 27000 ménages en électricité disait le journaliste, soit 4400 kilowatt-heures par ménage. Or un ménage raisonnable, sobre, de deux adultes et deux enfants consomment entre 2000 et 3000 kilowatt-heures par an. On voit que le développement rationnel des énergies renouvelables va de pair avec une réduction des consommations. Il est temps que les médias le comprennent pour communiquer convenablement là-dessus.

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 14:02

Je relais ici un excellent billet de Paul Quilès sur la mise en question du nucléaire civil et militaire publié sur son blog et sur le site du monde le 19 Août. J'ajoute en dessous le commentaire que j'ai laissé sur ce même blog.

 

« Si l’on interroge les hommes en posant bien les questions, ils découvrent d’eux-mêmes la vérité sur chaque chose ». On ne peut pas dire que, dans nos régimes démocratiques, cette belle recommandation de Platon soit l’obsession des décideurs politiques.

            Si l’objet de la démocratie n’est pas prioritairement de trouver « la vérité sur chaque chose », mais de gérer une communauté humaine avec le souci de l’intérêt collectif, la recherche de ce dernier devrait donc être la principale préoccupation des dirigeants. Or, trop souvent, ceux-ci refusent de s'y confronter vraiment, avec ce souci de « poser bien les questions », par crainte de ne pas savoir gérer les contradictions de leurs mandants, mais aussi par volonté d’imposer leurs propres solutions.
            Sur des sujets importants, qui concernent lourdement notre vie et celle des générations à venir, il arrive que règne une confusion savamment entretenue qui masque en général le choix délibéré de dissimuler la vérité. Ainsi, peuvent être décidées et être mises en œuvre, sans véritable débat, des politiques qui engagent l’avenir.
            Prenons l’exemple du nucléaire. Ce mot évoque de superbes avancées scientifiques et technologiques de l’humanité, mais il renvoie aussi à de terribles souvenirs (les 200 000 morts du bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki, les catastrophes des centrales de Tchernobyl et de Fukushima) et il est associé à de sérieuses inquiétudes : les stocks encore considérables d’armes nucléaires dans une dizaine de pays, les risques de prolifération et de terrorisme nucléaire, les incertitudes sur la sécurité des réacteurs de certaines centrales.
            Curieusement, bien que le développement du nucléaire militaire et celui du nucléaire civil répondent à des préoccupations très différentes, les décideurs politiques recourent aux mêmes subterfuges lorsqu’ils abordent ces questions : fausses évidences, formules toutes faites, silences, "non dits"…. 
 
Le nucléaire militaire 
            Présenté comme une arme de dissuasion, une "arme de non-emploi", il a eu son heure de gloire pendant 40 ans, dans la période qui a vu se mettre en place ce que l’on a appelé "l’équilibre de la terreur" entre l’Est et l’Ouest. Censé garantir la paix, cet équilibre s’est établi à un niveau de plus en plus élevé, se traduisant par une fantastique et dispendieuse course aux armements (y compris avec la volonté de contrôler l’utilisation de l’espace).
             En France, la possession de l’arme nucléaire a été présentée il y a 50 ans comme une façon d’affirmer sa volonté d’indépendance –bien que relative-  à l’égard des Etats-Unis et de l’OTAN. Légitimant en quelque sorte sa participation au « club » des 5 membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, seuls détenteurs officiels[1]  de cet armement, elle lui donnait ainsi le sentiment de détenir un statut de grande puissance, aux côtés des Etats-Unis, de l’URSS, de la Chine et de la Grande Bretagne. 
            Chacun voit bien que le monde d’aujourd’hui ne ressemble plus à celui d’hier. Le caractère dissuasif du nucléaire n’est plus évident à soutenir. Qui vise-t-on ? On voit bien qu’il ne peut s’agir de groupes terroristes ; alors, qui? La Chine ? La Russie ? L’Iran ? Tous ceux « qui menaceraient nos intérêts vitaux » est la réponse officielle, qui fait l’impasse sur l’appartenance de la France à l’Europe et à l’OTAN.
            Quant à la prétendue nécessité de posséder l’arme nucléaire pour justifier le « statut de grande puissance », elle ne résiste pas à l’observation des rapports de force actuels entre les grands pays qui influencent le cours du monde. Des puissances nouvelles sont apparues ; elles comptent déjà beaucoup plus que la France dans le concert mondial et cela n’a rien à voir avec la possession d’un armement nucléaire. Malgré les réticences de certains pays (et notamment de la France), la composition du Conseil de sécurité de l’ONU finira bien par tenir compte de cette évolution.
            La mise sur la place publique de ces éléments d’appréciation est nécessaire. Elle amènerait  les responsables politiques à tenir un langage moins réducteur et plus honnête que la simple répétition sans preuve des formules rituelles qui justifient la « force de frappe » française depuis le début des années 60. Alors, se poserait avec plus d’acuité la question de savoir pourquoi la doctrine française évolue si peu et pourquoi notre pays paraît aussi inerte devant les efforts engagés au niveau international dans la perspective d’un "monde sans arme nucléaire". 
 
Le nucléaire civil
            Ici aussi, combien d’approximations et même de mensonges ont été propagés par le discours officiel depuis que cette source de production d’électricité a pris en partie le relais du pétrole dans les années 70 !
            Les mérites de l’utilisation du nucléaire sont connus : coût relativement faible de l’électricité produite, réduction des importations d’hydrocarbures, faible émission de ²gaz à effet de serre². Ses inconvénients le sont tout autant : coût élevé des investissements, complexité du stockage des déchets nucléaires, lourdeur du démantèlement des centrales, risque d’accidents. Mais tant qu’un débat sérieux, étayé par des études approfondies, n’a pas eu lieu, tant que l’expression des contradictions ne dépasse pas le stade d’affrontements caricaturaux et d’échange de slogans, les citoyens ne seront pas en mesure de se faire un avis responsable et de l’exprimer valablement. Et pourtant, il leur faudra assumer les choix qui seront faits, quels qu’en soient les conséquences.
            Il y a 30 ans, j’ai connu à ce sujet une cruelle déception[2]. Après la période des années 1973-1981 qui avait vu les gouvernements de droite imposer sans aucune  transparence le programme accéléré de construction de centrales nucléaires, la gauche avait promis un débat public sur la politique énergétique. Cet indispensable débat se limita malheureusement, à l’automne 1981, à une simple discussion parlementaire, dont les effets furent bien éloignés de la prise de conscience qu’aurait suscitée un véritable débat public.
            Ici encore, comme pour le nucléaire militaire, même si le monde a changé, il est indispensable d’informer les citoyens complètement, contradictoirement si nécessaire et, pourquoi pas, leur demander de s’exprimer. Naturellement, le sujet est complexe et il faut tenter d’éviter l’affrontement entre deux positions irréductibles (les "pro" et les "anti").
            Une récente rencontre[3] a suggéré une démarche, à partir de trois scénarios possibles d’évolution de la place du nucléaire dans la production d’électricité[4] :
            - scénario 1 : continuation du développement tendanciel actuel de la production d’électricité nucléaire, avec maintien de la construction des réacteurs EPR prévus ; mise en œuvre de la 4ème génération ; continuation de la recherche sur ITER.
            - scénario 2 : arrêt définitif et démantèlement programmé de toutes les centrales nucléaires à partir de 2012, avec l’objectif d’une réduction de l’ordre de 60% de la puissance installée en 2020 ; arrêt de la construction de l’EPR de Flamanville et annulation du projet d’EPR à Penly ; développement d’une activité industrielle pour le démantèlement des installations nucléaires et la réhabilitation des sites.
            - scénario 3 : d’ici 2020, non remplacement des centrales en fin de vie (réacteurs construits entre 1977 et 1985) et réexamen de la situation à ce moment là.
            La décision de choisir l’un de ces scénarios n’interviendrait qu’après une phase d’analyse. Elle pourrait être conduite par un comité d’étude, qui aurait à décrire de façon précise les scénarios et à en analyser complètement les conséquences, notamment en termes de coût d’investissement et de consommation, de développement de sources alternatives d’énergie, de calendrier, d’emploi. Le résultat de ce travail serait rendu public et les Français pourraient alors être consultés par référendum et se prononcer de façon claire sur leur préférence.
   
***
            Sur ces deux exemples très différents –nucléaire militaire et nucléaire civil- on voit tout l’intérêt qu’il y aurait pour un bon fonctionnement de notre démocratie à « poser bien les questions », afin que les citoyens puissent lucidement s’exprimer sur des choix qui engagent l’avenir.     
                                                                  
          Ce texte a également été publié sur le site de terraeco.net
[1] Ce sont les EDAN (Etats Dotés de l’Armement Nucléaire), nommément désignés dans le TNP (Traité de Non Prolifération). Ne sont pas signataires de ce traité : Israël, l’Inde, le Pakistan, également détenteurs d’armement nucléaire. 
[2]  Après avoir été pendant 15 ans ingénieur dans le secteur de l’énergie, j’ai été délégué national du PS à l’énergie, puis président de la commission parlementaire chargée de préparer le débat sur l’énergie (été 1981).
[3]  Assemblée des gauches et des écologistes (18 juin 2011). Voir sur ce blog   
[4]  La production d’électricité d’origine nucléaire en France est actuellement assurée par 58 réacteurs nucléaires (réacteurs à uranium enrichi et eau sous pression, REP ou PWR), qui fournissent 76% de l’électricité produite.
Par Paul Quilès Publié dans : Réflexions à haute voix
Mon commentaire:

Voilà un billet pertinent. Le fait même de poser ces questions sous-tend d'envisager une possible sortie du nucléaire à terme dans des conditions et des modalités à définir. Ce sont ces conditions et ces modalités qui doivent être débattus. Le monde change vite et il est peut-être nécessaire de rompre avec des raisonnements du passé, de trouver des idées sortant de la boîte.

Les crises à répétitions que nous vivons depuis 1974, date du premier choc pétrolier nous montrent la non soutenabilité de notre modèle de développement, de notre système. Une bulle énergétique ou financière chasse l'autre, la prochaine bulle, ultime celle-là, est l'endettement énorme des Etats-Unis qui ne pourra plus être financé par une croissance molle qui s'annonce. Cette bulle éclatera dans les quelques années qui viennent et il faut s'y préparer financièrement dès maintenant, à la fois les ménages, les entreprises, les états. Il faut arrêter de croire en des miracles conjoncturels.

Je vous propose un axiome servant de base à un nouveau modèle permettant de générer des nouveaux produits et services. Un modèle soutenable serait celui où on peut exercer, pour chaque habitant de cette planète, toutes les fonctions de la vie avec un confort acceptable mais sobre, tout en prélevant sur notre planète un minimum de ressources et en rejetant un minimum de déchets.

Ceci suppose des régulations fortes au niveau mondial, dont chaque citoyen du monde doit prendre une part, sans forcément compter toujours sur la puissance publique ou sur un quelconque zorro, qu'il s'appelle Nicolas, Dominique, Martine, François, Barack ou un autre.

Le débat sur le nucléaire civil et militaire relève de la transition vers ce monde nouveau, qui, comme le disait Jacques Attali, est devenu un village. 

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 23:46

L'argument utilisé couramment par les partisans d'une poursuite et d'un développement du nucléaire est que c'est une énergie décarbonée, donc de nature à apporter une contribution à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cet argument est d'ailleurs mis en avant en premier le plus souvent.

 

Le problème est que pour contribuer effectivement et efficacement à la lutte contre le réchauffement climatique, il faudrait construire beaucoup de centrales et très vite, ce qui est industriellement impossible. Est-ce qu'alors cela vaut le coup de faire courir des risques planétaires de diffusion radioactive, sachant que d'autres accidents vont arriver? En France, nous avons le don de croire que l'accident de Tchenobyl du à une erreur humaine n'arrivera pas chez nous, ou qu'un évènement naturel exceptionnel comme le tsunami ne se produira pas nom plus. C'est mal connaître le fait qu'un accident vient toujours par où on ne l'attend pas, quelque chose qui n'a pas été prévu dans les procédures.

Les évènements météorologiques exceptionnels ne manqueront pas de survenir pour contredire tous les discours sur la sûreté des centrales françaises.

 

Les scenarri de développement les plus extrêmes ne permettront déviter l'émission de 2.8 Gigatonnes de CO2 à l'horizon 2050. Or la contrainte est d'en éviter 48 Gigatonnes.

 

Les énergies renouvelables, la cogénération biogaz et l'efficacité énergétique permettront d'éviter de 2 à 20 fois plus de carbone par dollar investi 20 à 40 fois plus vite que de nouvelles centrales nucléaires. (source alternatives économiques de Juin 2011 page 35, et Amory B.Lovins, expert au Rocky Mountain Institute site www.rmi.org). L'important dans le raisonnement est de tenir compte de la vitesse de développement des énergies alternatives et de leur capacité à fournir une énergie très décentralisée, non vulnérable et à échelle d'impact très faible.

 

L'erreur majeure des raisonnements politiques est de ne pas tenir compte des échelles de temps. C'est l'insuffisance de formation scientifique qui est la cause de cela. C'est relativement trivial de ne pas confondre les systèmes statiques et dynamiques.

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 23:13

Analysons le discours des différents partis sur ce sujet.

 

Certains partis, par exemple Europe écologie et certains socialistes mais pas tous disent: il faut sortir du nucléaire en 20 ou 30 ans.

D'autres, tels que l'UMP, disent, il faut réduire fortement la part du nucléaire dans notre mix énergétique. Ceci revient au même qu'une sortie car dans l'industrie, lorsqu'on produit moins, on finit par disparaître (difficulté d'approvisionner, perte de motivation des équipes etc...). En fait, cela veut dire sortir du nucléaire sans vouloir le dire ouvertement pour des raisons purement politiciennes. Il n'y a que le premier ministre, le président de la république et Anne Lauvergeon pour croire que le nucléaire est une énergie d'avenir promis à un grand développement. Nous serions le seul gouvernement dans le monde à le croire vraiment.

 

Que se dit-il au parlement européen?

 

Les parlementaires euroépens britanniques issus de la droite (PPE) disent que le nucléaire n'est qu'une énergie de transition vers les énergies renouvelables. Ensuite, en bon financier, ils disent que c'est une mauvaise affaire et qu'aucun investisseur privé ne mettrait un euro, un dollar ou une livre sterling dans cette activité. Cela veut dire à mots couverts une sortie du nucléaire pour un pays qui en était un inconditionnel.

 

Le parti socialiste européen serait le moins motivé pour une sortie du nucléaire, mais sans prôner son développement.

 

Rappelons que les anglais ne sont pas en reste sur les énergies renouvelables avec Bed Zed, et ils ont bien compris que les énergies renouvelables étaient de nature à faire repartir l'industrie et l'emploi.

 

 

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 18:38
Voici trois documents permettant de se faire une idée très complète de cette problématique énergétique dans le paysage mondial (nécessaire pour les questions du climat), européen et français. Ils montrent que le nucléaire est une illusion dans tout ça. Relancer le nucléaire a pour seule justification une expansion du business de ce type d'énergie et c'est tout. Tous ceux qui veulent se faire une idée globale et juste du sujet doivent lire attentivement le cahier globalchance 25 dont voici le lien
 
http://www.global-chance.org/IMG/pdf/GC25.pdf

 et écouter l'émission terre à terre de France culture dont voici le lien

 http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/terre_a_terre/.

Le troisième document est un film romancé diffusé sur Arte, certes avec des invraisemblances, mais qui a le mérite de poser de vraies questions.

Voici le lien:

http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660,CmC=2271884,scheduleId=2277576.html

Voici quelques éléments du document global chance résumés, et éliminant quelques idées reçues.

Le nucléaire est une solution à la crise énergétique et climatique? Faux, il ne représente que 2.4% de la consommation énergétique finale mondiale. La dynamique industrielle de cette industrie et les problèmes de sûreté et de déchets est incompatible avec la dynamique de déploiement nécessaire pour résoudre les problèmes de climat.

Quand bien même nous voudrions déployer massivement du nucléaire, l'horizon industriel installé est plutôt 2100 et il sera trop tard. Mais admettons que la fusion nucléaire soit possible. ITER est un beau projet scientifique pour se faire plaisir. Résout-il le problème des déchets? Eh bien non. Certes, il ne produit pas de déchets de fission, mais il ionise les parois avec les neutrons à haute énergie. Comme il faudra changer les parois régulièrement, il y aura des problèmes de déchets.

Le forum génération 4 est en train de travailler sur le nucléaire durable. Les techniques envisagées partent du cycle du plutonium, qui pose des problèmes de sécurité et de prolifération.

Le nucléaire pose aussi le problème de l'opacité issue de la culture militaire de ce type d'énergie. L'incident de Juillet de Tricastin a été médiatisé, mais pas celui du 8 Septembre.

Voici le descriptif de l'IRSN:

"Dans le cadre des opérations de renouvellement périodique du combustible, le réacteur est arrêté, le circuit de refroidissement dépressurisé ; le couvercle de cuve est ensuite enlevé et la piscine du réacteur remplie d’eau borée.
Les opérations de déchargement du combustible impliquent d’extraire de la cuve la structure constituant les « équipements internes supérieurs (EIS) » placés au dessus des assemblages du combustible. Cette opération est un préalable au déchargement des assemblages.

Le 8 septembre 2008, lors du début des opérations de levée des EIS, il a été constaté que deux assemblages combustibles, désengagés au deux tiers du cœur, sont restés suspendus. L’exploitant a alors interrompu la manœuvre de levée des EIS.

Une situation analogue s’était déjà produite en 1998 sur le réacteur n°1 de Nogent. L’exploitant avait mis en place un dispositif de sécurisation pour empêcher la chute de l’assemblage et avait réussi à récupérer l’assemblage suspendu sans l’endommager.

Situation actuelle
Actuellement, la charge (EIS + deux assemblages) reste suspendue au crochet du pont de manutention. Le refroidissement du cœur est assuré de manière normale par les circuits de refroidissement à l’arrêt, l’étanchéité du combustible n’est pas mise en cause et le confinement reste assuré par le bâtiment réacteur. Cet incident n’a entraîné aucun rejet.

Risques pour la sûreté
Le risque encouru est la chute d’un ou des deux assemblages sur le cœur s’ils venaient à se décrocher.
La rupture des combustibles irradiés entraînerait le relâchement de produits de fission dans l’eau de la piscine du bâtiment réacteur, puis dans l’atmosphère de l’enceinte de confinement. Une fraction de la radioactivité pourrait ensuite être rejetée dans l’environnement.
Dans l’hypothèse de la chute des deux assemblages entraînant leur rupture complète, l’examen réalisé par l’IRSN à la demande de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) montre que les conséquences radiologiques à l’extérieur du site seraient extrêmement faibles et très inférieures aux valeurs nécessitant des actions de protection de la population et de l’environnement.

L’IRSN examinera les conditions envisagées par l’exploitant afin de ramener l’installation dans ses conditions normales d’exploitation."

Cet incident a nécessité un mois d'études. On peut imaginer qu'un incident intervenant hors procédures connues puisse poser problème.

Cet incident, plus sérieux que celui de Juillet, aurait dû être communiqué. L'institut international de sûreté nucléaire INES (international nuclear event scale) classe les incidents en risque immédiat et non en perte de défense en profondeur des barrières de sûreté, ce qui est plus pertinent.

Il y a 10 000 incident par an dans nos centrales, dont plusieurs centaines sont significatifs et en augmentation, alors que les incidents d'indice faible, les plus médiatisés, sont en diminution.

L'autre problème de sûreté vient du mode de calcul. Ce calcul est basé sur une démarche probabiliste. Deux incidents pris isolément ayant une probabilité forte d'apparition peuvent avoir une probabilité faible d'apparaître en même temps et donc être négligés alors que les conséquences peuvent être dramatiques.    

Le nucléaire est bon pour l'exportation en France? Faux. Le programme nucléaire a été construit sur des hypothèses de croissance de la demande de 7% par an (doublement tous les dix ans). Or on est très loin de ce chiffre. Nous sommes donc en surcapacité, ce qui nous oblige à exporter de l'électricité nucléaire. Mais là où le bas blesse, c'est que ce type d'énergie ne marche pour l'électricité de base, les pointes étant absorbées par le gaz ou le charbon. Nous exportons de l'énergie de base à bas prix et nous importons de l'énergie de pointe à prix élevé.

Le nucléaire est peu cher? joker: le coût réel se situe entre 1300 et 3000 euros le KW installé car le prix du traitement des déchets et du démantèlement relève d'hypothèses très floues. Il n'y a pas aujourd'hui de calcul sérieux sur le sujet.

Le nucléaire est une énergie centralisée à faible rendement, environ 30%. La chaleur produite ne permet pas la cogénération, c'est à dire le transport de chaleur pour chauffer l'habitat de par cette centralisation.

Par opposition, les énergies renouvelables décentralisées de petite dimension et productrices de chaleur permettent la cogénération, ce qui augmente considérablement le rendement.

Maintenant, la France a un problème particulier. Les centrales vieillissent et doivent être démantelées ou remplacées. Il faut donc que la compétence soit toujours au rendez-vous, ce qui oblige à poursuivre le nucléaire, même si on ferme des centrales progressivement. il est aussi nécessaire de maintenir un minimum de recherche, ne serait-ce que pour assurer la sûreté. Par contre, il serait déraisonnable de rentrer dans un processus d'expansion massive de cette industrie qui évolue dans un marché très faible et peu concurrentiel, où la loi de l'offre et de la demande n'a guère de sens, donc là où on fait ce que l'on veut avec les prix.

Je pense que c'est comme cela que le débat doit se poser.

La question est donc: doit-on conserver sur le long terme une énergie à haut risque mais qui restera toujours marginale pour répondre à des impératifs de business ou abandonner progressivement sur le long terme? C'est en ces termes que ce pose le débat, en aucun cas le nucléaire n'est une réponse aux problèmes énergétique et climatique.

Bonne Lecture

PS: je vous laisse découvrir la lettre de l'association sauvons le climat au sujet du film d'Arte, qui au demeurant est très bon, même s'il est caricatural.

Monsieur,
Lettre envoyée au Président d'Arte:
 Le 10 novembre 2008
Monsieur le Président d’Arte
Arte France
8, Rue Marceau
F-92785 Issy-les-Moulineaux Cedex 9
 PARIS
Monsieur le Président,
Le Vendredi 7 Novembre Arte a diffusé le film « Inéluctable ». Cette fois-ci les limites du sérieux et de la décence ont été franchies. Je ne m’attarderai pas sur la pauvreté et les invraisemblances du scénario avec des interventions saugrenues de la Ministre dans la gestion de la crise, l’absence de l’ASN, la solitude de l’ingénieur de quart, le ridicule de la Sécurité Civile. Les capteurs qui marchent, ne marchent pas, remarchent alors que le synoptique semble imperturbable.
Retenons que le film voulait décrire un scénario pouvant déboucher sur une situation grave avec fusion possible du cœur. Une telle hypothèse, bien que très peu probable est considérée comme possible dans les évaluations de sûreté des réacteurs. Il était donc possible et légitime de l’envisager dans une fiction. Dommage qu’elle ait été traitée d’une façon aussi superficielle.
Au cours du film un certain nombre d’incidents ne visent qu’à affoler les populations qui vivent à proximité des centrales. Par exemple, l’épouse de l’ingénieur nous apprend qu’elle aurait été irradiée (comment, à quel point, pourquoi, on ne nous le dit pas) et qu’elle avait dû avorter de ce fait. Elle en a conçu une crainte bien légitime d’habiter à proximité d’une centrale. Sauf que l’irradiation d’une femme enceinte visitant une centrale à un niveau suffisant pour mettre le fœtus en danger est tout à fait invraisemblable et que son évocation relève d’une pure propagande. Encore plus invraisemblable, compte tenu des règlements régissant les travailleurs affectés aux travaux sous radiation, est la présence sur son lieu de travail de son époux alors qu’il aurait été présent sur les lieux au moment de l’irradiation de son épouse. Ici il s’agit, clairement de faire peur.
Plus loin, en passant, on nous dit que si le combustible fond, il percera la cuve (ce qui est possible, mais ne s’est pas produit pour Three Mile Island (TMI), bien que de l’hydrogène ait été dégagé dans l’enceinte de confinement) et qu’il y aura explosion et ruine de l’enceinte de confinement et qu’on devra construire un sarcophage. Ceci est complètement faux comme l’a montré l’accident de TMI, ou l’enceinte résista parfaitement à l’explosion hydrogène. De plus depuis TMI de nombreuses mesures ont été prises pour réduire fortement la probabilité de fusion du cœur, et surtout, pour empêcher toute ruine de l’enceinte de confinement (recombineur d’hydrogène pour empêcher toute explosion hydrogène, dispositif muni de filtres (sable) permettant une décompression automatique de l’enceinte de confinement sans rejets dangereux)
Il est étrange que, si l’on comprend bien la conclusion du film, les choses finissent par rentrer dans l’ordre. Que signifie alors la séquence de fin qui montre des ruines (sans doute celles de Tchernobyl) et des images d’enfants blessés ou en détresse. Même à la suite de la catastrophe de Tchernobyl, il n’y a pas eu d’enfants blessés ou estropiés. Ce n’est qu’au bout de 5 ans que sont apparus les cancers de la thyroïde chez les enfants âgés de moins de 15 ans au moment de la catastrophe. Cette séquence de fin est purement et simplement abjecte.
Enfin le message apparaissant dans le générique montre à l’évidence que ce film n’est pas une simple fiction mais qu’il a bien une visée politique et idéologique cherchant à développer la méfiance à l’égard de l’industrie nucléaire française. On peut se demander si cette offensive contre le nucléaire français est désintéressée ou si elle est inspirée par de possibles concurrents.
L’accident de TMI a montré que le plus grand risque associé à un accident nucléaire grave est la panique qu’il peut entraîner. Un film comme « Inéluctable » est tout simplement criminel et irresponsable en ce qu’il prépare le terrain à une telle panique.
Vous me répondrez, sans doute, que, au nom de la liberté d’expression de l’auteur du film, Arte n’est pas engagé par son œuvre. Malheureusement, avant le film, la présentatrice, en voix "off", une ou deux minutes avant le début du film, annonce: "Un film qui rappelle quelques vérités sur cette énergie dangereuse...". Cette annonce ne faisait d’ailleurs que reprendre l’annonce du film faite sur le site Internet d’Arte. Je cite :
Le film réalisé par François Luciani tombe à point nommé pour rappeler quelques vérités. Notamment le fait que le nucléaire est une énergie à haut risque : les centrales françaises connaissent chaque année une vingtaine d'incidents potentiellement catastrophiques. Dans ces conditions, un incident grave est aussi imprévisible qu'inéluctable.
 Je considère donc que « Inéluctable » est entièrement endossé par la chaîne dont vous êtes président.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments scandalisés

Hervé Nifenecker
                                                                    Président de « Sauvons le Climat »
 
 
Copies : M.Le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur leMinistre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, Madame La Ministre de la Culture et de la Communication.
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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 22:28
La filière nucléaire est-elle vraiment un système énergétique compatible avec le développement durable? Ce petit calcul de coin de table en ordre de grandeur montre que le nucléaire ne peut pas servir d'alibi à la lutte contre le changement climatique, si tant est que l'on puisse encore réguler le climat.

Partons de la consommation énergétique annuelle d'un ménage type ayant un mode de vie auquel pourrait aspirer tout ménage de cette planète.

Prenons les hypothèses suivantes:

hypothèse 1: un ménage type de deux personnes avec deux enfants habitant dans un logement de 100m2 et ayant deux voitures. La maison est équipée d'une machine à laver, d'un réfrigérateur-congélateur, d'un four électrique. Les deux voitures roulent 15000km par an chacune.

Rappel: la consommation d'une voiture est en gros de 1kWh par km parcourue. Nous pouvons ainsi comparer tous les usages de l'énergie.

hypothèse 2: projetons nous en 2050 avec 9 milliards d'habitants et 2 milliards de ménages types.

Le nucléaire répond-il à ce besoin en tenant compte de son cycle industriel, de ses perspectives de déploiement, de la réticence des populations.

Une consommation d'énergie raisonnable se décompose comme suit:

électricité: 3000kWh
gaz (essentiellement chauffage): 25000kWh
voiture: 30000Kwh

Nous avons au total près de 60 000KWh ou encore 60MWh. Nous aurions alors une consommation mondiale de 120 000  millions de MWh.

Ce chiffre est un minorant car il faudrait rajouter la consommation d'énergie des objets consommés, de l'alimentation, bref, tout ce qui fait notre croissance économique  etc...

Il reste à effectuer les multiplications et divisions pour trouver combien de  réacteurs  il faudrait construire et  dans quel délai pour satisfaire les besoins énergétiques du monde en transports, chauffage, électricité.

Rappel: la puissance fournie par un réacteur est de l'ordre de 1500MW  avec  un rendement de 30% et fonctionnant 300 jours par an.  Chaque réacteur fournit alors une énergie de 3 millions de MWh.

Pour satisfaire cette demande mondiale minimum selon ces hypothèses, il faudrait donc construire sur la planète 40 000 réacteurs en 40 ans, soit  1000 par an, soit encore près de 3 par jour. Il est évident que cette source d'énergie n'est pas durable au sens de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, pour les raisons que je viens d'indiquer, mais aussi parce que les réserves d'uranium dépassent à peine ce délai.

Les arguments consistant à dire que le nucléaire est une réponse à l'après-pétrole ou au réchauffement planétaire sont inconsistants.

Les élites politiques actuelles sont d'une malhonnêteté intellectuelle incroyable en se servant de l'environnement comme d'un alibi. Qu'ils aient au moins l'honnêteté de reconnaître que le choix du nucléaire est purement politique, qu'il relève d'un choix de politique industrielle dans le but de préserver le leadership de notre filière. On aura ainsi un débat plus clair.



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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 22:49

La séquence environnement de ce soir sur France 2 dans le journal de David Pujadas est un bel exemple de présentation partielle discréditant une énergie renouvelable, l'énergie éolienne. La ficelle est énorme et pourtant peu de monde sont capables de décoder la manipulation. Ce type de reportage est plutôt un remplissage médiocre de rubrique régulière du journal.

David Pujadas, pour présenter sa séquence pose la question "l'énergie éolienne est-elle si écologique que cela."?

Le caractère écologique de cette énergie renouvelable n'est regardée qu'au travers de son apport à la lutte contre l'effet de serre, ce qui est une stupidité en France.

David Pujadas a donc orienté le débat entre les "pour" qui affirment que l'éolien réduit de 10% les émissions de gaz à effet de serre et les "contre" qui affirment que l'éolien n'est pas efficace car il réduit les émissions de 0,3%.

Ce débat n'a pas de sens pour plusieurs raisons.

L'effet de serre est du essentiellement à la consommation d'énergie dans les transports, le chauffage dans l'habitat, à l'élevage avec les dégazages de méthane, et l'industrie.

La consommation d'électricité représente quelques % de la consommation totale et émet peu de gaz à effet de serre en France car nous sommes très nucléarisés avec un procédé d'enrichissement d'uranium peu émetteur de gaz à effet de serre.

C'est moins vrai dans les autres pays où l'électricité est à dominante charbon.

Analyser l'éolien au regard de l'effet de serre est absolument insignifiant en France et ne peut constituer un argument contre  ce type d'énergie.

Par contre on peut avoir un débat pertinent sur la part d'éolien et le nucléaire ou la place de l'éolien dans le bouquet énergétique électrique qui permettrait de réduire les déchets radioactifs. Rien de tout cela n'est présenté dans ce journal.

Evidemment, dans la ligne du reportage, la critique de cette énergie se construit autour de l'aspect intermittent de la production obligeant à coupler cette source à une centrale thermique, ce qui émet du gaz à effet de serre.

Mais personne ne parle du couplage à des centrales cogénération au biogaz, aussi peu émetteur qu'une centrale nucléaire française.

Bref, voir un dossier par le petit bout de la lorgnette peut conduire à une désinformation de la population, ce qui n'est pas assurément la mission d'un service public de télévision.  

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 22:35

Voici des calculs de coin de table édifiants montrant l'enjeu énergétique d'une politique vélo efficace dans notre pays. Les résultats sont loin d'être négligeables.

Une voiture se déplace 3.3 fois par jour sur 40km, soit une moyenne de 12km par déplacement. 

3/4 de ces déplacements font moins de 5km, la moitié moins de 3km.
 
Sur une année, nos trente millions de voitures parcourent 450 milliards de kilomètres sur 40 milliards de déplacements. Nous avons donc 30 milliards de déplacements de moins de 5km, prenons une moyenne de 2.5km.
 
On a donc 70 milliards de km utilisables à vélo, c'est un enjeu énergétique de 70 milliards de kWh ou encore 70 000 GWh.
 
Une centrale nucléaire fait 1.5 GW de puissance fonctionnant 365jours soit 8760 heures avec un rendement de 30% . En unité énergétique, cela fait une énergie disponible par centrale de
 
13140x0.3=3942GWh.
 
Conclusion: si nous utilisons notre vélo pour nos petits déplacements, alors, nous économiserons l'équivalent énergétique de 17 centrales nucléaires. Voilà un bel argument.
 
C'est aussi 7 million de tonnes d'émissions CO2 économisées annuellement.
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